Trois couleurs magazine

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Trois Couleurs
Image illustrative de l'article Trois couleurs magazine

Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité Mensuel
Genre Culturel
Prix au numéro Gratuit
Diffusion 200 000 ex.
Date de fondation mars 2002

Propriétaire MK2
Directeur de publication Elisha Karmitz
Directeur de la rédaction Elisha Karmitz
Rédacteur en chef Etienne Rouillon
ISSN 1633-2083

Trois Couleurs magazine est un magazine mensuel gratuit d’information culturelle, édité par le groupe MK2. Son titre évoque la trilogie du réalisateur Krzysztof Kieślowski. Il est diffusé exclusivement à Paris, dans les cinémas MK2, le réseau Fnac Île-de-France et dans 250 lieux de culture et de consommation.

Trois Couleurs est tiré à 200 000 exemplaires pour une audience finale de 600 000 lecteurs. Le magazine s’intéresse à l’ensemble de l’actualité culturelle et donne la primauté de son contenu au cinéma, avec une forte promotion du cinéma indépendant ; ce parti pris se cristallise dans la réalisation de grands entretiens de réalisateurs tels que Jim Jarmush et Frederick Wiseman.

Histoire[modifier | modifier le code]

À l’origine, dédié uniquement à l’actualité des salles MK2, le magazine ouvre en 2007 ses perspectives sous l’impulsion d’Elisha Karmitz, en s’intéressant de plus près à la culture, la musique et l’actualité technologique. Auréliano Tonet en est le rédacteur en chef et la rédaction compte alors 3 personnes ; cette refonte complète de sa ligne éditoriale, fait de Trois Couleurs l’exemple d’un consumer magazine devenu média[1]. Ce bouleversement s’accompagne d’une extension de la diffusion à un réseau de lieux de vie culturelle et de consommation à Paris.

La nouvelle formule est inaugurée au numéro 50 de Trois Couleurs et fait 56 pages[2]. Partant, la rédaction de Trois Couleurs propose un encart récurrent « Trois raisons de voir ce film » et développe ainsi une relation privilégiée avec son lectorat, à qui elle octroie la page « Trait Libre », qui accueille les dessins et autres réalisations artistiques des lecteurs en rapport avec le cinéma.

La spécificité du magazine repose sur son approche pratique des événements qui s’épanouit notamment grâce au format vidéo : la rédaction de Trois Couleurs réalise à l’époque de nombreuses captations de concerts, d’interviews d’acteurs et de réalisateurs, ainsi que des documentaires[3]. Trois Couleurs réalise ainsi un documentaire sur le légendaire label Motown[4] pour les besoins duquel il se rend à Détroit ; l’équipe réalise en outre la captation d’une performance de Mos Def à l’Élysée Montmartre en 2007[5] et diffuse gratuitement un concert du Wu Tang au complet en 2008[6].

En 2009, une nouvelle formule du magazine[7], étoffé, permet un véritable déploiement éditorial ; centré sur l'actualité cinématographique, il se rapproche aussi de la presse culturelle plus généraliste en relayant les phénomènes culturels qui font l’actualité. S’y ajoute un guide des sorties en région parisienne. Le magazine revêt aussi un nouveau logo[8] plus esthétique et charismatique, inspiré de la culture urbaine.

En décembre 2009, Trois Couleurs lance son premier Hors-série dont le sujet est la contre-culture américaine[9] dont le rédacteur en chef invité est Hedi Slimane. Alors que le magazine traite de l’actualité, le Hors-série s’attache à prendre un corpus culturel et le mettre en perspective, selon trois axes : une approche chronologique, lexicale ou géographique d’un phénomène, un portfolio et une série d’entretiens [10]. Cette ligne éditoriale est décisive dans la définition du positionnement culturel de Trois Couleurs. Les Hors-Séries de Trois Couleurs vont connaître le succès dès le premier numéro et le prolonger par la suite en consacrant un numéro au groupe The Doors, à l’occasion de la sortie du documentaire de Tom DiCillo[11]. Les Hors-Séries se développent ainsi en corrélation avec des événements culturels historiques[12], accompagnant en outre l’exposition sur Stanley Kubrick de la Cinémathèque française[13] ou encore l’exposition Game Stories au Grand Palais. Ce dernier numéro, à paraître en mai 2012 est particulièrement révélateur de l’esprit de Trois Couleurs, car il se déroule autour de la problématique « Un homme. Un livre. Un film. », exploitant par là-même les perméabilités du paysage artistique international et le processus de création.

En avril 2011, la rédaction porte le projet d’Étienne Rouillon, un de ses rédacteurs, qui réalise un documentaire de 75 minutes sur le piratage pour la chaine France 4. À cette occasion, Trois Couleurs rencontre des acteurs de WikiLeaks et des Anonymous[14], avant même que ceux-ci ne soient rendus célèbres par les médias. Ce documentaire, intitulé « Pirat@ges », est plutôt bien accueilli[15],[16]. L’année 2011 voit aussi naître une nouvelle formule du magazine, lancée à l’occasion du Festival de Cannes et qui compte désormais 132 pages[17]. Étienne Rouillon, déjà rédacteur en chef sur le hors-série Game Stories[18] devient le rédacteur en chef de Trois Couleurs en 2012, alors qu’Auréliano Tonet devient chef adjoint du service culture du Monde[19].

Esprit[modifier | modifier le code]

L’objectif de 'Trois Couleurs' est de faire de la presse culturelle différemment, de telle sorte qu’elle s’adapte à un public aussi varié et disparate que le public d’une salle de cinéma ; aussi, la rédaction du magazine s’attache à simplifier des sujets très pointus. Sa ligne éditoriale est définie par une volonté de rendre accessibles des productions et des dynamiques moins connues du grand public[20] dans le domaine de la culture, des technologies, et bien sûr du cinéma.

Afin de s’adapter à son public, 'Trois Couleurs' s’attache à faire passer des concepts en déroulant des histoires sur les sujets auxquels s’intéresse la rédaction[20]; ainsi en a-t-il été de la mise en lumière du rapport entre les jeux vidéo et le cinéma abordée par le Hors-série Games Stories, édité en 2011 à l’occasion de l’exposition du même nom qui eût lieu au Grand Palais[21].

Néanmoins, le magazine demeure très classique dans son ton et sa forme, de telle sorte que son nom « Trois Couleurs » traduit l’idée d’une progression dialectique qui sous-tend la ligne éditoriale du magazine. En effet, un même sujet se déroule selon trois niveaux de lecture :

• les perspectives ouvertes par la sortie (d’un film, d’un album…)

• L’analyse du feedback, de l’impact d’un objet culturel

• L’analyse de la manière dont l’objet culturel devient phénomène

Centré sur l'actualité cinématographique, Trois Couleurs se rapproche aussi de la presse culturelle plus généraliste en relayant les phénomènes culturels qui font l’actualité[22].

Diffusion[modifier | modifier le code]

Trois Couleurs touche près de 600 000 lecteurs et vise un public mixte et trans-générationnel. Les salles de cinéma MK2 représentent 60 % de la diffusion globale du magazine.

La cible du magazine représente 60 % de femmes, 50 % de 15-34 ans, 40 % de Classes Socio-Professionnelles Supérieures (dites « CSP+ ») et 75 % de Parisiens[20].

Il est distribué dans des lieux culturels comme le Palais de Tokyo, le Centre Georges-Pompidou, le musée du Jeu de Paume, le théâtre national de Chaillot… ; des restaurants des bars et des hôtels : le café de Flore, le Bataclan, l’hôtel Amour…; mais on peut aussi le trouver à l’IEP de Paris, Ulm, la Sorbonne, le CELSA ou les Beaux Arts. Il est également diffusé en exclusivité dans toutes les billetteries FNAC d’île de France.


Diffusion : mk2 média

  1. Trois Couleurs

Date de création: Mars 2007

Pagination : 132 pages

Parution : 10 numéros par an

Diffusion : 175 000 exemplaires

Audience Finale : 600 000 lecteurs

Lieux de distribution : MK2, FNAC, 250 lieux cultures et de consommations

Coeur de cible : 25-45 ans / CSP+ / Cinéphiles / Communauté fidèle à la marque MK2


  1. Hors-Séries

Date de création: 2009

Pagination : 132 pages en moyenne

Parution : 4 par an

Format : Dos carré collé, grand format, papier de qualité

Diffusion : 30 000 exemplaires en librairie

Lieux de distribution : kiosque et flammarion

Coeur de cible : 25-45 ans / CSP+ / Cinéphiles / Communauté fidèle à la marque MK2

Prix : entre 6,90 € et 9,90 € (jusqu'à 12,90 € pour le Hors-Série "On The Road")

Ligne éditoriale : les hors-séries proposent des dossiers thématiques esthétiques et approfondis, ainsi qu'un portfolio exclusif de 30 à 52 pages

Publicité : les numéros hors-série comportent au maximum 5 pages de publicités commerciales.

Architecture[modifier | modifier le code]

Entrée du Magazine[modifier | modifier le code]

Les premières pages dressent un panel de l'actualité culturelle du mois, en écho aux pages cinéma formant le cœur du numéro. Elles se composent de rubriques fixes mettant en relation des acteurs, des réalisateurs, des films du moment et des classiques. Il s’agit de la section « les News », dont les rubriques les plus importantes sont :

  • Be kind, rewind : chronique qui met en perspective une sortie ciné avec d’autres films de la même inspiration ou abordant le même sujet.
  • Tendance : cette double page décrypte un thème à l’occasion de la sortie d’un film ou d’un documentaire qui fait débat ou bouscule les idées reçues et l’accrédite d’un corpus vidéo.
  • Mots Croisés : cette double page offre à un acteur du paysage culturel l’occasion de commenter en quelques paragraphes des citations extraites d’une œuvre littéraire en corrélation avec le projet qu’il vient de sortir.
  • Œil Pour Œil : cette courte chronique analyse les étranges ressemblances d’un film à l’affiche et d’un autre sorti avant lui.
  • Pôle Emploi : la rédaction accorde deux pages à ceux qui font l’industrie culturelle dans l’ombre, mais sans qui les films n’auraient jamais eu la même esthétique. En détaillant le CV de ces techniciens, concept designers (en) et autres programmateurs de génie, Trois Couleurs nous rappelle que la culture est aussi affaire de technique.
  • Étude de cas : autour d’une question provocante, la rédaction propose deux regards (un pour, un contre) sur un film à l’affiche. Afin de laisser toutes les armes au lecteur pour qu’il puisse contextualiser le film, Trois Couleurs résume l’actualité cinématographique en 3 chiffres.
  • Enquête : la rédaction s’accorde 3 pages pour approfondir l’analyse d’une question que tout le monde a aux lèvres.
  • Sex Tape' : un article s’intéressant à l’érotisme dans une production culturelle.


Les Pages Centrales[modifier | modifier le code]

Elles portent sur le cinéma et comportent un dossier décryptant les phénomènes actuels mais parfois méconnus du monde cinématographique. On y trouve également des interviews d'acteurs ou de réalisateurs au premier plan de l'actualité mensuelle. Les pages critiques "plein écran" sont consacrées aux meilleurs films du mois; des modules synthétiques soulignent les points incontournables permettant de mieux appréhender le propos des films. Il s’agit de la rubrique « Dossier ».

Le Store[modifier | modifier le code]

Ici sont mis en valeur les trois axes essentiels du magazine: le cinéma, la culture et la technologie. Ces pages présentent les films, les disques, les expositions, les livres et les jeux vidéo coups de cœur de la rédaction. On y retrouve ainsi une « DVD-thèque », une « CD-thèque », une bibliothèque, une « BD-thèque » et une ludothèque.


Le Guide[modifier | modifier le code]

Au sein de cette dernière partie, le magazine développe une approche pratique des évènements grâce à un guide des sorties en région parisienne, problématisée autour des sections suivantes :

  • Sorties en ville
  • Sorties ciné
  • Les événements MK2
  • Tout ou Rien : une chronique BD de Dupuy-Berberian
  • La Chronique d’un acteur du paysage culturel français et/ou international

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]