Tridymite

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Tridymite
Catégorie IX : silicates[1]
Tridymite - Ochtendung, Eifel, Allemagne

Tridymite - Ochtendung, Eifel, Allemagne
Général
Numéro CAS 15468-32-3 (α)
99493-54-6 (β)
192076-33-8 (γ)
Classe de Strunz 4.DA.10
Formule brute O2SiSiO2
Identification
Masse formulaire[2] 60,0843 ± 0,0009 uma
O 53,26 %, Si 46,74 %,
Couleur Incolore, blanc, blanc jaunâtre, gris, rose
Classe cristalline et groupe d'espace Variable, voir la section « Cristallographie »
Système cristallin Hexagonal, orthorhombique, monoclinique
Macle Extrêmement fréquent {1016}
Clivage {0001} indistinct, {1010} imparfait
Cassure irrégulière a conchoïdal
Habitus tabulaires pseudo-hexagonaux
Échelle de Mohs de 6,5 à 7
Éclat vitreux, nacré
Propriétés optiques
Indice de réfraction nα = 1,468 - 1,482 ; nβ = 1,470 - 1,484 ; nγ = 1,474 - 1,486
Biréfringence δ = 0,006
Fluorescence ultraviolet Rouge sombre
Transparence Transparent à translucide
Propriétés chimiques
Densité de 2,25 à 2,28
Propriétés physiques
Magnétisme aucun
Radioactivité aucune
Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

La tridymite est une espèce minérale de la famille des tectosilicates, et un des polymorphes de la silice, avec le quartz, la coésite, la cristobalite, la stishovite, de formule SiO2 pouvant contenir des traces : titane, aluminium, fer, manganèse, magnésium, calcium, sodium, potassium, eau.

Un mélange microcristallin de cristobalite et de tridymite est une variété d’opale : l’Opal-CT (lussatite pour les francophones).

Historique de la description et appellations[modifier | modifier le code]

Inventeur et étymologie[modifier | modifier le code]

La tridymite a été décrite par Gerhard vom Rath (1830 - 1888) en 1868. Son nom dérive du grec τρι̉δυμο, tridymos (« triplet »), par allusion à sa macle fréquente à trois individus[3].

Topotype[modifier | modifier le code]

Cerro San Cristóbal, Mun. de Pachuca, Hidalgo, Mexique. C'est également le gisement type pour la cristobalite.

Synonymie[modifier | modifier le code]

Il existe trois synonymes pour la tridymite[4] :

  • asmanite, (Story Markeline, 1887). Découverte dans la météorite de Breitenbach[5] ;
  • alpha-tridymite ;
  • christensenite (Barth & Kvalheim, 1944). Minéral décrit à partir de laves islandaises, déclassé dès 1962[6].

Cristallographie[modifier | modifier le code]

Structure de la tridymite

Il s'agit de la phase hexagonale de la silice, stable à température intermédiaire entre le quartz et la cristobalite. La tridymite contient 4 atomes de silicium et 8 atomes d'oxygène par maille, dont les dimensions sont a = 5,04 Å et c = 8,24 Å.

Sa structure est constituée de couches de tétraèdres orientés alternativement dans les deux sens de l'axe sénaire (axe cristallographie c). Chaque couche est reliée à deux autres couches, supérieure et inférieure, pour former une structure tridimensionnelle. Dans la structure on peut reconnaître des canaux formés par des hexagones de tétraèdres, plus ou moins déformés.

La transition tridymite → quartz est reconstructive : un refroidissement rapide peut empêcher cette transition et la tridymite se retrouve alors dans une région métastable. La structure de la tridymite est plus ouverte que celle du quartz et la densité passe de 2,65 à 2,26 g/cm3 seulement.

Gîtes et gisements[modifier | modifier le code]

Gîtologie et minéraux associés[modifier | modifier le code]

La tridymite est un minéral des roches volcaniques acides, (rhyolites, obsidiennes, …) elle s'y associe souvent à la sanidine et à la cristobalite. Elle est présente dans les roches lunaires ainsi que dans des météorites.

Gisements producteurs de specimens remarquables[modifier | modifier le code]

En France

  • Puy de Menoyre, Menet, Cantal, Auvergne[7]

Dans le monde

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La classification des minéraux choisie est celle de Strunz, à l'exception des polymorphes de la silice, qui sont classés parmi les silicates.
  2. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  3. (de) Gerhard vom Rath, « Vorläufige Mitteilung über eine neue Kristallform der Kieselsäure (Tridymit) », Annalen der Physik und Chemie, vol. 209, no 3,‎ 1868, p. 507-508 (DOI 10.1002/andp.18682090310).
  4. « Index alphabétique de nomenclature minéralogique », BRGM.
  5. Société française de minéralogie et de cristallographie, Bulletin de la Société française de minéralogie et de cristallographie, Masson,‎ 1878, p. 108.
  6. (en) William Alexander Deer, Robert Andrew Howie et J. Zussman, Rock Forming Minerals, Wiley,‎ 1962.
  7. (en) Gaston Giuliani, Anthony Fallick, Daniel Ohnenstetter et Guy Pegere, « Oxygen isotopes composition of sapphires from the French Massif Central: implications for the origin of gem corundum in basaltic fields », Mineralium Deposita, Springer, vol. 44, no 2,‎ février 2009, p. 221-231 (DOI 10.1007/s00126-008-0214-2).
  8. (it) [PDF] Massimo Russo, « I minerali di formazione fumarolica della grande eruzione vesuviana del 1906 »,‎ 2006, Open File Report 6.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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