Trompe-oreilles
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Un trompe-oreilles est une phrase difficile à comprendre qui donne l’impression d’être en langue étrangère ou d’avoir une autre signification.
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Exemples [modifier]
- - Y a pas d'hélice, hélas !
- C’est là qu'est l'os... (La grande vadrouille, quand ils découvrent les planeurs dans le hangar)
- Allez, va ! C’est ce qu’ils disent tous !
(prononcer : alléva c’est c’qu’y disent tous)
Ressemble à du latin : « Alevasesquidistus » — (François Pérusse)
- Sous un arbre mare y’ ya,
La cane a bu, la pie n’osa.
- – Tes laitues naissent-elles, Estelle ?
– Oui, mes laitues naissent.
– Si tes laitues naissent,
mes laitues naîtront.- Variantes :
- Estelle,
vos laitues naissent-elles ?
Si vos laitues naissent,
vos navets naissent. - Sous un chêne vert,
vos laitues naissent-elles ?
Si vos laitues naissent,
vos navets naissent. - Sous un arbre, vos laitues naissent-elles ?
(On comprend : « Sous un arbre volait une Estelle »)
Si vos laitues naissent, vos navets aussi naissent ! - Tes laitues naissent-elles ?
– Oui mes laitues naissent.
– Si tes laitues naissent, tes radis naissent ! - À l'ombre d'un pommier,
vos laitues naissent-elles ?
Si vos laitues naissent,
mes laitues naîtront.
- Estelle,
- Variantes :
- La pie niche haut.
L’oie niche bas.
Où l’hibou niche-t-il ?
L’hibou niche ni haut ni bas.
L'hibou niche pas.- Variantes :
- Pie a haut nid.
Caille a bas nid.
Rat a ni haut ni bas nid. - La pie niche haut,
L’oie niche bas.
Où niche l’hibou ?
L’hibou niche ni haut ni bas.
L’hibou niche là. - La pie niche haut,
L’oie niche bas.
Où l’hibou niche?
L’hibou niche au bois,
Là où ni l'oie ni la pie (ne) nichent. - Ver n’a os,
rat a patte et os,
pie a haut nid,
caille a bas nid[1]. - la pie niche haut l'oie niche bas
la pie niche où l'oie niche pas.
- Pie a haut nid.
- Variantes :
- – Qu’a bu l’âne au lac ?
– L’âne au lac a bu l’eau.
- La cavale au Valach avala l’eau du lac, et l’eau du lac qu’avala la cavale à Valach, lava la cavale au Valach.
- Chat vit rôt.
Rôt tenta chat.
Chat mit patte à rôt.
Rôt trop chaud !
Rôt brûla patte à chat.
Chat quitta rôt.- Autres versions :
- Chat vit riz, Chat vit rôt, Chat vit rat
Chat mit patte à riz, chat mit patte à rôt, chat mit patte à rat
Riz, rôt brûla patte à chat
Chat quitta riz, laissa rôt, goba rat. - Chat vit rôt
Rôt tenta chat
Chat mit patte à rôt.
Rôt brûla patte à chat
Chat lécha patte et quitta rôt. - Rat vit rôt
Chat vit rat
Rôt tenta rat
Rat tenta chat
Rat mit patte à rôt
Chat mit patte à rat.
- Chat vit riz, Chat vit rôt, Chat vit rat
- Autres versions :
- Latte ôtée, mur gâté, trou s’y fit, rat s’y mit, chat l’y vit, chat l’y prit !
- Variantes :
- Mur tomba, trou s’y fit, rat s’y mit !
- Latte ôtée, trou il y a.
- Latte ôtée, trou il y a, chat passa, pie n’osa.
- Latte ôtée, trou s’y fit, rat s’y mit, coq entra, taupe aussi, pie n’osa.
- Latte ôtée, trou il y a, latte remise, trou il n’y a plus.
prononcé : « Lat-ôtée trou y’a, lat-remis-trou y’a pu. »
- Variantes :
- Tas de riz, tas de rats.
Tas de riz tentant, tas de rats tentés,
Tas de riz tentant tenta tas de rats tentés,
Tas de rats tentés tâta tas de riz tentant.- Variante :
- Le riz tenta tant le rat tenté que le rat tâta le riz tentant.
- Variante :
- – Le blé se moud-il, l’habit se coud-il ?
– Oui le blé se moud, l’habit se coud.
prononcé : « Leblésmouti ? Labiscouti ? Oui, leblésmou, labiscou. »- Variantes :
- Le blé ou le mouton ? (Le blé où le moud-on ?)
- Habit s’coud-tu, grain s’moud-tu ? Habit s’coud, grain s’moud.
- Dis l’ami, l’habit s’coud-t-il ? Si l’blé s’moud, l’habit s’coud !
- Variantes :
- Âne a gros os
Coq a p’tits os
Ver n’a pas d’os, don de li do
- Sol facile à cirer si la cire est dorée.
Prononcé comme une gamme : « sol fa si la si ré si la si ré do ré »- Variantes :
- Domicile à sol facile à cirer, domicile adoré
« do mi si la sol fa si la si ré do mi si la do ré » - Domicile adoré, facile à cirer, facile a s’y mirer, si la cire est dorée.
« do mi si la do ré fa si la si ré fa si la si mi ré si la si ré do ré »
- Domicile à sol facile à cirer, domicile adoré
- Variantes :
- Un ver vert sur un verre vert, l’ami l’a mis là.
- Un papillon volage près d’une pie passa, mais la pie fut fort sage et n’happa pas l’appât. Quel bel appât que la pie n’happa pas !
- Petit pêcheur part pour Paris, pour pêcher petit poisson pourri.
- Au bout du pont, la cane y coue [« couve » dans le Poitou], la poule y pond.
- Mon père est maire de Mamère et mon frère est masseur.
- On comprend : « Mon père est mère de ma mère et mon frère est ma sœur.»
- Il vit le lit vide et le devint [c.-à-d. livide].
- Mais qu’a ouï l’ouïe de l’oie de Louis ? Elle a ouï tout ce que toute oie oit, et qu’oit toute oie ? (Raymond Devos - Ouï dire)
- Un ver vert part pour Anvers avec un verre en verre vert.
- Si ton tonton tond ton tonton, ton tonton sera tondu.
- Tonton, d'après ton ton, tu aimes le thon quand on tond Ariston.
- Ôte ta gaine Berthe, que je tâte. (prononcé rapidement, cette phrase ressemble à de l'allemand)
- Variante:
- Baisse ta gaine que je baise ta croupe
- Variante:
- L'eusses-tu cru que dans ma prison ma femme à manger m'apporte ? (entendu : Lustucru que dans ma prison ma femme a mangé ma porte ?)
- L'eusses-tu cru mon ami quand ton père fut là peint il était trop homme de terre pour aimer l'état marin ? (entendu : Lustucru mon ami, quand ton père fut lapin il était trop pomme de terre pour aimer les tamarins)
- À l'étranger, j'ai mangé des mets locaux (l'interlocuteur comprend "des mélocos" et demande ce dont il s'agit)
- Didon dîna, dit-on, du dos dodu d'un dodu dindon.
- Si six scies scient six cyprès, six cents six scies scient six cent six cyprès.
- Ton thé t'a-t-il ôté ta toux? Oui, mon thé m'a ôté ma toux.
- Le chanteur Keen'v chante dans Elle t'a maté (Fatoumata) : "Fatoumata, elle t'a maté, dès que t'as tenté de la tâter."...
- On se revoit quand ? L'un dit lundi, je dis jeudi. Sam dit samedi ? Ça me dit, samedi !
- Mat aima Tic. Hélas, Tic mourut. C'est ainsi que l'on peut dire : Mat aima Tic et l'aime en terre. (Mathématiques élastique mourut - Mathématiques élémentaires.)*
Articles connexes [modifier]
Références [modifier]
- E. Cuchet-Albaret, Le Beau Château : Poèmes et rondes, 1917