Truus van Aalten

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Truus van Aalten

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Truus van Aalten photographiée par Alexander Binder

Nom de naissance Geertruida Everdina Wilhelmina van Aalten
Surnom Trulala
Naissance 2 août 1910
Arnhem, Pays-Bas
Nationalité néerlandaise
Décès 27 juin 1999 (à 88 ans)
Warmond, Pays-Bas
Profession Actrice
Films notables Het Meisje met den Blauwen Hoed
Site internet http://www.truusvanaalten.com/
Truus van Aalten avec ses bottes, photographie d'Alexander Binder.
Truus van Aalten avec un singe, photographie d'Alexander Binder.
Truus van Aalten rencontre un faux cigne, photographie d'Alexander Binder.

Truus van Aalten (née Geertruida Everdina Wilhelmina van Aalten le 2 août 1910 à Arnhem et morte le 27 juin 1999 à Warmond) fut une actrice néerlandaise des années 1920 et 30 qui travailla principalement en Allemagne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Son père travaillait dans une droguerie, d'abord à Arnhem, puis à Amsterdam. Après avoir quitté l'école, Truus van Aalten occupa plusieurs emplois, de femme de ménage à couturière.

Carrière[modifier | modifier le code]

Trulala[1], vedette de l'Ufa[modifier | modifier le code]

En 1926, alors qu'elle travaillait chez Peek & Cloppenburg (nl) sur le Dam[2], elle vit une annonce de l'Ufa qui recherchait des actrices dans tout l'Europe[3]. À l'issue d'une audition qu'elle passa à Berlin, elle fut choisie pour un rôle secondaire dans Die sieben Töchter der Frau Gyurkovics de Ragnar Hyltén-Cavallius[4]. Dans les années qui suivirent, elle tourna une vingtaine de comédies et réussit sa transition vers le cinéma parlant, car elle parlait allemand, même si elle conservait un accent néerlandais. Elle était surnommée Trulala et avait la coiffure popularisée par Louise Brooks et qui devint celles des flappers et des garçonnes.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Elle joua au Volksbühne de Berlin : en 1930, elle participa à la comédie musicale Das Mädchen mit dem Nummernbret de Max Reinhardt. Plus tard, elle fit aussi partie de Wie werde ich reich und glücklich, aux côtés de Dolly Haas et des Comedian Harmonists.

L'ingérence du politique[modifier | modifier le code]

À partir de 1929, le président de l'Ufa, Alfred Hugenberg, qui était aussi secrétaire du Parti national du peuple allemand (DNVP), jugea qu'il fallait produire moins de critique social et plus de films romantiques sur l'Heimat[5]. La situation prit un tour plus radical avec l'arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler et du Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP) le 30 janvier 1933 : à la fin mars 1933, tous les Juifs avaient été exclus, dont beaucoup d'amis de Truus van Aalten. Elle-même préféra retourner aux Pays-Bas plutôt que de prendre la nationalité allemande pour pouvoir continuer à travailler.

Une pause autrichienne et néerlandaise[modifier | modifier le code]

Aux Pays-Bas, elle reçut des appels d'autres Néerlandais qui s'étaient réfugiés dans l'Autriche du dictateur Engelbert Dollfuss, où ils pouvaient encore tourner à destination du marché allemand sans intervention de l'état. En 1934, elle participa donc à G'schichten aus dem Wienerwald, réalisé par Georg Jacoby.

Aux Pays-Bas, sa carrière allemande avait été remarquée et on lui demanda de tenir le rôle principal dans Het meisje met den blauwen hoed de Rudolf Meinert, une production néerlandaise de prestige où furent employés des techniques nouvelles pour l'époque (1934), comme la caméra mobile, et qui fut tournée au Cinetone Filmstudio’s, le "Hollywood néerlandais"[6]. Ce film fut un succès, mais à cause de son accent allemand, elle ne reçut plus de propositions.

Le dernier film[modifier | modifier le code]

Persuadée qu'elle pouvait tourner de nouveaux films, Truus van Aalten retourna en Allemagne en 1939 pour jouer dans Ein ganzer Kerl, un film nazi typique sur la mère allemande.

La guerre[modifier | modifier le code]

Après la Bataille des Pays-Bas, elle retourna dans son pays natal et travailla pour un institut collaborationniste, le Nederlandsche Kultuurkamer (nl).

L'après-guerre[modifier | modifier le code]

N'ayant pu tourner de nouveau, elle créa une entreprise d'import-export de souvenirs en 1954[4]. Elle mourut en 1999, oubliée du grand public.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Films muets[modifier | modifier le code]

  • 1926
    • Die sieben Töchter der Frau Gyurkovics
  • 1927
    • Die selige Exzellenz (L'Exil[7])
    • Gustav Mond… du gehst so stille
  • 1928
    • Der moderne Casanova
    • Leontine's Ehemänner
    • Das Spreewaldmädel
    • Sechs Mädchen suchen Nachtquartier
    • Geheime Macht
  • 1929
    • Die fidele Herrenpartie
    • Ich hab' mein Herz im Autobus verloren
    • Jenny's Bummel durch die Männer
    • Der Sonderling
    • Die lustigen Vagabunden

Films parlants[modifier | modifier le code]

  • 1930
    • Nur am Rhein
    • Liebling der Götter (Aimé des dieux[8]
    • Pension Schöller
    • Susanne macht Ordnung
    • Oh Mädchen, mein Mädchen, wie lieb' ich Dich!
  • 1931
    • Ausflug ins Leben
    • Der Bettelstudent (L'Étudiant pauvre[9])
    • Kopfüber ins Gluck
    • Kasernenzauber
  • 1932
    • Teilnehmer antwortet nicht
    • Nur ein Viertelstündchen
    • Eine Liebesnacht
    • Peter und Billy - die Kameradschaftsehe
    • Eine ideale Wohnung
  • 1934
    • G'schichten aus dem Wienerwald (Parade de printemps[10])
    • Het meisje met den blauwen hoed
  • 1939
    • Ein ganzer Kerl

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

(en) Truus van Aalten sur l’Internet Movie Database

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]