Trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité

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Trouble du déficit de l'attention / Hyperactivité (TDAH)
Classification et ressources externes
Un enfant au comportement perturbateur peut souffrir de trouble du déficit de l'attention/hyperactivité.
CIM-10 F90
CIM-9 314.00, 314.01
OMIM 143465
DiseasesDB 6158
MedlinePlus 001551
eMedicine med/3103  ped/177
MeSH D001289
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Le trouble du déficit de l'attention (TDA ; en anglais : Attention-deficit disorder, ADD) est un trouble psychiatrique et neurocomportemental[1],[2] caractérisé par des problèmes de concentration. Il est question de trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH ou TDA/H ; en anglais : Attention-deficit hyperactivity disorder, ADHD) lorsqu'il s'accompagne d'hyperactivité/impulsivité.

Sa détection et les soins à apporter font l'objet de nombreuses controverses. D'après le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV), le TDA/H n'est pas un trouble du comportement au sens propre du terme[pas clair], bien que les risques de développer un trouble d'opposition ou de la conduite soient plus élevés que la moyenne. L'enfant qui est aux prises avec un TDA/H a des comportements qui nécessitent une plus grande cohérence et une plus grande constance de la part des adultes qui gravitent autour de lui. L'enfant ne développera pas pour autant un trouble de comportement.

Causes[modifier | modifier le code]

Le trouble du déficit de l'attention (avec ou sans hyperactivité) est d'ordre neurobiologique[3]. Les facteurs génétiques liés à ce trouble sont considérés comme importants pour expliquer son apparition[3].

Aspects neurobiologiques[modifier | modifier le code]

Cet état psychique se manifesterait, sur le plan neurobiologique, par un déficit de dopamine, un neurotransmetteur.

Le magnésium, qui est notamment impliqué dans l'excitabilité nerveuse et la réaction au stress, est en déficit dans la quasi-totalité (95%) des cas de TDAH, selon les données disponibles[4],cité dans [5].

Il semble toutefois qu'une grande controverse subsiste quant à savoir si le TDAH est véritablement un trouble neurobiologique comme il est souvent prétendu. Quelques recherches visent d'ailleurs à mettre en relief l'incohérence de certaines études liant cette problématique à un trouble neurobiologique[6],[7]

Facteurs génétiques[modifier | modifier le code]

La prévalence du TDAH chez les apparentés d’un individu TDAH est plus forte que dans la population générale[8]. Cette agrégation familiale va dans le sens d’une origine génétique du TDAH[9].

Le TDA/H a un aspect héréditaire, impliquant notamment le rôle des transporteurs de dopamine. Les gènes affectés comprennent les récepteurs dopaminergiques D4, la dopamine beta-hydroxylase, la monoamine oxidase A, la catecholamine-methyl transferase, le transporteur de sérotonine (SLC6A4), le récepteur 5-hydroxytryptamine 2A (5-HT2A), le récepteur 5-hydroxytryptamine 1B (5-HT1B)[10], l'allèle 10-répétition du gène DAT1[11], l'allèle 7-répétition du gène DRD4[11], et le gène dopamine beta hydroxylase (DBH TaqI)[12].

Toutefois, cette dimension héréditaire n'est en aucun cas un dysfonctionnement génétique : il s'agit d'un état neurobiologique naturellement présent, qui aurait même favorisé la survie des ancêtres chasseurs-cueilleurs nomades[13]. La sédentarisation des agriculteurs-éleveurs serait responsable de sa raréfaction progressive sous l'effet d'une pression sélective négative[14]. L'aspect génétique du TDA/H serait donc un état originel de l'humanité et le non-TDAH le résultat d'une adaptation récente, évolution encore moins répandue parmi les populations (semi-)nomades[citation nécessaire]. Dans certaines populations nomades ou très récemment sédentarisées, notamment en Afrique et parmi les Amérindiens, l'allèle 7-répétition du gène DRD4 est beaucoup plus répandu et peut atteindre plus de la moitié de la population[citation nécessaire].

Facteurs alimentaires et environnementaux[modifier | modifier le code]

Le trouble dit « du déficit de l'attention » semble pouvoir avoir une ou plusieurs causes environnementales :

  • certains métaux lourds neurotoxiques, apporté via l'allaitement ou le biberonnage, les aliments, les poussières inhalées, etc. peuvent contribuer à une hyperactivité et à un manque de concentration chez l'enfant.
    Le plomb[15] (cf. article plus détaillé sur le saturnisme) induit des effets de type TDAH avec des effets observables dès 1,6 µg/dl de sang, soit très en dessous du seuil de 10 µg/dl retenu pour l’exposition in utero, ce qui « confirme le besoin de revoir à la baisse le niveau tolérable pour les enfants et de lancer des interventions afin de réduire l’exposition au plomb[16]. »
    Le mercure ou surtout le méthylmercure (sa forme la plus bioassimilable) sont aussi parfois en cause ; Ainsi, les enfants inuits se sont montrés plus enclins aux TDAH que la moyenne. Une analyse du sang de cordon de 279 enfants inuits du Nunavik a montré que les embryons et fœtus sont dans cette région sont exposés in utero ou via le lait maternel à un taux excessif de mercure. Un suivi épidémiologique de ces enfants a montré chez eux un triplement du risque de troubles de déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH). L’hypothèse explicative la plus plausible, serait une perturbation du système dopaminergique induite par le mercure. Dans ces cas, la quantité de mercure dans le sang de cordon dépassait souvent le seuil critique de 11,4 microgrammes (µg), alors que ce seuil est rarement dépassé chez les humains du Canada ou des États-Unis ;
  • certains colorants alimentaires et un conservateur (le benzoate de sodium), absorbés via l'alimentation sont suspectés de pouvoir causer ou aggraver ces troubles[15] ;
    Les colorants sont très utilisés dans l'alimentation des enfants. Certains se sont montrés capables d’exacerber l'hyperactivité d'enfants chez qui avait déjà été diagnostiqué un TDA/H[17],[18],[19]. Ces études ont mis en évidence aussi le rôle possible du benzoate de sodium, utilisé comme conservateur, pourrait aussi être un facteur d’hyperactivité chez des enfants de la population générale. Les chercheurs doivent encore vérifier s’il s’agit d’une synergie entre le benzoate de sodium et certains colorants, ou si c’est l’effet du seul benzoate de sodium[17]. Un dissensus existe aux États-Unis entre l'EPA et des experts indépendants sur la nécessité ou non de préciser ce risque sur l'étiquetage[20] ;
  • des pesticides organophosphorés semblent également responsable de nombreux cas. Une étude américaine s'est fondée sur 1 139 enfants des États-Unis, âgés de 8 à 15 ans, suivis dans le cadre d'une étude épidémiologique nationale (National Health and Nutrition Examination Survey) et dont 119 répondaient aux critères de définition du syndrome[21]. Elle a conclu que les enfants exposés à des concentrations importantes de pesticides organophosphorés via les fruits et légumes souffrent plus souvent de troubles de déficit de l'attention/hyperactivité (TDAH). Une relation dose-effet semble exister, les enfants ayant les taux urinaires les plus élevés des principaux métabolites organophosphatés (phosphates dialkylés et spécialement le diméthyl-alkylphosphate dit DMAP). Pour le métabolite le plus souvent trouvé (dimethyl thiophosphate), les enfants dont l'urine en contenait plus que la médiane des concentrations détectables présentaient deux fois plus de risque de souffrir de TDAH que ceux qui en présentaient des doses indétectables. Les auteurs rappellent qu'environ 40 molécules différentes d'organophosphates sont homologuées par l'EPA[22] et qu'environ 33 000 tonnes de pesticides ont été répandues en 2001 dans ce pays ;
  • le lait maternel semble avoir un effet protecteur contre le TDAH[23]. Et effet serait bien lié à la composition du lait car lors d'une étude de 1992 dans la quelle les médecins ont nourri un groupe de prématurés durant plusieurs semaines avec du lait maternel qui leur était fourni par intubation intranasale (c'est-à-dire sans contact direct avec la mère), ce groupe présentait à l’âge de 8 ans un quotient intellectuel de 8 points plus élevé qu'un autre groupe nourri lui avec du lait maternisé, mais également par voie intranasale[24].
    Une étude plus récente (2013), a également conclu à un effet positif de l'allaitement sur le développement mental et contre le déficit d'attention et l'hyperactivité, après avoir éliminé les autres facteurs connus de risque de TDAH[23].

Ces différents facteurs pourraient en outre combiner leurs effets, au travers de synergies encore mal comprises de la neurobiologie. Les corrélations statistiques issues d'observations épidémiologiques ne permettent pas d'affirmer avec certitude l'existence d'un lien de causalité ; d'autres facteurs non identifiés pouvant souvent intervenir pour expliquer les liens observés.

Facteurs environnementaux[modifier | modifier le code]

La survenue d'un trouble de l'attention peut être influencée par certains facteurs environnementaux tels que l'exposition à certains neurotoxiques (plomb en particulier) et peut-être à certains polluants organiques persistants[25],[26], par un mauvais déroulement de la grossesse et/ou de l'accouchement, par le contexte familial et le statut socio-économique[27],[28].

Plusieurs études[29] ont aussi associé un haut risque de trouble de l'attention au temps passé devant la télévision ou à des jeux vidéo, chez l'enfant, mais aussi chez l'adolescent voire chez le jeune adulte. Cependant, il serait possible que le déficit en dopamine soit la raison pour laquelle les individus ayant un TDAH soient plus portés vers les jeux vidéo stimulants que la moyenne. Le TDAH serait la cause, plutôt que l'effet[30]

La recherche en épigénétique se porte actuellement sur l'identification des mécanismes qui permettraient d'expliciter les interactions entre les facteurs génétiques et environnementaux[31].

Les individus à risque peuvent inclure les enfants ayant fait l'expérience d'un violent traumatisme à la tête, les personnes ayant eu une méningite d’origine bactérienne. Lors de la naissance, les enfants nés prématurément[32] et ceux qui ont manqué d’oxygène au moment de la naissance peuvent également présenter un facteur de risque important.

Diagnostic[modifier | modifier le code]

Classification[modifier | modifier le code]

L'une des premières descriptions du syndrome daterait de 1902[33]. La maladie est reconnue durant les années 1960, où elle apparaît dans les nomenclatures[34],[35].

La classification internationale des maladies (CIM-10) effectuée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) définit les troubles hyperkinétiques (code F90) comme des « troubles caractérisés par un début précoce (habituellement au cours des cinq premières années de la vie), un manque de persévérance dans les activités qui exigent une participation cognitive et une tendance à passer d'une activité à l'autre sans en finir aucune, associés à une activité globale désorganisée, incoordonnée et excessive. » Aux États-Unis, selon le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV) rédigé par l'Association américaine de psychiatrie, le Trouble du déficit de l'attention/hyperactivité (TDA/H) se caractérise par deux séries de manifestations : le déficit de l’attention d’un côté, et l’hyperactivité-impulsivité de l’autre.

En France, pour la classification française des troubles mentaux de l'enfant et de l'adolescent (CFTMEA), l’hyperkinésie avec troubles de l'attention (code 7.00), classée parmi les troubles des conduites et des comportements, est caractérisée « sur le versant psychique [par] des difficultés à fixer l'attention, un manque de constance dans les activités qui exigent une participation cognitive, une tendance à une activité désorganisée, non-coordonnée et excessive, et un certain degré d'impulsivité ; - sur le plan moteur [par] une hyperactivité ou une agitation motrice incessante. »

Symptômes[modifier | modifier le code]

L'inattention, l'hyperactivité et l'impulsivité sont les comportements clés du TDAH. L'enfant inattentif peut avoir l’air de ne pas écouter quand on lui parle, ne se conforme pas aux consignes, est trop distractible, a des difficultés à organiser ses travaux et ses activités, évite ou fait à contrecoeur les tâches qui nécessitent un effort mental soutenu, perd souvent les objets nécessaires à son travail ou à ses activités. Il aime souvent courir ou sauter dans des situations où cela n’est pas approprié. Il a du mal à attendre son tour et se précipite pour répondre aux questions sans attendre qu’on ait terminé de les poser. Les symptômes sont difficiles à définir car il est difficile de savoir quels en sont les degrés réels de l'inattention, de l'hyperactivité et de l'impulsivité. Pour être diagnostiqué de TDAH, les symptômes observés doivent durer six mois ou plus et le degré de ces symptômes doit être comparé avec ceux d'autres enfants du même âge. Ces symptômes peuvent varier selon le contexte: ils auront tendance à se majorer dans les situations qui exigent un effort intellectuel et/ou attention, dans les situations monotones ou non structurées, ou encore en cas de fatigue; à l'inverse ils diminueront en situation duelle, en situation nouvelle, si une récompense est prévue ou en cas de renforcement fréquent des comportements appropriés[36].

Différents questionnaires permettent de recueillir et quantifier les symptômes. Le plus couramment utilisé est celui de Conners[37].

Les signes d'alerte sont fonction de l'âge de l'enfant :

  • à 6 / 8 ans : incapacité à rester en place, à se tenir à une activité, difficultés à attendre son tour, très bavard, « touche à tout » ou en échec scolaire alors que considéré comme « ayant du potentiel ».
  • à 10 /12 ans : persistance de difficultés attentionnelles dans différents contextes, impulsivité invalidante sur le plan social.

Le TDA/H est souvent associé à d’autres troubles et s’il est non traité, il peut amener de nombreuses complications psychologiques. Les troubles associés les plus fréquents incluent[38] le trouble oppositionnel avec provocation dans 30 à 50 % des cas, le trouble des conduites dans 25 % des cas, les troubles anxieux dans 25 % des cas, des troubles de motricité sont très fréquents, le bégaiement persistant développemental, des difficultés d’apprentissage assez importantes, et de la dyslexie, 50 % des dyslexiques ont également un TDA/H[39],[40].

Ces caractéristiques ne sont, certes, en aucun cas spécifiques de la maladie et se retrouvent, à des degrés divers, chez des enfants ne répondant pas aux critères du TDA/H. À ce titre, un certain nombre de personnes nient la pertinence de la désignation de ces critères comme constitutifs d'un syndrome, voué à un traitement spécifiquement médical[41]. Pour que le diagnostic de TDA/H puisse être clairement établi, il faut que soient respectés les critères définis par des classifications internationalement reconnues (telles les DSM-IV et CIM-10), que les principales manifestations du trouble (déficit d'attention, impulsivité, hyperactivité) constituent une gêne réelle pour le sujet, qu'elles soient présentes avant l'âge de 7 ans, se manifestent dans deux environnements distincts de façon permanente depuis au moins six mois, et entrainent des difficultés d'ordre scolaire, social et/ou professionnel.

En plus des critères diagnostiques, il faut éliminer tout autre problème susceptible de causer un trouble de l'attention, tel : de la négligence, des troubles familiaux, un trouble de vision ou d'audition, le petit mal épileptique, l'anémie[42].

Enfants hyperactifs et surdoués[modifier | modifier le code]

La question des liens entre hyperactivité et douance, comme certains l'appellent, est source de multiples débats. Certains soutiennent que des surdoués ont des symptômes similaires sans être des vrais hyper actifs, d'autres pensent que ce sont des vrais hyperactifs mais que ceci montre les bénéfices potentiels de l'hyperactivité, et le débat se porte alors sur le bien-fondé d'une médication de l'hyperactivité. D'autres encore mettent en évidence que la majorité des hyperactifs ne sont pas des surdoués, ce à quoi il est répondu que les hyperactifs ont souvent des difficultés à passer les tests, ce qui ne veut pas forcément dire qu'ils ne sont pas supérieurement intelligents. Toujours est-il que, aussi bien chez les hyperactifs que chez les surdoués, de fréquents problèmes d'adaptation sont diagnostiqués, que ce soit au niveau social ou au niveau scolaire.

De façon générale, il est habituellement accepté que l'hyperactivité est avant tout un problème d'attention et de difficulté à filtrer les informations pertinentes des autres. Ceci signifie, entre autres, que le cerveau de l'hyperactif est depuis tout jeune bombardé d'informations qu'il ne peut sélectionner comme les autres enfants, ce qui implique que ce cerveau doive s'adapter et qu'il puisse échouer dans cette adaptation. Cela devrait se traduire par une augmentation de la variance au sein de la population d'hyperactifs en ce qui concerne la capacité à traiter cette information. Ceci n'a pas forcément un impact sur l'intelligence moyenne des hyperactifs, mais par contre, implique que dans les populations d'intelligence extrême, il y ait une plus grande proportion d'hyperactifs, ce qui est confirmé par les observations[43].

Ceci pose en outre la question de l'adaptation pédagogique générale ou de la prévention éducative à travers cette difficulté d'évaluation des facteurs et des manifestations[44]. En effet dans les deux cas l'enfant présente les symptômes[45],[46],[47],[48] qui peuvent inclure : changements d'humeur (tendances dépressives, lunatiques, frustration), intolérance et négligence dans ses travaux scolaires (procrastination) ou concernant les sujets importants ou sérieux, phobies (peur de l'échec notamment), troubles du sommeil (insomnie), hyperactivité physique et psychologique, troubles de la personnalité (manque d'estime de soi, autocritique excessive, dérives antisociales, fort caractère) et troubles addictifs (jeux vidéo, Internet).

Intellectuellement, les patients possèdent un quotient intellectuel au-dessus de la moyenne. Ils sont également créatifs, inventifs, imaginatifs et intuitifs.

Âge adulte[modifier | modifier le code]

Le TDAH de l'enfant semble persister souvent à l'âge adulte. Les symptômes demeurent également le plus souvent et ne disparaissent que dans 30 % des cas. Un chevauchement important et extrême avec les troubles addictifs (addiction) est dénoté, comme la dépendance au jeu vidéo ou à Internet, un surentraînement physique et une dépendance à la musique, ce qui amène le patient à perdre la notion du temps (l'individu en question ne voit pas le temps passer)[réf. nécessaire], abus et dépendances de substances légales (alcool, tabac, somnifères-benzodiazépines) ou illégales (cocaïne, cannabis, héroïne et opiacés). Certaines études montrent que le risque d'abus ou de dépendance à des substances est 2 fois plus élevé[49] et que ce même risque concernant la combinaison de drogues et d'alcool est 4 fois plus élevé. À l'adolescence, des comportements dits à risques (mise en danger de soi-même, vitesse, relations sexuelles précoces) sont de plus en plus constatés.
Le TDAH à l'âge adulte est reconnu dans la plupart des pays depuis plusieurs décennies. Par exemple il figure dans les programmes de psychiatrie des universités américaines depuis les années 1970. Néanmoins, il n'est toujours pas reconnu en France et son enseignement ne figure pas dans les programmes adressés aux futurs psychiatres. Des campagnes d'information à l'initiative d'associations ont cependant lieu ponctuellement afin de sensibiliser la conscience du public et des professionnels, la plus significative étant la Semaine européenne sur les troubles de l'attention[50] de la fin septembre 2009 qui permit de lancer la première étude épidémiologique en France sur le secteur pilote de Nice[51],[52].

Épidémiologie[modifier | modifier le code]

Le diagnostic se fait souvent à l'âge scolaire alors que les symptômes nuisent à l'adaptation et atteindrait alors 3 % à 5 % des enfants dans les pays occidentaux[53]. Le nombre de diagnostics de TDA/H est plus élevé[54] en Amérique du Nord et en Australie qu'en Europe, et dans le Nord de l'Europe plutôt que dans le sud, sans qu'il soit établi clairement si cette différence est plutôt liée aux populations elles-mêmes, ou plutôt à la façon de diagnostiquer (différences culturelles : en ce qui concerne la normalité par exemple, un garçon turbulent sera plus considéré comme normal dans les pays du sud que dans ceux du nord de l'Europe - et par ailleurs, l'Europe est en général plus réticente à la médicalisation que les États-Unis)[55].

Les symptômes diminuent avec le temps. Il est estimé que les symptômes disparaissent chez un tiers des adultes, qu'un tiers continue à avoir des symptômes mais parvient à les gérer, et que le dernier n'y arrive pas[56]. La prévalence semble plus faible chez les filles et dans la tranche d’âge 12-18 ans[57]. La forme « Inattentive prédominante » est la plus fréquente et la forme « Combinée » la moins fréquente[58]. Il existe une très grande disparité des chiffres de prévalence de ce syndrome selon les pays ou l'époque étudiée, variant entre moins de 1 % (Hong-Kong) jusqu'à 25 % (États-Unis)[34]. L'explication de ces disparités n'est pas claire : critères d'évaluation différents, facteurs culturels ? Swanson souligne en 1989 que cette prévalence semble parfois être corrélée à la politique marketing du principal traitement (le méthylphénidate)[34].

Prise en charge[modifier | modifier le code]

Le médicament représente certes un aspect de la prise en charge du TDAH mais n’en constitue pas la totalité[59]: spécialistes et associations de patients s'accordent à promouvoir des prises en charges multimodales faisant appel à de nombreuses compétences[60]. Le traitement du TDAH est multimodal et associe idéalement une prise en charge psychologique, éducative, pédagogique, et selon les cas ré-éducative.
avec un traitement allopathique.

  • La thérapie individuelle psychomotrice[61]
  • La guidance parentale:

Elle est adaptée à l’enfant mais aussi à son environnement, à la nature de son trouble et à la présence éventuelle de comorbidités. Elle a pour objectif de réduire les symptômes cliniques, de prendre en charge ou de prévenir le retentissement scolaire, familial et relationnel.

  • L’aide éducative

Elle permet un travail de guidance familiale en informant sur le trouble et son impact fonctionnel et débouche sur des propositions de stratégies thérapeutiques. L'aménagement de l’environnement d’un enfant hyperactif dans sa classe est aussi un défi pour l’enseignant. Cela nécessite certaines adaptations de l’enseignement et de la structure scolaire.

  • Sophrologie pédagogique

Il existe des possibilités complémentaires d'améliorer sa propre capacité d'attention entre autres par des approches cognitives et comportementales comme la sophrologie pédagogique qui utilise la relaxation dans cet optique [62].

  • Suivi psychologique

Il est fortement indiqué afin de donner au patient des moyens alternatifs ou complémentaires, s'ils sont sous médication, de faire face à leur état. En effet la situation psychologique de désarroi (ou autres symptômes comme listées ci-dessous) de ces enfants ou adultes est un facteur qui contribue à aggraver leur état à cause de l'anxiété qui y est liée. La médication pure pallie temporairement et en partie seulement le déficit mais ne leur fournit pas les moyens de renforcer leur attention durablement.

  • Psychothérapie

Une psychothérapie peut être proposée, notamment en cas de troubles psychopathologiques associés : troubles de l’humeur, troubles anxieux, troubles oppositionnels…

  • Psychothérapie cognitivo-comportementale

La psychothérapie cognitivo-comportementale cherchera à atténuer les symptômes afin d’améliorer la qualité de vie de l’enfant et de son entourage[63].

  • Remédiation cognitive

Depuis quelques années, on propose à certains patients une prise en charge en remédiation cognitive, notamment celles ciblant la mémoire de travail [64]. Cette rééducation se fait le plus souvent à l'aide d'un logiciel: COGMED qui a fait la preuve de son efficacité [65].

  • Les groupes de parents

Ils permettent de partager les expériences et d'entraîner une ou plusieurs familles à se confronter aux situations difficiles.

  • Méditation transcendantale

Plusieurs chercheurs ont effectué des recherches en utilisant la méditation transcendantale: les résultats semblent prometteurs dans le traitement du stress parfois associé au TDAH mais pas sur les symptômes principaux du trouble[66],[67].

  • Le traitement médicamenteux

Il repose généralement sur des psychostimulants qui stimulent le système nerveux central et améliorent la capacité d'attention, permettant ainsi la diminution significative des autres symptômes, notamment hyperkinétiques.

Le chlorhydrate de méthylphénidate[modifier | modifier le code]

Le chlorhydrate de méthylphénidate est l'une des molécules les plus employées dans cette indication : c'est un inhibiteur de la recapture de la dopamine et de la noradrénaline, ces deux neurotransmetteurs intervenant dans les mécanismes attentionnels et cognitifs[68],[69]. Il est distribué sous différentes marques, à des dosages variables. Sa métabolisation par l'organisme s'effectue rapidement et le traitement n'est réellement actif que pendant quelques heures après la prise, quelle que soit la dose[70]. Il est délivré sous forme à libération immédiate ou prolongée. En tant que dérivé des pipéridines, il figure, en France, dans la liste des médicaments classés stupéfiants mais ne semble pas induire de dépendance chez le sujet traité[71] et semble diminuer les risques futurs d'addiction chez les enfants traités pour le TDAH[72]. Des cas de retard de croissance ont été évoqués, mais des enquêtes effectuées en 1996 ont mis en évidence leur caractère idiopathique chez certains hyperactifs, sans relation avec le traitement[73].

L'atomoxétine[modifier | modifier le code]

L'atomoxétine est un inhibiteur spécifique de la recapture de la noradrénaline (non psychostimulant). Il a obtenu l'autorisation de mise sur le marché (AMM) en France mais n'y est pas commercialisé.

Conditions de prescription[modifier | modifier le code]

En Europe et plus particulièrement en France, la prescrition se fait par un pédopsychiatre ou un neuropédiatre en milieu hospitalier qui est seul habilité à poser le diagnostic et à délivrer l'ordonnance initiale de méthylphénidate. Cette prescription hospitalière a une durée de validité de 1 an mais est soumise à renouvellement par un médecin traitant tous les 28 jours. L'examen médical est complété par des examens psychomoteur et neuropsychologique permettant de mettre en évidence les particularités des fonctions attentionnelles et exécutives notamment. En Suisse, diagnostic et ordonnance peuvent être faits par un médecin en cabinet, à condition qu'il ait lui-même examiné le patient[74] ; l'ordonnance a une durée de validité d'un mois, pour un traitement pouvant durer 1 mois ou, dans certaines circonstances, 3 mois[75]. En Amérique du Nord, des psychologues et/ou des psychoéducateurs peuvent effectuer un travail d'évaluation, mais non de diagnostic. Cette dernière partie étant réservée à un médecin.

Associations[modifier | modifier le code]

Plusieurs associations ont été fondées pour aider les individus atteints de TDAH. En Europe, elles incluent ADHD Europe[76], TDAH France[77] (association française pour aider les familles, adultes et enfants concernés par le TDAH), et TDAH Belgique[78] (association belge qui aide, informe et soutient toutes les personnes concernées par le TDA/H).

En Amérique du Nord, notamment au Québec, elles incluent Ressources TDAH au Québec et à l'international[79], Ressources TDAH au Québec[80], AttentionDeficit-Info[81], AQETA (Association québécoise des troubles d'apprentissage)[82], PANDA (Parents aptes à négocier avec le déficit de l'attention)[83], CADDRA (Canadian ADHD Resource Alliance)[84] et TDAH association québécoise[85].

Controverses[modifier | modifier le code]

La controverse sur le Trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité recoupe plusieurs niveaux, le diagnostic reste toujours contesté, l'utilisation avec des enfants de médicaments qui sont de la famille des stupéfiants et leurs effets à long ou très long terme reste dicutée, l'influence des Pharmas dans la diffusion de cette entité diagnostique et les points de vue de mouvements plus moins désintéressés et/ou antipsychiatriques par nature complique le débat qui est loin d'être clôt. La nature comportementale des symptômes du TDAH, le fait qu'il affecte des enfants et la caractéristique de la principale molécule utilisée pour son traitement, comparée à tort aux amphétamines alors que c'est une pipéridine, font qu'il suscite régulièrement la polémique[86], [87].

Une étude portant sur seulement douze enfants et publiée en 2005 a ravivé ces inquiétudes en laissant penser à la possibilité d'effets cancérogènes[88]. Cette étude n'a pas pu être répliquée et aucune étude postérieure n'a pu confirmer ces inquiétudes[89],[90],[91],[92],[93]. Plusieurs études ont mis en évidence certaines limites des traitements psychostimulants, en faisant apparaître que, selon les études à court terme, ces traitements réduisent les symptômes du TDAH[94],[95],[96] alors qu'à moyen et long terme, ces traitements ne garantiraient pas l'apparition de comportements anti-sociaux, toxicomaniaques et un échec scolaire significatif[97],[98],[99],[96] mais elles sont, pour certaines d'entre-elles, entachées de biais méthodologiques majeurs qui les rendent caduques[1]. À contrario, l'ensemble des études réalisées depuis les années 60 dans le monde entier démontrent que le traitement ne favorise absolument pas les comportements toxicomaniaques futurs[100].

Un exemple : la position des scientologues.[modifier | modifier le code]

L'Eglise de Scientologie, à travers sa Commission des citoyens pour les droits de l'homme voient notamment dans ces traitements la manifestation d'une tentative de contrôle des masses à l'aide d'une « pilule de l'obéissance »: l'action de cette organisation a été dénoncée en France par la Mission Interministérielle de lutte contre les dérives sectaires[101].

Cannabis médical et TDAH ?[modifier | modifier le code]

Une autre controverse concerne l'usage thérapeutique du cannabis pour le traitement du TDAH[réf. nécessaire]. Une étude clinique évaluant l'effet du cannabis dans le cas précis du TDAH relève un effet « atypique » d'amélioration des performances sur simulateur de conduite[102]... mais une lecture attentive montre qu'elle ne porte que sur un seul individu, toxicomane avéré de longue date et dont les performances sont effectivement meilleures sous l'effet du THC que lorsqu'il est en manque... sans aucune comparaison avec une population témoin. D'autres études, beaucoup plus nombreuses et portant sur des cohortes significatives et en double aveugle démontrent que le cannabis affecte durablement les capacités cognitives, la mémoire, l'attention et la concentration: autant d'effets secondaires avérés qui justifient la plus grande prudence et n'incitent certainement pas à un éventuel usage thérapeutique dans le cas du TDAH[103][104][105][106][107][108]. La promotion, la détention, l'usage et, bien entendu, le commerce du cannabis et de ses dérivées demeurent strictement interdits en France (Article L3421-1 et suivants du code de la santé publique).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) edited by Melissa A. Bray, Kehle, Thomas J., The Oxford handbook of school psychology, New York, Oxford University Press,‎ 2011, 285 p. (ISBN 9780195369809, lire en ligne)
  2. (en) « Attention Deficit-Hyperactivity Disorder Information Page », National Institute of Neurological Disorders and Stroke, National Institute of Health,‎ 8 septembre 2012 (consulté le 30 septembre 2012)
  3. a et b (en) http://add.about.com/od/adhdthebasics/a/causes.htm
  4. T. Kozielec et B. Starobrat-Hermelin, « Assessment of magnesium levels in children with attention deficit hyperactivity disorder (ADHD). », Magnes Res, vol. 10, no 2,‎ juin 1997, p. 143-8 (PMID 9368235)
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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]