Troisième Période intermédiaire égyptienne

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La Troisième Période intermédiaire est la troisième transition qui relie les deux les grandes époques du Nouvel Empire et de la Basse Époque, dernier chapitre de l'histoire de l'Égypte pharaonique.

Elle couvre une période de près de trois siècles depuis le XIe siècle jusqu'au VIIe siècle et est dominée par des dynasties issues de peuplades libyennes installées dans le delta du Nil et en Moyenne-Égypte notamment, tandis que la Haute-Égypte glisse peu à peu de l'emprise des prêtres d'Amon à l'influence de plus en plus importantes du royaume de Napata.

Parmi les personnages illustres de cette époque, on peut citer :

Dynasties de la IIIe période intermédiaire[modifier | modifier le code]

À la fin de la XXe dynastie, Ramsès XI (-1098 à -1069) a perdu tout pouvoir et le pays se divise : à partir de -1080 environ, Hérihor, grand prêtre d'Amon à Thèbes, devient une sorte de pseudo-pharaon, à Thèbes alors que Ramsès XI dirige le nord du pays. À sa mort, Smendès, un inconnu, peut-être apparenté à Hérihor, fonde la XXIe dynastie, qui ne règne que sur la Basse-Égypte, il installe sa capitale dans le Nord-Est du delta du Nil, à Tanis. Le clergé d'Amon continue de régner sur la Thébaïde, dans une vassalité toute théorique à l'égard du pharaon. Ainsi se déroule la dynastie. À noter Psousennès Ier (vers -1040 à -993), est le seul pharaon dont la tombe à été découverte totalement inviolée.
Pendant ce XIe siècle, des tribus libyennes, les « Machaouach », s'infiltrent en Égypte et forment des chefferies dans l'ouest du delta. Vers -950, un pharaon d'origine libyenne, Chechonq Ier, monte sur le trône de Tanis après avoir épousé la fille du dernier pharaon de la XXIe dynastie. Il fonde ce qu'on appellera la XXIIe dynastie, dite dynastie libyenne. Une partie du clergé d'Amon se réfugie alors en Haute Nubie, plus précisément à Napata. Parmi les pharaons de cette dynastie, on citera Osorkon II, connu en particulier par la « triade » qui figure au musée du Louvre.
  • La XXIIIe dynastie règne en parallèle avec la fin de la dynastie précédente et voit l'éclatement du territoire en plusieurs royaumes indépendants ; on parle d'anarchie libyenne car si ses pharaons sont apparentés ils forment un ensemble hétéroclite, presque féodal, régnant la plupart du temps en concurrence et guerroyant les uns contre les autres.
Vers -818, un autre pharaon libyen fonde la XXIIIe dynastie, et installe sa capitale à Bubastis, également située dans la partie est du delta. Ainsi deux pouvoirs se partagent le delta; ils s'ajoutent au pouvoir thébain, au sud et à celui de Napata, en Haute Nubie, plongeant ainsi le pays dans la division et l'anarchie. Osorkon III (XXIIIe dynastie) essaie d'affaiblir le pouvoir du grand prêtre en confiant la charge de « divine Adoratrice d'Amon » (voir Place de la femme en Égypte) à une princesse de sang royal, pour réconcilier sa dynastie et le clergé: ce sera en vain.
Venant du sud cette fois, Piânkhy, nubien et roi de Napata, conquiert la Haute-Égypte et cherche à s'emparer du delta pour achever la réunification: c'est aussi un échec. À cette époque cohabitent les XXIVe dynastie « libyenne », dans le delta et la XXVe dynastie « kouchite » ou « éthiopienne » dans le sud. Ces guerres intestines, affaiblissent profondément l'Égypte. La dynastie koushite parviendra à conquérir l'ensemble du territoire mais les Assyriens en profitent pour étendre leur empire au Proche-Orient et en -667, Assurbanipal impose sa suzeraineté aux roitelets égyptiens. Cela marque le début d'une longue série d'invasions qui se poursuivront, après la fin de la « troisième période intermédiaire », tout au long de la Basse Époque.