Bataille d'Al-Anbar

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Bataille d'Al-Anbar
Situation en janvier 2014
Situation en janvier 2014
Informations générales
Date
Lieu Falloujah et Ramadi
Issue Victoire de l'État islamique et des rebelles sunnites
Belligérants
Drapeau de l'Irak Irak
Drapeau de l'Iran Iran
(à partir de juin 2014)
Drapeau des États-Unis États-Unis
(à partir de septembre 2014)
Drapeau de la France France
(à partir de septembre 2014)
Drapeau du Canada Canada
(à partir de novembre 2014)
Drapeau de l'État islamique État islamique
Flag of the Revolutionary Tribal Council.svg Révolutionnaires tribaux d'al-Anbar
Flag of Iraq (1991-2004).svg Armée des hommes de la Naqshbandiyya
Commandants
Drapeau de l'Irak Ali Ghaidan Majeed
Drapeau de l'Irak Ahmed Abou-Risha
Drapeau de l'Iran Ghassem Souleimani
Forces en présence
Drapeau de l'Irak
20 000 hommes[1]
(en janvier 2014)

Drapeau de l'Iran
Force Al-Qods[2]

Drapeau des États-Unis Drapeau de la France Drapeau du Canada
forces aériennes
Drapeau de l'État islamique
inconnues

Flag of the Revolutionary Tribal Council.svg
130 000 hommes[3]
(revendiqué mais non confirmé)
Pertes
Drapeau de l'Irak
~ 1 000 morts[3]
Flag of the Revolutionary Tribal Council.svg Drapeau de l'État islamique
inconnues
Total :
~ 2 000 morts[3]
(de décembre 2013 à mai 2014)

500 à 800 morts[4],[5]
(du 15 au 17 mai 2015 à Ramadi)
Guerre d'Irak

La bataille d'Al-Anbar a lieu lors de la guerre d'Irak. Les combats commencent le 30 décembre 2013 par une insurrection de tribus sunnites contre le gouvernement. Les forces de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) interviennent également. Le 4 janvier 2014, Falloujah tombe aux mains des rebelles. Les combats s'étendent également à Ramadi et ses environs. Le , après plus d'un an de combats, Ramadi est à son tour conquise par les djihadistes.

Contexte[modifier | modifier le code]

La ville de Falloujah a été durement bombardée durant la guerre du Golfe (1990) et la guerre d'Irak (2003-2011). Elle a notamment été assiégée deux fois par les forces américaines en 2004 (voir bataille de Falloujah). L'invasion américaine de 2003 et la guerre qui a suivi ont complètement détruit le système politique et la cohésion sociale à l'intérieur de la ville. Les bombardements ont laissé une pollution (uranium, plomb, mercure) qui provoque de graves conséquences sanitaires dans la population. Pour les chercheurs, cela semble donc normal qu'une structure comme l'État islamique s'empare aisément de la ville[6].

De nouveaux troubles éclatent en décembre 2012, après l'arrestation de 120 gardes du corps de Rafa Al-Issaoui, ministre sunnite des finances. Ce dernier trouve refuge à Falloujah. Des milliers de sunnites manifestent alors et se rassemblent sur un axe du carrefour routier reliant Falloujah à Bagdad. Un camp est établi, surnommé « place de la Dignité » par les manifestants qui réclament la libération des plusieurs milliers de prisonniers sunnites, l'égalité des droits et l'emploi. Le mouvement reçoit le soutien de chefs de tribus et de religieux chiites, et notamment de Moqtada al-Sadr. Cependant lorsque le premier ministre Nouri al-Maliki tente d'engager des réformes, celles-ci sont bloquées par d'autres députés chiites[7].

Les protestataires rassemblés dans le camp viennent cependant de différents mouvements politiques, les témoins observent la présence de drapeaux irakiens de l'époque de Saddam Hussein, d'autres d'après l'invasion, le drapeau syrien de l'Armée syrienne libre, mais aussi le drapeau noir des salafistes sont également relevés[7].

Malgré des heurts avec la police, les manifestations restent globalement pacifiques[7]. La violence surgit en décembre. Le quatre policiers sont tués par des insurgés à Falloujah[8]. Le 28, le député sunnite Ahmed al Alouani, est arrêté à Ramadi. Son frère et six de ses gardes du corps sont tués au cours de l'arrestation[7].

Déroulement[modifier | modifier le code]

Insurrection des tribus sunnites[modifier | modifier le code]

Les affrontements éclatent le , lors du démantèlement du camp des protestataires que le gouvernement accuse d'être des partisans d'Al Qaida. Les protestataires, sunnites, reprochent de leur côté au premier ministre Nouri al-Maliki, chiite, la mise à l'écart de leur communauté. Les combats débutent à Ramadi et se portent rapidement jusqu'à Falloujah[9],[10],[11].

Le 30, selon la police irakienne, des hommes armés ouvrent le feu sur les forces spéciales lorsqu'elles tentent de pénétrer dans le nord de la ville de Ramadi. Au moins trois policiers sont tués et quatre véhicules sont détruits. Selon les hôpitaux, 10 autres corps sont conduits à la morgue ce jour-là. Pour protester contre ce violences, le cheikh Abdoul Malik al Saadi et plus de 40 députés sunnites du parlement irakien présentent leur démission[12].

Des milliers de sunnites se soulèvent, plusieurs tribus se fédèrent en un groupe et prennent le nom de « Révolutionnaires tribaux ». Cependant le gouvernement irakien souligne surtout la présence de l'EIIL et les Révolutionnaires tribaux d'Anbar sont amalgamés à des « terroristes » et à des « djihadistes »[13].

Le 1er janvier, des djihadistes de l'EIIL profitent de la situation pour attaquer des postes de police. Les islamistes s'emparent de plusieurs dépôts d'armes et libèrent 101 détenus dans le commissariat de Falloujah. Des commissariats et véhicules militaires sont incendiés. Les combats ont alors fait au moins 13 morts[10],[9],[14].

HRW rapporte des propos faisant état du manque de confiance des Habitants de Falouhja envers le gouvernement centrale irakien "« Nous ne savons pas qui nous devons craindre le plus, al-Qaïda ou SWAT», a déclaré un habitant de Fallujah, faisant allusion à une unité des forces spéciales qui est chargée d'effectuer des opérations antiterroristes. « Pourquoi devrions-nous les aider à combattre al-Qaïda, sachant qu'ils s'en prendront à nous dès qu'ils en auront fini avec eux?» . De même Dans une autre video analysés par l'ONG, un homme se présentant comme un dirigeant d'al-Qaïda demande à une foule de badauds à Ramadi: « Que sommes-nous censés faire quand l'armée viole nos femmes? Que sommes-nous censés faire quand ils emprisonnent nos femmes et nos enfants?»Des protestataires pacifiques ont posé les mêmes questions aux autorités irakiennes lors de manifestations de masse qui ont commencé il y a plus d'un an, mais la promesse de Maliki de s'occuper de ce problème est restée lettre morte[15].

Prise de Falloujah et attaque de Ramadi par les insurgés[modifier | modifier le code]

Il est un temps envisagé par le gouvernement irakien de retirer l'armée pour apaiser la situation, mais finalement sur ordre du premier ministre, les forces armées irakiennes reçoivent des renforts et interviennent pour tenter de reprendre le contrôle de la situation. Cependant, la progression des soldats est freinée par des tireurs embusqués postés sur les toits et les minarets[10],[9],[16].

Le 2 janvier, les Révolutionnaires tribaux et les hommes de l'EIIL prennent le contrôle de plusieurs secteurs de Ramadi et Falloujah[9].

Le 3 janvier, les combats se poursuivent entre les djihadistes et les forces de sécurité irakiennes alliées à des tribus locales. À Ramadi, contrairement à Falloujah, la plupart des milices tribales prennent le parti des forces gouvernementales[17]. Selon le ministère de l'Intérieur, au moins 71 djihadistes et 32 civils sont tués[9]. Des combats opposent également les djihadistes aux milices Sahwa. Selon un officier Sahwa, 62 insurgés ont été tués, dont 46 à Ramadi et 16 à Khaldiya, située au sud de cette ville. Il affirme également que parmi les morts figure l'émir d'Al-Anbar Abou Abderrahmane al-Baghdadi[18].

Falloujah est bombardée dans la nuit du 3 au 4 et des combats y font au moins 8 morts et une trentaine de blessés[17]. Le matin du 4 janvier, les services de sécurité irakiens annoncent que la ville de Falloujah est passée sous le contrôle total des djihadistes de l'État islamique en Irak et au Levant. L'armée affirme cependant toujours tenir les abords de la ville[9]. Environ 1 000 combattants insurgés y seraient présents[19].

Dans la journée du 4 janvier, l'armée irakienne lance deux opérations contre les rebelles. La première près de Ramadi, la seconde à Garma, non loin de Falloujah. À la fin de la journée les forces de sécurité irakiennes et le général Ali Ghaidan Majeed, commandant des forces terrestres irakiennes, déclarent que 55 insurgés, 8 soldats et au moins 2 miliciens ont été tués lors des combats. La ville de Ramadi reste tenue par les forces gouvernementales mais les djihadistes restent présents dans les quartiers de Malab, Adel et Bakr[20],[21],[22],[23].

Dans la nuit du 4 au 5 janvier, l'aviation irakienne effectue plusieurs bombardements sur Ramadi, 25 djihadistes de l'EIIL sont tués selon les autorités. Le 5 janvier, le gouvernement irakien annonce l'imminence d'une contre-offensive pour reprendre Falloujah et Ramadi[24]. Le même jour, selon les déclarations anonymes de membres du gouvernement de la province d'Al-Anbar à l'Associated Press, 22 soldats, 12 civils et nombre inconnu d'insurgés ont été tués à Ramadi, on compte également 58 blessés[25]. 11 combattants venus d'Afghanistan et de plusieurs pays arabes sont également tués sur l'autoroute entre Bagdad et Falloujah selon le général Ali Ghaidan Majeed[26].

Poursuites des combats dans les environs de Falloujah et Ramadi[modifier | modifier le code]

Les forces irakiennes encerclent Falloujah, à la date du 10 janvier, elles sont fortes de 20 000 hommes[1]. Cependant le gouvernement hésite à lancer une offensive qui risque d'être très meurtrière, tant pour les militaires que pour les civils, et d'accroître irrémédiablement les tensions entre Chiites et Sunnites[27]. Aussi le 6 janvier, le premier ministre Nouri al-Maliki demande aux habitants de Falloujah de chasser de la ville les combattants djihadistes de l'EIIL[28].

Dans la nuit du 6 au 7 janvier, l'armée irakienne lance un assaut pour reprendre l'ouest de Ramadi. Les combats durent de 23 heures à 6 heures du matin, mais les insurgés repoussent finalement les assaillants. Au moins 4 civils sont tués et 14 blessés[29]. Le 7, 25 insurgés sont tués par une frappe aérienne à Ramadi selon le ministre de la Défense[30].

Dans la matinée du 8 janvier, des combats ont lieu pendant une heure à Falloujah dans les quartiers d'Al-Askari à l'est et d'Al-Chouhada à l'ouest. L'aviation effectue également quelques bombardements. À cette date, 13 000 familles ont quitté Falloujah. Cependant les insurgés autorisent la police de circulation à revenir en ville. Selon le cheikh Ali al-Hammad, la ville est entièrement contrôlée par les Révolutionnaires tribaux et les forces de l'EIIL ne sont plus présentes à Falloujah[31],[32],[33].

Le même jour, l'armée attaque également les rebelles à Khaldiyah, près de Ramadi[31]. À Ramadi, deux miliciens sont tués et quatre autres blessés par un kamikaze[32].

Le 9 janvier, les militaires irakiens, soutenus par des chars et des hélicoptères lancent une offensive à Al-Boulali, située entre Falloujah et Ramadi[34]. Dans la soirée, à Ramadi, trois policiers sont tués et six blessés par un attentat kamikaze à la voiture piégée[35].

Le 10 janvier, les combattants des tribus loyalistes et la police reprennent le contrôle des quartiers de Malaab et de Fursan, à Ramadi. Selon Ahmed Abou-Risha, chef des milices Sahwa, les djihadistes ne contrôlent plus que 10 % de la ville. D'après un médecin, au moins deux civils ont été tués, quatre civils et huit insurgés sont également blessés[36],[37].

Le même jour, le gouvernement et les rebelles engagent des pourparlers. L'armée s'engage à ne pas lancer d'assaut sur Falloujah tant que dureront les négociations[38].

Le 14, près de Falloujah, un kamikaze conduisant un camion-citerne rempli d'explosifs se fait sauter sous un pont autoroutier sur lequel se trouvaient deux blindés. Un des blindés est détruit par l'effondrement du pont, le second est assailli par des rebelles, puis également détruit. Le même jour, le poste de police de Saklaouya est attaqué par plusieurs dizaines d'hommes, les policiers se rendent. Par la suite, des hélicoptères interviennent pour tenter de repousser les insurgés. À Garma, selon des médecins, quatre personnes sont tuées et six blessés par des tirs de mortiers[39].

Le même jour à Ramadi, les djihadistes regagnent du terrain, les deux quartiers conquis les jours précédents par les loyalistes sont repris par rebelles. Ces derniers poursuivent leur avance et contrôlent six quartiers du sud et du centre de la ville. Selon un médecin du principal hôpital de Ramadi, au moins deux policiers sont tués et cinq blessés[40].

Le 16 janvier, 3 000 soldats irakien appuyés par des chars lancent un assaut sur un camp rebelle à Al-Boubali, située entre Falloujah et Ramadi. Les pertes ne sont pas connues, mais l'armée affirme vouloir récupérer les corps de huit soldats, tués les jours précédents. Des combats ont également lieu pendant la nuit à Falloujah, au moins deux personnes sont tuées par des tirs de mortiers. À Ramadi, dans la soirée, trois miliciens loyalistes sont tués par un kamikaze. Quelques heures plus tard, des bombardements font trois morts dans cette même ville[41],[42].

Le 19 janvier, Abou Bakr al-Baghdadi appelle les insurgés à progresser vers Bagdad[43]. Le 21, l'aviation irakienne bombarde les positions insurgées, 50 rebelles sont tués selon le ministère de la Défense[44], 13 autres sont tués les même jour lors d'échanges de tirs selon l'armée irakienne. Au moins huit autres personnes sont tuées le 22 selon des médecins[45].*

Le 24 janvier, le gouvernement irakien déclare que 140 000 habitants ont fui les combats, dont 65 000 dans la dernière semaine[46]. Ce jour-là, des bombardements dans le quartier de Nazal, au sud de Falloujah, font huit morts, dont un enfant, et sept blessés. Le 25, l'armée irakienne affirme avoir tué 20 insurgés à Albou Faraj, près de Ramadi[47]. Le 26, une femme et ses trois enfants sont tués par une explosion[48]. Le même jour, près de Falloujah, les combattants de l'EIIL attaquent un poste de l'armée irakienne et capturent 5 à 22 soldats irakiens selon les témoignages, ils s'emparent également de 6 véhicules Humvee, dont trois sont incendiés. Le même jour, la police irakienne abandonne les commissariats de Al-Boubali et Albou-Obeid, situés entre Falloujah et Ramadi, qui sont pris par les insurgés[49].

Le 1er février, l'armée irakienne lance une offensive à Ramadi et au nord de Falloujah, selon Ahmed Abou-Risha, elle a tué 35 rebelles dans la première ville et au moins 15 le sont près de la seconde, selon le Ministère de la Défense[50]. Le 3, l'armée irakienne affirme avoir repris plusieurs quartiers de Ramadi et selon elle, 57 rebelles ont été tués à Al-Anbar, la plupart dans la banlieue de Ramadi. Falloujah de son côté, est la cible de raids aériens[51],[52],[53].

Le 8 février, des rebelles attaquent un avant-poste de l'armée au nord de Falloujah, mais ils sont repoussés à la suite de l'intervention d'hélicoptères de combats qui tuent neuf insurgés[54].

Le même jour, Ahmed al-Dulaimi gouverneur de la province d'Al-Anbar lance un ultimatum et donne une semaine aux insurgés pour mettre bas les armes. En échange il leur propose une amnistie, il excepte cependant les djihadistes de l'EIIL. De son côté, le colonel de police Hamid Shandukh déclare à l'AFP que 400 bombes ont été désamorcés à Ramadi, dont plusieurs dizaines cachées dans des maisons[55].

Le 11 février, le Haut commissariat des réfugiés des Nations unies déclare que 300 000 personnes ont été déplacés en raison des combats autour de Ramadi et Falloujah[56].

Le 16 février, en visite à Ramadi, le premier ministre Nouri al-Maliki déclare que la stratégie des forces de l'ordre est d'isoler Falloujah et d'attendre que les insurgés n'aient plus de munitions[57].

Selon le gouvernement irakien, 52 insurgés sont tués à Ramadi lors de combats livrés le 3 et le 4 mars. Le 4, selon un médecin, une femme et deux enfants sont tués par un obus de mortier à Falloujah[58]. Au cours du mois de mars, la ville de Ramadi est presque compètement reprise par les forces gouvernementales.

Des affrontements éclatent à Falloujah, dans la nuit du 18 au 19 mars. Les combats ont lieu dans les quartiers du nord, de l'est et du sud de la ville, faisant 15 morts et 40 blessés, selon un médecin de la ville[59].

Le 20 mars, à Ramadi, une vingtaine de soldats d'élite des forces de sécurités irakiennes pénètrent dans un bâtiment piégé par des charges explosives. L'explosion fait 14 morts dans les rangs des militaires[60].

Le 23 mars, à al-Sijar, au nord de Falloujah, un affrontement oppose un commando de l'armée irakienne aux insurgés. Le même jour, la zone industrielle de Falloujah est visée par des tirs d'artillerie. Selon un membre de la police provinciale, 33 rebelles sont tués par le commando tandis que les pilonnages ont fait trois morts et deux blessés chez les insurgés[61].

Le 26 mars, quatre civils sont tués et sept autres sont blessés par des tirs d'artillerie à Falloujah[62].

Le 1er avril, un commando irakien tue 12 insurgés dans la ville d'al-Garma, à l'est de Falloujah, selon une source policière anonyme de l'agence Xinhua[63].

Le 5 avril, à Garma, près de Falloujah, une bombe explose dans une maison que des soldats étaient en train de fouiller, puis d'autres soldats envoyés en renfort sont pris sous le feu des insurgés. Selon les autorités irakienne, l'explosion et l'affrontement qui a suivi ont fait 15 morts et 24 blessés dans les rangs des militaires[64].

Le 7 avril, selon le général Saad Maan, porte-parole du ministère de l'Intérieur, 19 insurgés sont tués par l'armée et la police au sud de Bagdad et dans les environs de Ramadi et Falloujah[65].

Le 11 avril, 6 civils sont tués et 24 blessés par des frappes aériennes sur Falloujah. Le même jour à Ramadi, six hommes appartenant probablement à l'EIIL sont tués par des soldats d'après une source de la police provinciale[66].

Le 16 avril, 16 civils sont tués par des tirs de mortiers à Falloujah. Le même jour, deux kamikazes se font exploser à deux entrées de bâtiments officiels de Ramadi, tuant trois soldats, un policier et un civil et faisant environ 12 blessés[67],[68].

Le 18 avril, l'armée irakienne prend d'assaut la localité d'al-Hamira, au sud de Ramadi. D'après des responsables de l'armée et de la police, deux soldats et 21 insurgés sont tués lors de l'affrontement[69].

Le 21 avril, un affrontements dans la province d'al-Anbar fait neuf mort et sept blessés du côté des rebelles selon les déclarations d'un policier à l'agence Xinhua[70].

Le 25, quatre hommes de l'EIIL sont tués à l'ouest de Ramadi selon un officier de la police irakienne[71]. Le 26, selon un médecin de l'hôpital de Falloujah, deux personnes sont tuées et 20 blessées par des tirs d'artillerie dans plusieurs quartiers de la ville[72].

Les 3 et 4 mai, des bombardements sur Falloujah font 11 morts et 4 blessés selon un médecin de la ville[73]. Le 4, à l'est de la ville, un poste de l'armée irakienne est attaqué par des rebelles suspectés d'être liés à l'EIIL. L'attaque est repoussée et sept rebelles sont tués selon une source policière de l'agence Xinhua[74].

Le matin du 6 mai, un barrage de l'armée est attaqué à Al-Amriyah, au sud de Falloujah. D'après un médecin, trois enfants et une femme ont été tués et 15 personnes blessées lors des combats[75].

Sept personnes sont tuées et 45 blessées par des bombardements sur Falloujah la nuit du 6 au 7 mai selon Ahmed Shami, médecin en chef du principal hôpital de Falloujah[76].

Le 10 mai, huit personnes, dont deux enfants, sont tuées à Falloujah à la suite de bombardements et de combats[77].

Le 16 mai, le ministère irakien de la Défense affirme qu'au moins 80 insurgés sont tués lors d'opérations dans la province d'Al-Anbar[78].

Le 27 mai, Human Rights Watch affirme que les forces gouvernementales irakiennes ont « tiré des obus de mortier et mené d’autres attaques contre l'Hôpital général de Falloujah » et depuis le début du mois de mai, elles ont également « largué des barils d’explosifs sur des quartiers résidentiels de Falloujah et des zones voisines [...] ces attaques aveugles ont fait de nombreuses victimes civiles et forcé des milliers d'habitants à fuir leurs foyers ». HRW indique également que des militaires irakiens ont été exécutés après avoir été capturés par les rebelles, dont ceux de l'EIIL[79].

Le 1er juin, des combats et des bombardements au nord et au sud de Falloujah font au moins 22 morts et 36 blessés selon Ahmed Shami, médecin du principal hôpital de la ville[80].

Avancée de l'État islamique[modifier | modifier le code]

Le 7 juin, un commando de 30 à 40 djihadistes de l'EIIL s'empare de l'université de Ramadi après avoir tué des gardes et fait sauter un pont. Plusieurs centaines d'étudiants et de membres du personnel sont pris en otages par les assaillants. Peu après les forces spéciales irakiennes lancent l'assaut. À la fin de la journée, le ministère de l’Intérieur annonce que « tous les étudiants pris en otages ont été libérés »[81],[82],[83].

Le 22 juin, les funérailles du général de brigade Abdul-Majid al-Fahdawi, tué la veille à la bataille d'Al-Qaim, ont lieu près de Ramadi. Mais un kamikaze se fait exploser dans le hall où se déroule la cérémonie, peu après une voiture piégée explose au milieu de la foule fuyant la première attaque. Huit personnes sont tuées et 13 blessées dans ces deux explosions[84].

Le 29 juin, des combats ont lieu dans les provinces d'Al-Anbar et de Babil, 9 soldats, 11 policier et 53 insurgés sont tués selon une source militaire de l'AFP. 22 militaires et policiers sont également blessés[85],[86].

Le 11 juillet, les rebelles sunnites lancent une offensive sur Ramadi. Des combats ont lieu à l'ouest de la ville, les insurgés s'emparent d'un poste de police et en font exploser un autre. 11 policiers sont tués et 24 blessés selon les déclarations à l'AFP, d'un officier et d'un médecin[87].

Le 15 août, après la démission de Nouri al-Maliki, les chefs des tribus sunnites rebelles de la province d'Anbar se déclarent prêts à coopérer sous conditions avec son successeur Haïder al-Abadi[88]. Le même jour, une alliance de 20 tribus sunnites se forme et entre en guerre contre l'État islamique[89],[90].

Le 17 septembre, les forces irakiennes, soutenus par des combattants tribaux, lancent des opérations contre l'EI à Ramadi, Falloujah et Haditha. À Falloujah, le quartier al-Soudjour est bombardé et au moins 12 civils sont tués, tandis qu'à Barouana, au sud de Haditha, l'armée repousse une attaque des djihadistes[91].

Article détaillé : Bataille de Saklaouiya.

Le 21 septembre, les djihadistes prennent d'assaut le camp de Saklaouiya, près de Falloujah. 400 à 600 soldats irakiens sont tués ou faits prisonniers[92].

Le 24, les djihadistes assiègent également le camp d'Albou Etha, au sud de Ramadi, défendu par 200 hommes[92]. L'armée irakienne lance une contre-offensive et le 26, elle affirme avoir repris le contrôle de al Sidjr et d'Albou Etha[93],Reuters : Les forces irakiennes reprennent une zone dans l'Anbar-police.

Le 25 septembre, deux Rafale français en mission de reconnaissance traitent une « cible d'opportunité », une zone de hangars dans le secteur de Falloujah[94]

La nuit du 27 au 28 septembre, les djihadistes lancent une offensive sur Amriyat al-Fallouja, entre Bagdad et Kerbala. L'attaque est repoussée après cinq heures de combat par l'armée irakienne soutenue par les forces aériennes de la coalition. Selon une source gouvernementale, Moullah Jassem Mohammad Hamad chef de l'État islamique à Falloujah, aurait été tué[95].

Le 2 octobre, les djihadistes attaquent deux bases de la police et de l'armée irakiennes, mais ils sont repoussés. Les combats font 17 morts du côtés des forces de sécurité, 40 chez les rebelles[96]. Le même jour, les djihadistes de l'EI s'emparent de la ville de Hit, où ils exécutent par balles six soldats faits prisonniers[97]. Le 14, l'armée irakienne abandonne un camp près de Hit, l'EI contrôle alors 85% de la province[98].

Le 22 octobre, une attaque de l'EI est repoussée par les blindés de l'armée irakienne à Amriyat al-Fallouja[99].

Article détaillé : Massacre de Zaouïat Albou Nimr.

Le 29 octobre, près de Hit, les hommes de l'État islamique exécutent 46 prisonniers de la tribu Albounimer qui avait pris les armes contre les djihadistes[100]. D'autres massacres contre la même tribu commis dans les dix derniers jours d'octobre font 200 à 258 morts[101],[102]. Au total, à la fin du mois d'octobre, les djihadistes exécutent entre 300 et 400 membres de la tribu des Albou Nimr - dont 50 femmes et enfants - qui s'était rebellée contre eux[103],[104].

Le 2 novembre, le Canada frappe pour la première fois en Irak ; deux CF-18 bombardent de l'équipement de construction appartenant aux djihadistes près de Falloujah[105],[106].

Prise de Ramadi par l'État islamique[modifier | modifier le code]

Le 21 novembre, l'État islamique lance une importante offensive sur Ramadi, qui est attaquée de tous les côtés. Les djihadistes parviennent à entrer dans la ville par son côté est[107],[108]. Rapidement, ils s'emparent de 30% de la ville[109] et progressent jusqu'au centre de la ville et les combats se poursuivent près du siège du gouvernement provincial[110]. Le soir du 26 novembre, un assaut des forces djihadistes sur le siège du gouvernement est repoussés par les troupes gouvernementales et les tribus loyalistes soutenus par l'aviation des coalisés qui effectue dix frappes[111]. Le 29, les combats se poursuivent dans les quartiers Mouallimine et El-Bakr, et aux abords du quartier d'Al-Hoz, tenu par l'EI[112].

Le 1er décembre à l'aube, à l'extrême-ouest de la province, le poste-frontière d'al-Walid est attaqué par l'EI qui s'empare d'un stock d'armes et de véhicules, puis se retire. 16 gardes-frontières sont tués et quatre autres blessés, une vingtaine de djihadistes auraient également été tués selon des sources sécuritaires irakiennes[113],[114],[115].

Le 13 décembre, la ville d'al-Wafa, à 45 kilomètres à l'ouest de Ramadi, est conquise par les insurgés. Au moins 19 policiers sont tués, les survivants se replient vers un QG à l'extérieur de la place, et demeurent encerclés par les assaillants[116].

Le 11 mars, sept véhicules kamikazes lancent une attaque-suicide à Ramadi, faisant au moins 13 morts et 30 blessés. L'attaque est suivie d'un assaut des groupes djihadistes qui gagnent du terrain[117],[118],[119].

Le 10 avril, l'EI lance une offensive et s'empare de deux quartiers des faubourgs nord de Ramadi. Les lignes irakiennes sont enfoncées et le chef du conseil provincial de l'Anbar réclame d'urgence des renforts. Les djihadistes détruisent également le pont reliant Ramadi et Albou Faradj[120].

Un bras de fer oppose également le gouvernement irakien et les États-Unis qui exigent que les milices chiites soient retirées de la province d'al-Anbar, peuplée très majoritairement de sunnites. L'aviation américaine suspend ses frappes dans la province pendant trois jours. Le gouvernement irakien finit pas céder et les miliciens chiites se retirent le 13 avril[121].

Le 15 avril, l'EI s'empare des villages d'Albou Ghanim, Soufiyah, Albu Mahal et Albou Souda à l'est de Ramadi[122],[123],[124]. L'armée irakienne lance également une offensive pour tenter de secourir la ville, les combats provoque l'exode d'au moins 90 000 personnes[125],[126]. Du 20 au 27 avril, la police de Ramadi perd 30 hommes tués et 100 blessés et selon al-Jazeera, environ 100 soldats sont tués dans une attaque près du barrage de Tharthar, ce que le ministre de la Défense Khalid al-Obeidi dément, il reconnaît cependant que deux haut gradés de l'armée irakienne et onze soldats sont morts le 24 avril dans un attentat à l'est de Ramadi[127],[128].

Début mai, les familles de miliciens sunnites anti-EI fuient la province et pour tenter de se réfugier à Bagdad, mais le gouvernement irakien refuse de les laisser entrer dans la capitale[129]. Le 14 mai, Abou Bakr al-Baghdadi déclare dans un message audio que la « porte de la repentance est ouverte », il promet le pardon aux miliciens, militaires et policiers sunnites qui déposeront les armes et encourage les familles sunnites refoulées à Bagdad à revenir à Anbar. Ces déclarations semblent avoir eu un échos chez les combattants sunnites anti-EI, abandonnés par le gouvernement central et démoralisés[130],[131].

Le lendemain de ce message audio, l'État islamique reprend son offensive sur Ramadi. Le 15 mai, il s'empare du principal complexe gouvernemental de Ramadi, après avoir notamment engagé plus de six véhicules suicides, les djihadistes contrôlent alors presque toute la ville[132],[133],[134]. Mal soutenues par le gouvernement irakien qui refuse de les armer, les milices sunnites anti-EI finissent par battre en retraite après de long mois de combats[135]. Le 17 mai, la ville de Ramadi tombe entièrement aux mains de l'État islamique au terme d'affrontements très violents. Selon le porte-parole du gouverneur de la province d'al-Anbar, plus de 500 militaires et civils sont morts en 48 heures[4],[136]. (Le bilan serait ensuite monté à au moins 800 morts)[5]. Plus de 55 000 civils fuient également la ville[137],[138].

La province d'al-Anbar est alors presque totalement tenue par l'État islamique. Les forces irakiennes ne contrôlent alors plus que les villes de Haditha et Aamriyat Falloujah, ainsi que les bases militaires de Habaniyeh et de Baghdadi[139].

Le comportement de l'armée irakienne est fortement critiqué le 24 mai par Ashton Carter, le secrétaire à la Défense des États-Unis, qui déclare que « Ce qui est arrivé apparemment c’est que les forces irakiennes n’ont pas montré de volonté de se battre. (...) Nous avons un problème avec la volonté des Irakiens de combattre l’EI et de se défendre ». Il précise que les soldats irakiens « n’étaient pas en nombre insuffisant, ils dépassaient largement en nombre les forces opposées, et ils ne sont pas parvenus à se battre. Ils se sont retirés de la zone »[140].

Suites[modifier | modifier le code]

Le gouvernement irakien annonce ensuite son intention de contre-attaquer et de reprendre la ville en engageant les milices chiites. Une stratégie décriée en raison des exactions des milices chiites qui nourrissent le conflit confessionnel[141],[129],[142]. Le 20 mai, 10 000 hommes se concentrent dans le camp de Habaniyeh[143].

À l'est de Ramadi, la ligne de front se situe alors à Houssaiba Al-Charkiya. La nuit du 20 au 21 mai, les djihadistes tentent une attaque que l'armée irakienne repousse[144].

Le 23 mai, l'armée irakienne, les milices sunnites anti-EI et les milices chiites lancent une contre-offensive sur Ramadi. Elles avancent sur Houssayba, une localité située à sept kilomètres à l'est de la ville[145]. 3 000 hommes des tribus sunnites et 2 000 hommes du Hezbollah seraient engagés dans les combats[146].

Le 26, l'armée lance une opération visant à isoler les forces de l'EI et à préparer l'offensive pour reprendre Ramadi. Elle est baptisée « A tes ordres Hussein », du nom d'un imam chiite[147],[148].

Aides étrangères au gouvernement irakien[modifier | modifier le code]

Tous deux alliés de l'Irak, les États-Unis et l'Iran réagissent également. Les Américains affirment suivre de très près l'évolution de la situation à Falloujah, mais le secrétaire d'État John Kerry déclare que l'armée américaine n'interviendra pas[24]. Cependant le Pentagone décide d'accélérer la livraison à l'Irak d'une centaine de missiles AGM-114 Hellfire et d'une dizaine de drones d'observation Scan Eagle[28]. De son côté, l'Iran propose son aide à l'Irak, le général Hedjazi déclare que « si les Irakiens en font la demande, nous leur fournirons des équipements et des conseils[24]. »

Le 3 janvier, l'Irak reçoit 13 hélicoptères Mi-28NE « Chasseurs de la Nuit » achetés à la Russie. Selon l'accord commercial, une trentaine d'autres hélicoptères doivent être livrés par la suite, dont des Mil Mi-35[149].

Le 24 janvier, le Pentagone notifie le Congrès américain d'un projet de vente à l'Irak de 24 hélicoptères AH-64 Apache et de 480 missiles AGM-114 Hellfire[150].

Les pertes[modifier | modifier le code]

Le 31 janvier, un communiqué des ministères de la santé, de la défense et de l'intérieur déclare que les affrontements de janvier dans l'ensemble de l'Irak ont fait 795 morts et 1 633 blessés pour les civils, 122 morts et 238 blessés du côté des militaires et 96 policiers tués et 153 blessés[151].

Selon les hôpitaux et les centres médicaux de la province d'al-Anbar, 125 corps et 541 blessés ont été comptabilisés entre le 30 décembre 2013 et le 25 janvier 2014, tant civils que militaires, dont 72 morts et 305 blessés pour l'hôpital de Falloujah[152].

Le 1er février, selon un rapport de la mission des Nations unies en Irak, il est impossible d'établir une comptabilité des victimes dans la province d'al-Anbâr. Selon ce rapport, 618 civils et 115 soldats et policiers irakiens ont été tués en janvier dans le reste de l'Irak, 1 229 personnes ont également été blessées[153].

Iraq Body Count affirme de son côté avoir recensé 1 076 civils tués en janvier dans l'ensemble de l'Irak[154].

Selon les chiffres de l'AFP, basés sur des sources médicales et de sécurité, les attentats et les combats ont fait au moins 744 morts en Irak pour le mois de février. Pour le gouvernement irakien, le bilan est de 790 civils et membres des forces de l'ordre tués[155].

Début mai 2014, Ali Hatem al-Doulaimi, un des chefs de tribus rebelles, déclare que les combats ont faits 2 000 morts et beaucoup de blessés. Selon la journaliste Angélique Ferat, l'armée irakienne aurait perdu 1 000 hommes lors des affrontements[156].

Le 7 mai, Ahmed Shami, médecin en chef du principal hôpital de Falloujah, déclare que son établissement a comptabilisé 295 morts et 1 296 blessés entre le 30 décembre 2013 et le 7 mai 2014[76]. Au début du mois de juin, il évoque plus de 350 morts[80].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Vidéographies[modifier | modifier le code]

Analyses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b RFI : En Irak, Fallouja au centre de toutes les attentions
  2. AFP : Irak: le chef d’une unité d’élite iranienne est arrivé dès la prise de Mossoul
  3. a, b et c RFI : Irak: un chef tribal interpelle la communauté internationale
  4. a et b AFP : L'EI s'empare de Ramadi en Irak, mais recule près de Palmyre en Syrie
  5. a et b L'Obs : CARTES. L'implacable progression de l'Etat islamique en Irak et en Syrie, par Boris Manenti.
  6. Cyril Roussel (interviewé), Cristina L'Homme (intervieweuse), « Un chercheur français : les frappes aériennes font le jeu des djihadistes », Rue89, 19 octobre 2014.
  7. a, b, c et d Orient XXI : Al-Qaida contrôle-t-il Fallouja ?
  8. AFP : Irak: 15 militaires tués dans des heurts à l'ouest de Bagdad
  9. a, b, c, d, e et f AFP : Irak: la ville de Fallouja est tombée dans les mains d'Al-Qaeda
  10. a, b et c RFI : Irak: les violences se propagent autour de Fallouja
  11. RFI : Violences meurtrières en Irak après la destruction d’un camp de protestataires
  12. Reuters : Démantèlement d'un camp sunnite en Irak, 13 morts
  13. RFI : Irak: avec l'assaut sur Fallouja, le risque de l'amalgame
  14. Ouest-France : Irak. Les forces spéciales combattent les insurgés à Fallouja
  15. « Irak : Les forces de sécurité font subir des exactions aux femmes en détention », sur Human Right Watch,‎
  16. RFI : Irak : les heurts se poursuivent à Ramadi, dans l’ouest du pays
  17. a et b Reuters : Offensive de l'armée irakienne dans la province d'Anbar
  18. Le Nouvel Observateur : Irak: 62 combattants d'Al-Qaïda tués dans la région de Ramadi
  19. Le Nouvel Observateur : IRAK. La bataille de Falloujah aura-t-elle lieu ?
  20. L'Express : Irak: 55 "combattants d'Al-Qaïda" tués
  21. Le Soir : Irak: 8 soldats tués dans les combats dans la province d’Al-Anbar
  22. Le Nouvelliste : La ville de Falloujah aux mains d'Al-Qaïda
  23. Le Figaro : Irak : la ville de Faloudja tombe aux mains d'al-Qaida
  24. a, b et c RFI : Irak: le pouvoir prêt à en découdre avec les «terroristes» à Fallouja
  25. The Daily Star : Fighting between Iraqi troops, al-Qaida kills 34
  26. AFP : Irak: le gouvernement veut reprendre Fallouja à Al-Qaïda, l'Iran prêt à l'aider
  27. RFI : Irak : l'assaut contre Fallouja retardé
  28. a et b RFI : Irak: les habitants de Fallouja appelés à chasser les combattants liés à al-Qaïda
  29. AFP : Irak: des jihadistes repoussent une attaque à Ramadi
  30. AFP : Irak: l'armée attend avant d'attaquer les jihadistes à Fallouja
  31. a et b AFP : Irak: la ville de Fallouja toujours contrôlée par des hommes armés
  32. a et b AFP : Irak: 13.000 familles ont fui Fallouja, sous le contrôle de jihadistes
  33. RFI : Irak: contrôler Fallouja, une tâche ardue
  34. AFP : Irak: intenses combats dans l'ouest, inquiétudes sur le plan humanitaire
  35. Xinhua : Trois policiers tués dans un attentat suicide à Anbar en Irak
  36. Le Monde : Irak : tribus et police reprennent des quartiers de Ramadi des mains d'Al-Qaida
  37. LaPresse.Ca : Irak: deux quartiers de Ramadi repris à Al-Qaïda
  38. Reuters : Négociations pour éviter un assaut contre Falloudja en Irak
  39. Reuters : Les violences font au moins 24 morts en Irak
  40. Arcinfo : Irak: plus de 40 morts en 24 heures
  41. AFP : Irak: assaut de l'armée contre un camp d'insurgés à Al-Anbar
  42. AFP : Irak: assaut des forces de sécurité contre les insurgés à Al-Anbar
  43. Le Point : Irak : les djihadistes appelés à se diriger vers Bagdad
  44. Le Figaro : Irak: 50 insurgés tués dans des frappes
  45. AFP : Irak: Maliki appelle les habitants d’Anbar à s’opposer aux insurgés
  46. Le Monde : En Irak, exode massif de réfugiés fuyant les combats
  47. APS : Irak - vingt-huit personnes tuées dans des bombardements
  48. Le Soir : Au moins 26 morts dimanche dans des violences en Irak
  49. AFP : Irak: des soldats capturés à Fallouja, 13 morts à travers le pays
  50. La Presse Ca : Irak: l'armée tue 50 rebelles dans des raids
  51. AFP : Les forces irakiennes progressent dans Ramadi, 7 morts dans des violences
  52. Reuters : L'armée irakienne tue 57 activistes dans la province d'Anbar
  53. AFP : Irak: intenses combats pour reprendre des quartiers de Ramadi
  54. Xinhua : Irak : 12 tués et 14 blessés dans des violences à travers le pays
  55. AFP : Irak: le gouverneur d'Al-Anbar lance un ultimatum aux insurgés
  56. AFP : Irak: près de 300.000 personnes ont fui les combats d'Al-Anbar (ONU)
  57. Direct Matin : IRAK: LE PREMIER MINISTRE MALIKI EN VISITE À RAMADI
  58. AFP : Irak: 52 jihadistes de Daech tués à Ramadi (contre-terrorisme)
  59. OLJ : Les violences font 37 morts, dont 15 à Falloujah
  60. TAP info : Quatorze-membres-des-forces-de-securite-irakiennes-tues-a-ramadi
  61. Xinhua : Irak : 66 tués dans des attaques violentes à travers le pays
  62. Xinhua : Dix tués et vingt blessés dans des attaques violentes en Irak
  63. Xinhua : Vingt-cinq personnes tuées dans des attaques en Irak
  64. Associated Press, Au moins 21 soldats abattus en Irak
  65. Belga : Irak: 19 insurgés tués par les forces de sécurité
  66. Xinhua : Irak : 25 morts dans plusieurs attaques violentes
  67. Belga : 18 morts dans des attaques dans l'ouest de l'Irak
  68. AFP et Le Figaro : Irak: attaque contre des bâtiments d'État
  69. AFP : Irak: 29 morts, dont 23 dans un assaut de l'armée contre des insurgés
  70. Xinhua : Irak : 33 personnes tuées dans des attaques violentes à travers le pays
  71. TP : 4 militants killed in Iraq's Ramadi
  72. Xinhua : 22 tués dans des attaques en Irak
  73. AFP et RTL : Irak : onze morts dans des bombardements sur Fallouja
  74. Xinhua : Seize morts dans des attaques violentes en Irak
  75. AFP, AP, Belga et Le Soir : Huit morts dans des violences en Irak
  76. a et b AFP : Irak: au moins 295 morts dans la région de Fallouja en 4 mois (médecin)
  77. France 24 : Irak : violents combats à Fallouja, occupée par l’EIIL depuis 4 mois
  78. AFP : L'Irak endeuillé par de nouvelles violences, 25 morts
  79. Human Rights Watch : Irak : Les forces gouvernementales ont attaqué un hôpital à Falloujah
  80. a et b AFP et Le Figaro : Irak: 22 morts dans des violences à Fallouja
  81. AFP : Assaut des forces irakiennes contre l’université de Ramadi, prise par des jihadistes
  82. AFP et Le Monde : Irak : des dizaines d'étudiants retenus en otages à Ramadi
  83. AFP : Offensive jihadiste en Irak, des étudiants pris en otages plusieurs heures
  84. AP : Irak: huit morts dans un attentat à Anbar
  85. AFP et Le Nouvel Observateur : IRAK. L'armée lance l'assaut pour reprendre Tikrit
  86. Ouest-France : Irak. Vingt membres des forces armées tués dans des combats
  87. AFP : Irak: 11 policiers tués dans des heurts près de Ramadi
  88. Reuters : Irak-Les sunnites d'Anbar prêts à coopérer avec Al Abadi
  89. RFI : Irak: la mobilisation des sunnites pourrait changer la donne contre EI
  90. RFI : Irak: les tribus sunnites renviendront-elles vers l’État irakien?
  91. RFI : Irak: l’armée lance l'assaut contre l’EI dans trois villes du centre
  92. a et b Reuters : L'armée irakienne assiégée par l'État islamique dans l'Ouest
  93. Le Figaro : L'armée irakienne a repris deux camps à l'EI
  94. « Chammal: une seconde frappe aérienne française », sur Ouest France,‎
  95. RFI : Irak: l'armée repousse une attaque jihadiste à l'ouest de Bagdad
  96. AFP : Syrie: Kobané asphyxiée, Ankara autorise une intervention contre l’EI
  97. The Associated Press : L'État islamique continue d'affaiblir Kobani
  98. AFP : Intenses frappes près de Kobané, réunion de la coalition antijihadistes
  99. Le Monde avec AFP : Les Kurdes d'Irak vont envoyer des renforts à Kobané
  100. AFP : L'EI exécute 46 membres d'une tribu en Irak
  101. AFP : Irak: les jihadistes exécutent plus de 200 membres d'une tribu
  102. Le Monde avec AFP : Irak : massacre de tribus sunnites hostiles à l'EI
  103. Paris Match : EN IRAK, L'ETAT ISLAMIQUE CONTINUE LES MASSACRES
  104. Le Monde avec AFP, AP et Reuters ; Irak : l'Etat islamique massacre des centaines de membres d'une tribu sunnite
  105. Le Monde.fr avec AFP et Reuters : Offensive de l'EI sur Ramadi
  106. Radio-Canada avec La Presse Canadienne et CBC : Les frappes canadiennes en Irak visaient à empêcher une inondation programmée par l'EI
  107. RFI : Irak: large offensive du groupe Etat islamique sur Ramadi
  108. Reuters : Irak : Attaque de l'Etat islamique dans le centre de Ramadi
  109. Le Figaro : Premiers succès de la coalition contre l'État islamique
  110. AFP : Irak : assauts des jihadistes à Ramadi et près de Kirkouk
  111. AFP : Irak: un assaut de l'EI sur Ramadi repoussé par l'armée et les tribus alliées
  112. AFP : Irak: armée et tribus alliées affrontent les jihadistes à Ramadi
  113. AFP : Irak: des jihadistes de l'EI tuent 16 gardes-frontières
  114. Le Monde.fr avec AFP et Reuters : L'EI attaque un poste-frontière en Irak, faisant plusieurs morts
  115. Xinhua : Irak : 67 tués dans des affrontements avec l'EI
  116. Reuters : L'EI s'empare d'une ville de l'ouest de l'Irak,19 policiers tués
  117. AFP : Irak: attaque de l'EI à Ramadi avec sept attentats suicide
  118. Wassim Nasr, twitter.
  119. Le Figaro avec AFP : Irak: 13 soldats tués par l'EI
  120. Reuters : Irak : l'EI attaque la capitale de l'Anbar
  121. RFI : Irak: les milices chiites se retirent de la bataille d'al-Anbar
  122. Reuters : Irak-L'Etat islamique s'empare d'un village de l'Anbar
  123. Le Monde : L'EI aux portes de Ramadi, en Irak
  124. Xinhua : Irak: les jihadistes de l'EI s'emparent de nouvelles zones de Ramadi
  125. AFP : Irak: des milliers de familles fuient Ramadi
  126. Le Monde avec AFP : En Irak, plus de 90 000 personnes ont fui les combats dans la région de Ramadi
  127. Romain Caillet, twitter.
  128. AFP : Irak: 30 policiers tués à Ramadi en une semaine de combats
  129. a et b (fr) Modèle:Vidéos France 24 : Irak : la reprise de Ramadi aux jihadistes de l’EI va-t-elle être facile ?
  130. France 24 : Le chef de l’organisation de l'État islamique refait surface avec un message audio
  131. (fr) [vidéo] France 24 : Organisation de l'État Islamique : pourquoi la coalition échoue-t-elle ? - #DébatF24 (Partie 2)
  132. Reuters : Le drapeau de l'Etat islamique flotte sur Ramadi en Irak
  133. L'Obs : En Irak, les djihadistes du groupe Etat islamique s'emparent du principal QG gouvernemental de Ramadi, métropole stratégique à l'ouest de Bagdad
  134. Le Monde avec AFP : n Irak, l'Etat islamique sur le point de prendre la ville de Ramadi
  135. (fr) [vidéo] France 24 : La prise de Ramadi par l’État islamique (EI), est-ce vraiment une surprise ? - IRAK
  136. RFI : Irak: pourquoi Ramadi est tombée aux mains du groupe Etat islamique
  137. Le Figaro avec AFP : Irak: 55.000 personnes ont fui Ramadi
  138. RFI : Irak: après la perte de Ramadi, le Pentagone accuse l'armée irakienne
  139. Wassim Nasr, twitter.
  140. AFP : Les Etats-Unis doutent de la «volonté» de l’Irak de combattre l’EI
  141. RFI : Irak: les milices chiites en route pour chasser le groupe EI de Ramadi
  142. Le Monde : Les Etats-Unis impuissants face à l’avancée de l'Etat islamique, par Gilles Paris.
  143. RFI : Après la chute de Ramadi, la difficile contre-offensive irakienne
  144. Le Monde avec AFP : L’armée irakienne repousse une nouvelle attaque de l’EI à l’est de Ramadi
  145. Le Point avec AFP : Contre-offensive des forces irakiennes contre l'EI
  146. RFI : Irak: l’armée a lancé son offensive pour reprendre Ramadi
  147. AFP : Les forces irakiennes lancent une opération pour isoler l'EI dans Al-Anbar
  148. RFI : Ramadi: une contre-offensive irakienne bien mal nommée?
  149. Ria novosti : L'Irak reçoit 13 hélicoptères russes Mi-28NE
  150. AFP : Le Pentagone prêt à vendre 24 hélicoptères d'attaque à l'Irak
  151. Le Monde : Irak : plus de 1 000 morts dans des affrontements au mois de janvier
  152. Xinhua : Irak: 125 morts en un mois dans les combats en Anbar
  153. Metro : Au moins 733 morts en Irak en janvier, selon l'ONU
  154. Iraq Body Count
  155. Libération : Le bilan des violences en Irak reste élevé, 744 morts au seul mois de février
  156. RFI : Irak: un chef tribal interpelle la communauté internationale