Trope (musique)

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Un trope peut désigner différentes choses dans la musique médiévale et moderne. Le mot vient du grec τρόπος.

Un tropaire (troparion) est une courte prière chantée de l'Église orthodoxe à la gloire d'un saint, ou de l'apparition d'une icône. Un trope est aussi un élément important de la cantillation hébraïque, le mot est alors une transcription du yiddish טראָפּ trop.

Sommaire

[modifier] Chant occidental latin

Chant grégorien
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Articles sur la musique sacrée

En chant grégorien, un trope est une augmentation qui consiste à ajouter des paroles sur les mélismes de certains chants de la liturgie de la messe, aussi bien de l'Ordinaire (Kyrie, Gloria, Sanctus, Agnus Dei) que du Propre (Introït, Offertoire, Communion).

Les tropes sont à l'origine des chants formés par le trope du mélisme de l'Alleluia, qui avait fini par être chanté sous forme de pièces à part entière à la fin du Moyen Âge.

Le procédé a pratiquement disparu avec l'invention de la notation musicale, et ne subsiste plus que par les "sous-titres" données aux pièces du Kyriale (lux et origo, cunctipotens, orbis factor, ...), qui sont (à l'origine) les premiers mots du trope correspondant.

[modifier] Tropaires

Un tropaire est un recueil de tropes liturgiques notés. Mais les tropaires médiévaux peuvent contenir d'autres pièces musicales comme des proses, et d'autres pièces du missel ou de l'antiphonaire.

  • Le tropaire de Winchester (Winchester troper), est un assemblage de cent soixante-quinze pièces extraites de tropaires anglais et étrangers, copiées à la fin du Xe siècle, édité à Londres en 1894. Il transmet les plus anciens témoignages de musique polyphonique occidentale.
  • Les tropaires d'Apt, Bibl. mun., 17 et 18, XIe siècle[1].
  • Le tropaire de l'abbaye Saint-Martial de Limoges, XIe siècle, neumes aquitains, Paris, BnF, lat. 1118.

[modifier] Cantillation hébraïque

La cantillation des versets bibliques utilise des motifs musicaux traditionnels stéréotypés nommés tropes. Ces tropes sont le signe sonore d'une ordonnance grammaticale qui règle la longueur des pauses entre les mots psalmodiés. Les tropes varient selon les rites (ashkénaze, sépharade), selon les pays, et selon les communautés juives. Des accents graphiques notés en marge du texte massorétique de la Bible hébraïque font référence aux tropes cantillés et aux ordonnances grammaticales (te'amim) qu'ils signalent à l'auditeur de la lecture de la Torah.

[modifier] Notes et références

  1. Gunilla Björkvall, Les deux tropaires d'Apt, mss. 17 et 18 : inventaire analytique des mss. et édition des textes uniques, Stockholm, 1986 (Corpus troporum).

[modifier] Voir aussi

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