Trouble de la mémoire

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La mémoire est définie comme une capacité pour l'organisme humain de codifier, retenir et se rappeler une information. Les troubles de la mémoire peuvent se catégoriser du statut moyen à sévère, aux dépens des dommages faits aux structures neuroanatomiques ; que ce soit partiellement ou complètement. Ces dommages entravent la mémoire. Les troubles de la mémoire peuvent être progressifs, ce qui inclut la maladie d'Alzheimer, ou immédiats, incluant les troubles suite à une commotion cérébrale.

Troubles[modifier | modifier le code]

Agnosie[modifier | modifier le code]

L'agnosie est l'incapacité de reconnaître certains objets, individus ou sons, bien qu'il existe des diagnostics plus spécifiques de l'agnosie. L'agnosie est habituellement causée par des lésions cérébrales (plus communément aux lobes pariétal et occipital) ou par un trouble neurologique. Les traitements varient selon l'endroit où sont situées les lésions et comment elles ont été causées. Une récupération est possible dépendant de la sévérité du trouble et du dommage cérébral[1]. Certains exemples de types spécifiques d'agnosie incluent notamment : agnosie visuelle, agnosie auditive, prosopagnosie, agnosie somatosensorielle, simultanagnosie et apraxie.

Amnésie[modifier | modifier le code]

L'Amnésie est un état mental anormal dans lequel la mémoire et l'apprentissage sont menacés suite à des dysfonctions cognitives[2]. Il existe deux formes d'amnésie : l'amnésie antérograde et l'amnésie rétrograde, qui montrent une lésion du lobe temporal médial ou de l'hippocampe. Les patients souffrant d'amnésie antérograde montrent des difficultés à apprendre et à retenir une information suite à une lésion cérébrale. Les patients souffrant d'amnésie rétrograde ont généralement la mémoire épargnée concernant les expériences personnelles ou les informations à contexte sémantique indépendant[3].

Lésions cérébrales[modifier | modifier le code]

Le traumatisme crânien survient souvent suite aux lésions cérébrales causées par des forces externes, et peut conduire à des cas d'amnésie selon la sévérité du choc[4].

Démence[modifier | modifier le code]

La démence désigne une large catégorie de troubles caractérisés par la détérioration progressive des capacités à penser et de la mémoire, tandis que le cerveau se dégrade. La démence peut être réversible (par ex. maladie de la thyroïde) ou irréversible (maladie d'Alzheimer)[5]. Les risques d'atteindre la démence est similaire chez les hommes et les femmes. Cependant, après avoir atteint 90 ans, le risque de souffrir de démence décline chez les hommes mais pas chez les femmes[6].

En 2009, une étude estime à plus de 35 millions le nombre d'individus atteints de démence dans le monde[7]. Il est estimé que ce nombre devrait doubler d'ici une vingtaine d'années. En 2050, ce nombre devrait augmenter à 115 millions.

Maladie d'Alzheimer[modifier | modifier le code]

La maladie d'Alzheimer (MA) est une maladie cérébrale progressive, dégénérative et fatale, dans laquelle est recensée une perte importante des cellules. Par conséquence, la mort des cellules cérébrales survient, bien que cette maladie soit la forme de démence la plus répandue[8]. À travers le monde, il existe 1 à 5 % de la population atteinte de la maladie d'Alzheimer[9]. Il est estimé que 500 000 Canadiens souffrent actuellement de la maladie d'Alzheimer ou d'une autre démence liée. Elle est la cause de handicap la plus répandue chez les individus âgés de 65 ans ou plus[8]. Les femmes sont disproportionnellement atteintes par cette maladie[10].

Maladie de Huntington[modifier | modifier le code]

La maladie de Huntington est un trouble progressif du cerveau qui mène à des mouvements incontrôlables, une instabilité émotionnelle et la perte de facultés intellectuelles[11].

Maladie de Parkinson[modifier | modifier le code]

La maladie de Parkinson (MP) est une maladie neurodégénérative. Le mouvement est anormalement contrôlé par la dopamine ; activité chimique contrôlant le signal entre les nerfs et le cerveau. Lorsque les cellules qui produisent la dopamine meurent, les symptômes de Parkinson apparaissent. Les symptômes les plus communs incluent : tremblements, lenteur, rigidité des muscles, déséquilibre et fatigue. Tandis que la maladie progresse, des symptômes non-moteurs peuvent également apparaître comme la dépression, des difficultés à avaler, des problèmes de libido et changements cognitifs[12].

D'après certaines études menées à Londres (Royaume-Uni) et en Sicile, 1 citoyen âgé sur 1000 est diagnostiqué de la maladie de Parkinson[13], bien qu'elle puisse être diagnostiquée dans une large catégorie d'âges[14].

Syndrome de Wernicke-Korsakoff[modifier | modifier le code]

Le syndrome de Wernicke-Korsakoff (SWK) est un sévère trouble neurologique causé par une déficience de la thiamine (vitamine B1), et est habituellement associé à une consommation excessive d'alcool. Il est cliniquement caractérisé notamment par des anomalies oculomotrices.

Syndrome hyperthymestique[modifier | modifier le code]

Le syndrome hyperthymestique permet à l'individu de posséder une mémoire autobiographique très détaillée. Les patients atteints de ce trouble sont capables de se rappeler, avec très grande précision, des événements de leur vie quotidienne (à l'exception des événements survenus avant l'âge de 5 ans et des événements qui n'ont jamais eu lieu). Ce trouble est très rare avec seulement quelques cas peu confirmés[15].

Cas d'étude[modifier | modifier le code]

A.J. (patient)
A.J. a souffert d'un rare trouble de la mémoire nommé syndrome hyperthymestique. Elle avait l'incapacité d'oublier. Sa mémoire autobiographique était très développée, à un tel point qu'elle se rappelait chaque détail quotidien de sa vie (avec quelques exceptions). Elle était incapable de contrôler ce qu'elle se rappelait ou ce qu'elle oubliait[15].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) National Institute of Neurological Disorders and Stroke. (2007). NINDS Agnosia Information Page. Consulté le 8 mars 2010 depuis http://www.ninds.nih.gov/disorders/agnosia/agnosia.htm
  2. (en) Kopelman, M. D., (2002). Disorders of memory. Brain: A Journal of Neurology. 125(10), 2152-2190. [1]
  3. (en) [PDF] Rosenbaum, R.S., Kohler, S., Schacter, D.L., Moscovitch, M., & Westmacott, R. (2005). The Case of k.c.: contributions of a memory-impaired person to memory theory. Neuropsychologia, 43. [2]
  4. (en) The Brain Injury Association of Canada. (2010). A – Introduction to Traumatic Brain Injury. Consulté le 8 mars 2010, depuis BIAC-aclc
  5. (en) Rising Tide: The Impact of Dementia on Canadian Society. (2010). Alzheimer’s Society of Canada. Consulté le 27 janvier 2010, depuis Alzheimer
  6. (en) Ruitenberg, A., Ott, A., van Swieten, J.C., Hofman, A., Breteler, M.M. (2001). Incidence of dementia: does gender make a difference?. Neurobiology of Aging. 22(4), 575-580.
  7. Selon une étude récente, plus de 35 millions de personnes dans le monde seraient atteintes de la maladie d'Alzheimer ou d'une autre forme de démence PR Newswire, Caducee 2009
  8. a et b (en) Alzheimer’s Disease Statistics. (2005). Alzheimer’s Society of Canada. Consulté le 27 janvier 2010, depuis http://alzheimer.ca/english/disease/stats-intro.htm.
  9. [PDF] organisation mondiale de la santé. (2001). Consulté le 11 mars 2010, The world health report 2001 - Mental Health: New Understanding, New Hope.
  10. (en) Dunkin, J.J. (2009). The Neuropsychology of Women. Springer New York, 209-223
  11. (en) Schoenstadt, A. (2006). Huntington’s Disease Statistics Consulté le 27 janvier 2010.
  12. (en) Parkinson Society Canada. (2010). Consulté le 8 mars 2010, What is Parkinson’s?.
  13. (en) Nilsen, O., Vossius, C., & Larsen, J. (2010). Acta Neurol Scand, 38-43.
  14. (en) Michael J. Fox Foundation for Parkinson's Research. (10 octobre 2008). Living with Parkinson's: Parkinson's 101. Consulté le 11 mars 2010.
  15. a et b (en) Treffert, Darold, MD. (2010). Wisconsin Medical Society. Consulté le 8 mars 2010 Hyperthymestic Syndrome: Extraordinary Memory for Daily Life Events. Do we all possess a continuous tape of our lives?