Trio avec piano n° 7 de Beethoven

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L'archiduc Rodolphe d'Autriche, dédicataire du Trio no 7

Le Trio avec piano no 7 en si bémol majeur, opus 97, de Ludwig van Beethoven, est un trio pour piano, violon et violoncelle en quatre mouvements composé en 1811[1],[2] et publié en 1816[1],[2] avec une dédicace à l'Archiduc Rodolphe d'Autriche, d'où son appellation courante de Trio à l'Archiduc.

Présentation de l'œuvre[modifier | modifier le code]

L'Archiduc Rodolphe était le plus jeune fils de l'empereur Léopold II d'Autriche. Il fut l'élève de Beethoven dont il resta un ami et protecteur fidèle, l'invitant notamment à rester à Vienne en 1809 alors que le compositeur envisageait de partir à la cour de Westphalie.

Le Trio à l'Archiduc est le plus célèbre des trios de Beethoven. Sa composition, postérieure de deux ans à celle du Trio n° 6 opus 70, fut contemporaine de celle de la Septième symphonie. Il a été écrit en moins d'un mois, en mars 1811. Sa création le [1],[2], avec Schuppanzigh[3] au violon et Linke[3] au violoncelle, donna lieu à l'une des dernières apparitions publiques de Beethoven comme interprète (au piano), alors que sa surdité était presque totale.

Le trio fut publié chez Steiner à Vienne en décembre 1816[1],[2].

Les thèmes initiaux des deux premiers mouvements sont très proches de ceux déjà utilisés par Beethoven dans les mouvements correspondants de son Septième Quatuor opus 59 n° 1.

Il comporte quatre mouvements :

  1. Allegro moderato, 4/4, si bémol majeur (287 mesures)[4]
  2. Scherzo Allegro, 3/4, si bémol majeur (443 mesures)[4]
  3. Andante cantabile, 3/4, ré majeur (194 mesures)[4]
  4. Allegro moderato, 2/4, si bémol majeur (410 mesures)[4]

Sa durée d’exécution est d'environ 40 minutes[5].

Repères discographiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Source : Bary Cooper, Dictionnaire Beethoven, Éditions Jean-Claude Lattès, 1991, p. 376
  2. a, b, c et d J. et B. Massin, Ludwig van Beethoven, Fayard, 1967, p. 671
  3. a et b Elisabeth Brisson, Guide de la musique de Beethoven, Fayard, coll. « Les Indispensables de la musique »,‎ 20 avril 2005, 878 p. (ISBN 9 782213 624341 et 2213624348), p. 536
  4. a, b, c et d Toutes les indications de tonalité, nuances, mesure ont été relevées sur l'édition originale visible sur [1], consultées le 19 octobre 2012
  5. Durée moyenne basée sur les enregistrements discographiques cités
  6. Enregistrement salué par un Diapason d'or dans la revue Diapason n° 348 du mois d'avril 1989 et n° 503 du mois de mai 2003 (réédition Naxos)
  7. « Le son d'une autre époque ? Peut-être. Mais son génie aussi. La poésie, l'élan improvisateur de ces interprétations n'ont jamais été dépassés ». Le guide 1996 du CD : Tome 1, Répertoire Classique, Marabout,‎ 1996 (ISBN 978-2-5010-2361-0), p. 88
  8. Enregistrement salué par la note de 5 diapasons dans la revue Diapason (octobre 2008) et par la note de 5 étoiles dans la revue Le Monde de la musique (octobre 2008)
  9. Enregistrement salué par un Diapason d'or dans la revue Diapason n° 487 du mois de décembre 2001
  10. « La vision apollinienne du Beaux Arts Trio, dans leur meilleure intégrale, est restituée dans une superbe prise de son, charnue et parfaitement définie ». La Discothèque idéale : sous la direction de Bertrand Dermoncourt, Actes Sud,‎ 2012 (ISBN 978-2-3300-0216-9), p. 42
  11. Enregistrement salué par un Diapason d'or dans la revue Diapason n° 603 du mois de juin 2012
  12. « Kempff, Szerning et Fournier donnent la primauté au plus grand nombre des nuances, à la sensualité sonore ». Dictionnaire des disques Diapason : Guide critique de la musique classique enregistrée, Robert Laffont,‎ 1984 (ISBN 978-2-2215-0233-4), p. 129.

Liens externes[modifier | modifier le code]