Tuan Mac Cairill

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Dans la mythologie celtique irlandaise, Tuan Mac Cairill (Tuan fils de Cairill, son nom a le sens de « silencieux ») est le seul rescapé du cataclysme qui décima le peuple mythique des Partholoniens. Il est le neveu de Partholon.

Mythologie[modifier | modifier le code]

Selon le Lebor Gabála Érenn (Livre des Conquêtes d’Irlande), les Partholoniens (du nom de leur chef Partholon) sont arrivés en Irlande, 312 ans après le Déluge, le jour de la fête de Beltaine (1er mai). Leur règne va durer 300 ans, on leur attribue l’invention du druidisme, de l’agriculture, de l’élevage, de la métallurgie. Parallèlement, ils doivent lutter contre les Fomoires.

Tuan est à la fois l’Homme et le Druide primordial. Il ne doit sa survie qu’à des métamorphoses animales successives, pour finalement revenir à l’état humain, afin de transmettre sa science. Sous Partholon, c’est un homme durant cent ans ; puis à l’époque de Nemed, il est un cerf pendant trois cent ans ; il est un sanglier (ou un bouc) sous Senion pendant deux cents ans ; il est un rapace sous Beothach durant trois cents ans ; et encore cent années sous le règne de Mile, il a la forme d'un saumon. Sous cette forme il est attrapé par un pêcheur qui l’offre à la reine Cairill, femme de Muiredach Muinderg. Elle le mange et il redevient humain avec le nom de Tuan Mac Cairill. C'est l'histoire que Tuan raconte à Saint Patrick[1] qui nous donnera l'histoire mythique d'Irlande d'avant le déluge. Giraldus Cambrensis pensait que le personnage de Tuan a été inventé par les Irlandais pour justifier le fait que l'on recitait une généalogie d'une époque d'où personne n'aurait survécu en Irlande[2].

Tuan Mac Cairill représente la préservation du savoir par transmission de générations en générations.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Vita sancti Patricii de Muirchu moccu Machtheni
  2. Topographia Hibernica, Giraldus Cambrensis, 1187

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul-Marie Duval, Les Dieux de la Gaule, Paris, éditions Payot,‎ février 1993, 169 p. (ISBN 2-228-88621-1)
    Réédition augmentée d'un ouvrage paru initialement en 1957 aux PUF. Paul-Marie Duval distingue la mythologie gauloise celtique du syncrétisme dû à la civilisation gallo-romaine.
  • Albert Grenier, Les Gaulois, Paris, Petite bibliothèque Payot,‎ août 1994, 365 p. (ISBN 2-228-88838-9)
    Réédition augmentée d'un ouvrage paru initialement en 1970. Albert Grenier précise l’origine indo-européenne, décrit leur organisation sociale, leur culture et leur religion en faisant le lien avec les Celtes insulaires.
  • Christian-J. Guyonvarc'h, Magie, médecine et divination chez les Celtes, Bibliothèque scientifique Payot, Paris, 1997 (ISBN 2-228-89112-6).
  • Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux :
    • Les Druides, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1986 (ISBN 2-85882-920-9) ;
    • La Civilisation celtique, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1990 (ISBN 2-7373-0297-8) ;
    • Les Fêtes celtiques, Rennes, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire »,‎ avril 1995, 216 p. (ISBN 9782737313158)
      Ouvrage consacré aux quatre grandes fêtes religieuses : Samain, Imbolc, Beltaine, Lugnasad.
  • Philippe Jouët, Aux sources de la mythologie celtique, Yoran embanner, Fouesnant, 2007 (ISBN 9782914855372).
  • Venceslas Kruta, Les Celtes, Histoire et Dictionnaire, éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins » , Paris, 2000 (ISBN 2-7028-6261-6).
  • Claude Sterckx, Mythologie du monde celte, Paris, Marabout,‎ octobre 2009, 470 p. (ISBN 978-2-501-05410-2).
  • Consulter aussi la bibliographie sur la mythologie celtique et la bibliographie sur la civilisation celtique.