Troupes des missiles stratégiques de la Fédération de Russie

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Troupes des missiles stratégiques de la Fédération de Russie
RSF great emblem.jpg Bandera SRF.png

Blason et drapeau des troupes des missiles stratégiques de Russie

Période 17 décembre 1959
Pays Drapeau : URSS Union soviétique
Drapeau de Russie Russie
Rôle Dissuasion nucléaire
Effectif 120 000 personnes
Fait partie de Armée rouge
Forces armées de la Fédération de Russie
Équipement Missile balistique intercontinental

Les troupes des missiles stratégiques de la Fédération de Russie (en russe : Ракетные войска стратегического назначения Российской Федерации, Raketnye voïska strateguitchesgoko naznatchenia Rossiïskoï federatsi), en abrégé RVSN (РВСН), sont la composante terre de la dissuasion nucléaire russe.

Sommaire

[modifier] Histoire

Carte des bases d'ICBM en URSS dans les années 1980.
36 RT-23 (Code OTAN : SS-24) utilisèrent des trains comme bases de lancement jusqu'en 2008.
Silo à missile pour SS-24 dans une base d'Ukraine transformée en musée.

Elles ont été créées par l'Union des républiques socialistes soviétiques le 17 décembre 1959 avec l'arrivée des premiers missiles balistiques au sein de l'Armée rouge et englobe les missiles sol-sol ayant une portée supérieure à 1 000 km. Durant la guerre froide, cette force qui est le principal pilier de la triade nucléaire soviétique se développa rapidement et surpassa à partir des années 1970 en nombres d'armes et de vecteurs la composante terrestre du Strategic Air Command des États-Unis avec 1 030 ICBM en 1974 et 1 398 ICBM au 1er janvier 1984, emportant un total d'environ 4 500 ogives d'une puissance globale d'environ 4 100 mégatonnes répartis sur plus de 300 sites de lancement dans 28 bases en Russie d'Europe, en Ukraine et le long du Transsibérien[1] et disposait d'un effectif de 300 000 militaires.

Malgré les traités de désarmement signés par Gorbatchev, elle comptait encore 1 054 missiles intercontinentaux et 4 278 têtes nucléaire en 1990[2]. Au moment de la dislocation de l'Union soviétique, fin 1991, elle passa sous le contrôle des Forces armées de la Fédération de Russie. En 1996, elle ne disposait plus que de 100 000 hommes.

[modifier] Constitution

[modifier] Organigramme en 2011

[modifier] Stations, bases

Les Troupes de missiles stratégiques disposent de diverses bases en Russie et dans d'autres pays de la CEI, dont notamment :

Outre ses bases, les Troupes de missiles stratégiques détiennent également divers arsenaux, entrepôts et usines d'entretiens. Quelque 120 000 personnes servent dans cette force, dont les deux tiers sont des militaires.

[modifier] Statut des missiles

Le nombre de vecteur nucléaire est en réduction constante depuis la dissolution de l'URSS. Au delà du respect des traités de désarmement tel le Traité de réduction des arsenaux nucléaires stratégiques signé en 2002, le complexe militaro-industriel russe, malgré une hausse des crédits depuis le début des années 2000 n'a plus la même capacité de production que celui de l'ex-URSS.

Les SS-25, qui ont été réceptionnés par les unités entre 1985 et 1992, sont très vulnérables, dans l’absolu, face à la National missile defense américaine. Développés pour satisfaire aux clauses de START II, ils sont en effet monotêtes. Quant aux seconds, les SS-18 et SS-19, ils ont pour points faibles d’avoir atteint la fin de leur vie opérationnelle théorique entre 1998 et 2005 et d’avoir été construits avec l’aide d’usines et de bureaux d’études aujourd’hui ukrainiens et biélorusses (sous-ensembles moteurs et étages). Même si le stockage sec de ces missiles à carburant liquide est possible, leur maintenance est en conséquence, après l’indépendance de ces pays, de plus en plus problématique et contribue à placer entre les mains d’industriels étrangers une partie de la dissuasion nucléaire russe. Quant aux SS-18, dont le démantèlement aurait dû être achevé, ils resteront encore en service une quinzaine d’années grâce à un accord industriel passé avec les Ukrainiens fin 2006. Que les relations entre les deux pays viennent encore à se tendre et Moscou pourrait devoir démanteler ces missiles plus rapidement que prévu. En fait, le SS-27 est le premier ICBM russe à avoir été conçu sans l’aide des usines et des bureaux d’études ukrainiens et biélorusses.

Les nouveaux Topol M2 SS-27, mobiles et en silo, ne remplacent qu’au compte-gouttes les vieux missiles. Qui plus est, les premiers SS-27, qui ont également été développés en prévision de l’entrée en vigueur de START II, sont eux aussi monotêtes. Ils seront peu à peu « remirvés », comme l’est déjà la version mobile, plus récente, mais cela est très coûteux et nécessite une longue manutention des missiles. Une version modifiée, dite RS-24, est en développement. Problème supplémentaire pour les Russes : la durée de vie limitée de leurs têtes nucléaires est très inférieure à celle des têtes américaines, ce qui est d’autant plus pénalisant qu'une tête est étroitement associée à une version du vecteur et ne peut être utilisée sur une autre version. Or, les forces armées russe disposent de multiples versions et sous-versions de leurs missiles. C’est un facteur très handicapant au niveau logistique.

Sur les treize divisions que comptent les Forces de missiles stratégiques en 2009, neuf sont équipées de SS-25, 1 de SS-18 et peut-être deux de SS-19. Le SS-27 mobile n’équipe qu’une division, tout comme la version ensilée[3].

[modifier] Inventaire en 2008

Un tracteur-érecteur-lanceur de Topol-M en 2008.

La Force possède en juillet 2008 en tout 415 ICBM opérationnels emportant 1 575 ogives, on y trouve[4] :

[modifier] Missiles en développement/livraison

Iskander, version mirvée du Topol-M et la version modernisée Iskander-M

[modifier] Aviation

Les Troupes de missiles stratégiques possèdent un parc d'avions et hélicoptères constitué de Mi-8, An-12, An-24, An-26 et An-72 destinés au transport et aux mesures, stationnés sur 7 aérodromes et 8 héliports.

[modifier] Notes


[modifier] Références

  1. L'équilibre militaire des superpuissances, Bordas, 1985 (ISBN 2-04-012911-1)
  2. (en) Russia: ICBM Tables
  3. (en) La Russie et les défenses antimissiles, Institut Thomas-More, 24 février 2009
  4. (en)(ru) Strategic Rocket Forces, 17 octobre 2008, Russian strategic nuclear forces.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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