Troissereux

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Troissereux
Château de Troissereux
Château de Troissereux
Blason de Troissereux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Canton Nivillers
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Beauvaisis
Maire
Mandat
Jean-Luc Sauvé
2014-2020
Code postal 60112
Code commune 60646
Démographie
Gentilé Tressoriens
Population
municipale
1 151 hab. (2011)
Densité 82 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 28′ 49″ N 2° 02′ 37″ E / 49.4802777778, 2.04361111111 ()49° 28′ 49″ Nord 2° 02′ 37″ Est / 49.4802777778, 2.04361111111 ()  
Altitude Min. 68 m – Max. 145 m
Superficie 14,1 km2
Localisation

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Troissereux

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Troissereux

Troissereux est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Ses habitants sont appelés les Tressoriens.

Géographie[modifier | modifier le code]

L'ancienne gare de Troissereux-Fouquenies

Troissereux est un bourg picard du Beauvaisis, situé dans la vallée du Thérain, situé à 6 km au nord-ouest de Beauvais, et desservi par le tracé initial de la route nationale 1 (actuelle RD 901).

La ligne de chemin de fer Paris - Beauvais - Le Tréport le traverse, mais la gare de Troissereux-Fouquenies a été supprimée, et les trains ne s'y arrêtent plus.

La commune est marquée par la proximité de Beauvais, qui a entrainé une périurbanisation du bourg.

La commune est également marquée par la proximité de l'aéroport de Beauvais, qui provoque d'importantes nuisances sonores.

Le Thérain a été creusé par des gravières, qui ont constitué de nombreux étangs et paysages de zones humides.

Hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

  • Houssoy-le-Farcy
  • Saint Maurice

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu s'est appelé Trussurius en 1078.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans la nuit du 15 au 16 août 1944 les allemands exécutent le maire Jules Degroot, son épouse, sa fille et deux employés en représailles de tirs sur les soldats allemands. Ils organisent une rafle dans le village, exécutent de nombreux otages et incendient des bâtiments. Ils tuent quatre nouvelles victimes le 17 et deux le 18. Le nombre de victimes s'élève à 19[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La Mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1846   Émile Bourrée de Corberon    
mars 2001   Jean-Luc Sauvé   Réélu pour le mandat 2008-2014
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 151 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
528 538 641 689 662 681 642 664 672
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
603 587 592 600 612 621 615 557 583
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
512 536 566 521 544 525 507 672 721
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
702 728 679 1 013 1 101 1 128 1 125 1 119 1 152
2011 - - - - - - - -
1 151 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004.)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,4 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,4 %, 15 à 29 ans = 16,8 %, 30 à 44 ans = 21,9 %, 45 à 59 ans = 23,5 %, plus de 60 ans = 18,6 %) ;
  • 49,6 % de femmes (0 à 14 ans = 15,8 %, 15 à 29 ans = 16,1 %, 30 à 44 ans = 21,3 %, 45 à 59 ans = 26,5 %, plus de 60 ans = 20,3 %).
Pyramide des âges à Troissereux en 2007 en pourcentage[3]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
0,2 
3,9 
75 à 89 ans
6,1 
14,3 
60 à 74 ans
14,0 
23,5 
45 à 59 ans
26,5 
21,9 
30 à 44 ans
21,3 
16,8 
15 à 29 ans
16,1 
19,4 
0 à 14 ans
15,8 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Troissereux

Les armes de Troissereux se blasonnent ainsi :

D'azur à la fasce ondée d'argent accompagné en chef d'une rose d'or boutonnée de gueules accostée de deux fleurs de lys aussi d'or, et en pointe de trois gerbes de blé rangées aussi d'or.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre
  • Le Château de Troissereux
    des XVe et XVIe siècles, construit en briques et calcaire blanc et comprenant des décors intérieurs refaits en 1791 dans le goût néoclassique, est entouré de douves et de canaux. Il est classé monument historique depuis 1983[5].

La tour, dite Tour du temps, renferme une horloge médiévale, l'une des plus anciennes au monde.
Son parc à l'anglaise, de 12 hectares, abrite un arboretum contenant 45 espèces d'arbres et arbustes. De nombreux oiseaux migrateurs y nichent et sont aisément observables, le parc et les petits et grand canaux[6], sont ouverts au public 300 jours par an[7].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de Troissereux.
Vue aérienne de Troissereux.
  • Jean de Chateauvillain (1212-1248), arrière-petit-fils de Louis VII. Fidèle de Saint Louis, il l'accompagna lors de la 7e croisade et y mourut.
  • Georges Paléologue de Bissipat, prétendant à l'empire de Grèce, amiral de Louis XI, marié par le roi à Marguerite de Poix héritière du Château de Troissereux. Mort à Troissereux en 1496.
  • Jean de l'Isle Marivaux (1500-1572), gouverneur de Paris et de l'Ile de France, calviniste massacré lors de la Saint Barthélémy, marié en 1542 à Hélène d'Aspremont, petite fille de Georges Paléologue de Bissipat, héritière du château de Troissereux. Hélène d'Aspremont descendait d'une importante famille de Lorraine. Fille du Prince d'Amblise, nièce du Prince de Sedan Robert de la Marck, duc de Bouillon. C'est à ce couple que l'on doit l'agrandissement du château de Troissereux par Sebastiano Serlio, et la création du parc par Bernard Palissy, pour "Monsieur de Troisrieux", cité dans La Recepte Véritable[8].
  • À noter qu'au XVIIIe siècle le domaine passa dans les mains de Pierre Daniel Bourrée de Corberon, président au Parlement de Paris, qui fit faire de grands travaux de drainage de la vallée du Thérain et propageât de nouvelles méthodes agricoles. Son fils, Marie Daniel Bourrée de Corberon, fut diplomate de 1775 à 1780 à la cour de Russie et a laissé des mémoires qui font de lui un classique de l'histoire de Russie au temps de Catherine II[9].
  • Le château est aujourd'hui la propriété des descendants du général Auguste-Charles Tranié (1862-1918), libérateur de la Serbie (armistice du 29 septembre 1918).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marquis de Corberon "Les Seigneurs de Troissereux (1152- 1792)" Monographies des Villes et Villages de France ISBN 2-84373-708-7
  • Groupe d'Etude des Monuments et Oeuvres d'art de l'Oise et du Beauvaisis - 1992 - Bulletin N° 55 "Troissereux : le village et ses châteaux"

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. panneau d'information à l'entrée de la place File:Troissereux mom 1.JPG
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. « Évolution et structure de la population à Troissereux en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 12 novembre 2010)
  4. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 12 novembre 2010)
  5. « Notice no PA00114931 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. « Notice no IA60001358 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. Château de Troissereux
  8. Bernard Palissy, Recepte veritable : Édition critique par Keith Cameron, Genève, Droz, coll. « Textes littéraires français »,‎ 1988 (lire en ligne)
  9. Marie Daniel Bourrée, baron de Corberon (préf. Léon Honoré Labande), Un diplomate français à la cour de Catherine 2, 1775-1780 : Journal intime du chevalier de Corberon, chargé d'affaires de France en Russie, t. 1, Plon,‎ 1901, 366 p. (lire en ligne)
    Marie Daniel Bourrée, baron de Corberon (préf. Léon Honoré Labande), Un diplomate français à la cour de Catherine 2, 1775-1780 : Journal intime du chevalier de Corberon, chargé d'affaires de France en Russie, t. 2, Plon,‎ 1901, 434 p. (lire en ligne)