Triadica sebifera

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Triadica sebifera[1] (nom courant : Arbre à Suif ou Porte-suif, Suif végétal de Chine, Chinese tallow tree[2], noms latins syn. Sapium sebiferum (Lin., Jacquin[3]), ou Croton sebiferum c'est-à-dire Croton porte-suif[4] Stillingia sebifera[5] vulg. Suiffier ou Gluttier porte-suif (Juss., Jacq.) est une espèce d'arbre originaire d'Asie (Est de la Chine centrale (Vallée du Yangzi Jiang), Taïwan et Japon, Java [6] ), et importé aux États-Unis, où il est devenu une espèce envahissante, poussant généralement aux latitudes inférieure à 32 °. Il peut atteindre une hauteur de 12 m.

Localisation[modifier | modifier le code]

Il fut introduit aux États-Unis en 1776 par Benjamin Franklin [7], à Charleston (Caroline du Sud) puis en Californie, S. Arizona, Louisiane, Mississippi, Texas, Floride, Australie. Cette espèce est considérée comme une plante envahissante aux États-Unis[8]. Il fut aussi importé dans le sud la France, au Jardin Botanique de Marseille, (où il porte le nom en provençal de Kresto de Gaou) et en Algérie.

Dans ces régions, la couche cireuse des graines est utilisée pour la fabrication de bougies, de savon, et les feuilles sont utilisées en médecine traditionnelle pour traiter les furoncles. La sève et les feuilles ont la réputation d'être toxiques, et la décomposition des feuilles est toxique pour les autres espèces de plantes. Les épithètes sebifera et sebiferum signifient "porteurs de cire" et se référent à la graisse végétale qui enrobe les graines.

Étymologie et noms chinois[modifier | modifier le code]

Étymologie[modifier | modifier le code]

Il est communément connu sous le nom d'arbre à suif chinois. Les Chinois l'appelaient Ou-kieou-mou 乌臼 c'est-à-dire : corbeau, mortier, arbre. 臼屬學名 乌臼、鸦臼, 臼屬學名 [9],[10] ou Ya-Kieou, du signe Ya, corneille parce que les corneilles aiment manger ce fruit appelé Yen Kiou[11]. les Japonais Nan-Ki Fadze[12], et les Annamites cây soi.

Autres noms chinois : kiu-tzej (Méret, Delens) wu-k'iu-muh, yu-k'iu, (F. P. Smith), p'i-mu-tze, ho-tien-tze, (Debeaux). Corps gras : pi-ma-tze-yeou, et suif végétal, k'iu-yu, peh-yu, mou-yeou mueh-yu mu-kao

[13]

Noms actuels[modifier | modifier le code]

dénomination
Nom latin Nom chinois[14]
Sapium sebiferum 乌桕, 烏桕, 名 = 乌 桕 (jiù),
Sapium sebiferum 乌桕, 桕 木蜡树 木油树 木子树 血血木
Sapium sebiferum var. cordatum 心果乌桕(变种
Sapium sebiferum var. multiracemosum 复序乌桕 鸡爪桕 木子树
Sapium sebiferum var. dabeshanensis 大别乌桕(变种
Sapium sebiferum var. pendula 垂枝乌桕(变种
Euphorbia cotinifolia 别名:桊子树、桕树、木蜡树 ,

Description[modifier | modifier le code]

Sapium sebiferum

Répartition géographique en Chine[modifier | modifier le code]

Chine, Province du Sichuan.

Dans la Province du Sichuan à 100 à 600 m altitude, dans le Shendong et le Yangtzev: la Vallée des Trois-Gorges [15] couverte de sapium rouge de Chine est en automne une des merveilles de la Chine[16],[17].

Les paysans chinois en plantaient au bord de leurs chemins et dans leurs champs. On les trouve aussi en parterre dans les zones humides et au bord des rivières. On trouve aussi des forêts de Sapium, aux alentours du fleuve Yangtzev: par exemple.

L'arbre est monoïque, produisant des fleurs mâles et femelles sur la même plante.

Très décoratif, il pousse vite et donne une bonne ombre. Il est particulièrement remarquable si cultivé dans des zones qui ont une forte saisonnalité de température, ce qui permet d'obtenir des feuilles avec une multitude de couleurs rivalisant avec les érables à l'automne.

Les feuilles simples sont caduques et alternes, de forme ovale et à bords lisses, en forme de cœur et parfois avec une longue queue proche des feuilles de Ficus religiosa. Les feuilles sont vert foncé et légèrement plus pâle en dessous. Elles deviennent jaune, orange ou pourpre lumineux à l'automne[18].

Les feuilles cireuses laissent apparaître des groupes de fleurs jaune verdâtre et blanches.

Les fleurs très visibles au printemps forment une inflorescence en épi terminal de 20 cm de long.

Chaque fleur femelle est solitaire et a un ovaire à trois lobes, trois styles, et pas de pétales. Elles sont situées sur les courtes branches à la base de l'épi. Les fleurs mâles apparaissent en grappes sur la partie supérieure de l'inflorescence.

Les fruits ont trois lobes avec trois capsules. En arrivant à maturité, les capsules passent du vert au brun-noir. La capsule tombe et libère trois graines globuleuses entourées d'une enveloppe blanche contenant de la graisse, ces graines blanches ont fait qu'on surnomme parfois l'espèce "arbre à pop-corn". Les graines restent habituellement accrochées sur l'arbre pendant plusieurs semaines.

Utilisation[modifier | modifier le code]

  • Le blanc charnu du manteau du fruit donne une graisse appelé Pi-yu et utilisée en pharmacie, l'huile du noyau, est appelée Ting-yu ou huile Stilligia et utilisée dans l'alimentation et l'éclairage depuis des siècles.
  • L'espèce est utile dans la production de biodiesel, car c'est le troisième végétal le plus productif d'huile végétale après les algues et le palmier à huile. Ses noyaux produisent une huile de séchage iodée de haute valeur, appelée « huile de Stillingia » bonne pour la peinture électrophorétique, l'encre d'imprimerie, l'huile de graissage, l'enduit, l'automobile [19].
  • La cire des graines est récoltée en plaçant les graines dans l'eau chaude, et en écrémant la surface de l'eau. Bien que d'autres parties de la plante soient toxiques, la cire ne l'est pas et peut être utilisée comme un substitut à l'huile végétale dans la cuisine. On fabriquait avec cette cire végétale bougies et chandelles.
  • Les pains fabriqués à partir de graines écrasées avec suif et huile ensemble s'appellent Mou-yu. Les résidus des graines servent comme combustible et engrais, fumier en particulier dans les champs de tabac[20].
  • Le tourteau est quelquefois utilisé comme aliment du bétail mais rarement car il est toxique (acide gallique). La farine contient de la vitamine B .
  • Le nectar est également non toxique, et l'espèce est devenue une des principales plantes mellifères pour les apiculteurs. Le miel obtenu n'est pas de haute qualité (principalement utilisé industriellement) mais est produit abondamment à une période stérile de l'année, après que la plupart des autres floraisons de printemps sont passées.
  • Les feuilles contiennent un colorant qui sert de teinture de la soie en noir en Indochine et en Chine par l'addition dans l'eau bouillante de feuilles de sulfate d'alumine.
  • Le suif sert en savonnerie. Pour fabriquer les chandelles on mélangeait le suif à la cire de Pe-la déposé par l'insecte coccus pela sur le fraxinus sinensis.
  • Le bois sert pour les outils, jouets, meubles, et aussi pour les moules des caractères d'imprimerie chinoise.
  • L'huile (ting-yu) sert en peinture, vernis, imperméabilisation des parapluies et surtout pour l'éclairage [21],[22].

Composition[modifier | modifier le code]

Usage thérapeutique[modifier | modifier le code]

Emplois traditionnels[modifier | modifier le code]

Les feuilles 英文名 servent à guérir le zona.
  • Jean-Baptiste Du Halde fait état au XVIIIe siècle des vertus thérapeutiques de l' ou-kieou-mou, ( kiu-tse, wu-kiu-muh, yu-kiu, ho tien tze) dont on utilise et l'huile et la racine : Émétique, hydragogue, purgatif. Diaphorétique et diurétique. La peau de la racine rôtie ou en poudre cuite guérit le flux excessif de l'urine, les callosités, et des squirres qui se forment dans les intestins. L'écorce mélangée avec de l'arécquier est également thérapeutique. L'huile est « douce, froide, et n'a point de qualité nuisible. Quand on s'en frotte la tête, elle fait changer de couleur aux cheveux blancs, et les rend noirs. Si l'on en prend une mesure, elle fait uriner, et guérit les hydrocelles »

[25]

  • Les feuilles servent à guérir le zona, les œdèmes et le scorbut.
  • Ses racines blanches, écrasées, guérissaient les plaies dues aux morsures de serpents[26]. La résine d'écorce de racines est considéré comme purgative; l'écorce des racines soigne traditionnellement[27] la schistosomiase, la rétention d'urine et la constipation. La pharmacopée traditionnelle chinoise utilisait le corps gras, nommé Pi-ma-tzé-yeoû, ou encore (le suif végétal obtenu) peh yu, k'iu yu, muh-yu pour la préparation des pommades, des onguents et des matières emplastiques[28]. L'huile remplaçait l'axonge de porc dans les préparations pharmaceutiques[29].
  • La décoction de cette plante mêlée aux semences de moutarde, soignerait (frictions) les fièvres nocturnes[30].
  • En Amérique, cet arbre (Queen's delight, Queen's root, Silver leaf, Yaw root) servait à soigner, d'après le King's American Dispensatory, toutes les affections dues à la syphilis, les irritations du pharynx et de la trachée, laryngites et affections bronchiques, scrophules, affections cutanées et les rhumatismes[31]. Le latex est un vesicant.
  • On s'en servait fréquemment comme antidote (contrepoison). Les Annamites accrochaient des branches d'arbre à suif devant leurs maisons et boutiques en raison de la légende qui voudraient que le 5° jour du 5° mois, œuvrent des empoisonneurs : les feuilles de cet arbre détruiraient les effets du poison par leurs propriétés[32].


Quelques recettes de la pharmacopée chinoise traditionnelle[modifier | modifier le code]

Médecine et Pharmacopée chinoise traditionnelle[33]
Abcès dentaire Feuilles (英文名) de suif chinois combiné avec du riz gluant, cuire le riz (ajouter l'oignon ou du vinaigre) et masser la zone touchée. («Materia Medica Quanzhou».")
Épilepsie Utiliser les feuilles rouges de suif, en poudre, et bien mélanger avec du vin et du miel pour former une pâte, appliquer la zone touchée
Ulcères, eczéma, traitement de la peau Laver la peau (huile). Eczéma feuilles de suif, et huile bien mélanger, faire bouillir et oindre la zone touchée
Traitement du pied Laver avec le suif chinois, très efficace contre les démangeaisons
Traitement de la vaginite Branches d'arbre de suif chinois, feuilles, fumigation, Jianshui
Traitement morsure de serpent Suif chinois avec les bourgeons et feuilles fraîches
Ecchymoses Suif chinois avec les bourgeons et feuilles fraîches. Ou feuilles fraîches, sucre et vin. Prendre par voie orale. («Materia Medica Quanzhou».") . ou poudre de feuilles fraîches, lavements
Gales « Deux onces de cette huile et deux drachmes d'argent vif avec cinq drachmes de camphre broyé t ensemble avec de la salive jusqu'à ce qu'il ne s'y élevé plus de bubes : «lavez & nettoyez bien les galles avec de l'eau chaude, & appliquez-leur cet onguent ». Ou encore poudre de racine en pommade, avec du soufre et de l'huile.(Du Halde)
Vers (frondes) «Pour les frondes des enfants où il y a des vers, faites un habit de vieux tafetas, & ayant fait fondre de cette huile, frottez-en l'habit, & revêtez-en l'enfant. Le lendemain les vers seront sortis, et paroîtront au-dessus de l'huile». (Du Halde)
Enflures et tumeurs Boire du bouillon fait avec des fruits grillés de cet arbre (Du Halde)
Urine et constipation Bouillon de la racine, seul ou avec de la poudre de la racine et du Man siao ...(Du Halde)[34]
Fièvres La décoction, avec graines de moutarde, soignerait en frictions les fièvres nocturnes

Découvertes récentes[modifier | modifier le code]

  • De nos jours la poudre de feuilles de sapium est utilisé en Chine contre la maladie de Gill des poissons[35].
  • Soigne de nos jours les lésions cancéreuses : son huile contiendrait des anticorps contre le virus d'Epstein-Barr[36]. On a récemment découvert contre les tumeurs, l' Eu-trachylobane , un diterpenoïde extrait de ses racines[37].
  • Activité anti-virale : Les feuilles guérissent l'herpès (isolation du methyl gallate et methyl-3,4,5-trihydroxy-benzoate ) [38]
  • Découverte d'un nouveau chalcone glycoside avec la chalcononaringenine 2′-O-β-D-glucopyranoside [39], et dans les années 1980 d'un glycoside eriodictyol 5-O-methyl ether 7-O-β- -xylopyranosyl-β- -arabinopyranoside extrait de ses graines[40]
  • Activité anti-microbienne : Il soignerait aussi la dysenterie et diarrhée due à l'Escherichia coli , Shigella et le Staphylocoque doré [41]

Fabrication des chandelles[modifier | modifier le code]

Graines en forme de noisettes entourées d'une couche blanche cireuse

Huile[modifier | modifier le code]

Les graines du Stillingia sebifera Sieb. et Z., Croton sébiferum Lin., Ngân-Shu, de la famille des Euphorbiacées, ou Arbre à suif, Stillingia Porte-suif; U-Kieu-Mu: Song Yingxing évoque la préparation de la meilleure des huiles de lampes grâce aux graines de sapium (chiu jen nei shui yu) et celle des bougies dans le Thien Khun Kai Wu, « L'exploitation des œuvres de la nature »[42]. Les fruits sont enfermés dans une petite drupe ou écale capsulaire, qui s'ouvre en trois valvules lors de la maturité et montre les noisettes entourées d'une couche blanche cireuse. C'est au-dessous du pépiderme, des graines nommées en chinois Pi-ya-kouo-tsé, c'est-à-dire « fruits à peau huileuse », et quelquefois aussi Où-tien-tzé, « fruits qui engendrent la lumière », que se trouvent les corps gras, qui contiendraient de la stéarine. Lorsque les fruits sont parvenus à maturité et dépouillés de leur épiderme, ils sont blancs, de la grosseur d'un pois. Pour en retirer l'huile, on écrasait les graines, récoltées en novembre et décembre, décortiquées au moulin et les baies, incisées et ramollies à la vapeur d'eau, étaient ensuite disposées en tourteaux avec de la paille, battues au pilon, et soumises à l'action de l'eau chaude. L'huile (Ting-yu) liquéfiée, par la chaleur venant surnager à la surface de l'eau, se solidifiait par le refroidissement, et on recueillait le suif qui surnage. On obtenait ainsi de petits pains de suifs grisâtres qu'on faisait fondre à nouveau pour leur donner plus de blancheur[43]. C'est dans le Jiangnan et le Yangzi Jiang que l'on obtenait le plus beau suif (Tchou-lah) végétal, et cet arbre était cultivé pour cette raison également dans le Jiangxi, Zhejiang et Fujian.

Chandelles[modifier | modifier le code]

Avec ce suif, les Chinois fabriquaient des chandelles, en y mêlant seulement un peu d'huile de lin ou de sésame pour en rendre la pâte plus molle et plus douce, moins grumeleuse et moins cassante. Les chandelles faites avec cette substance plus fermes que celles de suif animal, n'ont aucune odeur. On fendait longitudinalement un bambou cylindrique après en avoir extrait la moelle, on disposait une mèche dans son axe, et on réunissait les deux moitiés séparées, à l'aide de cordes en osier. On obtenait ainsi un moule cylindrique dans lequel on versait la matière grasse en fusion; quand elle était refroidie, on séparait les deux moitiés du cylindre : et la chandelle était ainsi fabriquée. La matière adhérait au bois, et on évitait cette adhérence en laissant les moules s'imbiber au contact de l'eau, et en ne les employant que très humides. Les moules en bambou étaient fréquemment remplacés, par des moules en carton qui fournissaient identiquement les mêmes chandelles.

Ces chandelles, d'une grande blancheur, étaient teintes de différentes couleurs : la pâte du suif est enveloppée (à cause de la chaleur de l'été) d'une mince couche de cire d'abeilles, colorées de jaune, de rouge vermillon, de vert et de bleu, teintes qui étaient les nuances qu'on préfèrerait. Les cierges destinés aux cérémonies religieuses étaient très volumineux, et décorés soigneusement avec des caractères en or. Quelquefois aussi on les trempait dans de la cire fondue, dont quelques couches s'attachant au suif, l'enveloppaient et l'empêchaient de couler.

Les Chinois employaient différentes matières pour fabriquer les mèches : Les habitants des campagnes tiraient celles qu'ils brûlent dans les lampes de l'armoise, de chardons, et surtout de la moelle de jonc desséchée, qui fournissait des mèches nommées hian [44] Celles-ci d'une grande commodité pour conserver à peu de frais du feu et de la lumière pendant la nuit, avaient de plus la propriété de purifier l'air des étables où on les faisait briller lorsque les bêtes à cornes étaient attaquées de maladies épidémiques. Les mèches dont on se servait pour les chandelles étaient faites aussi d'un bois léger et inflammable, dont l'extrémité inférieure était percée d'un trou : celui-ci s'adaptait à une pointe de fer qui terminait le haut du chandelier, et y fixait la chandelle. Les bougies ainsi obtenues donnent une lumière blanche, sans fumée et sans odeur[45].

On fabrique encore de nos jours des bougies de cette matière, le suif de la coque blanche du sebifera, avec désormais une mèche de coton, teintes avec une huile spéciale rouge car les colorants ne prennent pas : une opération répétée un grand nombre de fois pour produire des bougies destinées aux mariages et cérémonies: la « flamme Wang Deng Hua » serait un présage de bonheur et de prospérité. L'offre et la demande de production de bougies est donc en plein essor[46]

Commerce[modifier | modifier le code]

Le suif chinois est la matière première du Sichuan, Comté de Wushan : 3 000 tonnes exportés dans vingt pays chaque année. Le suif chinois de Wushan, depuis le début de la dynastie Qing est commercialisé sous la dénomination de « wushan sapium chinese tallow » “巫山乌桕”. est aussi commercialisé le miel « wushian sapium » de sapium sabiferum [47] .

Arts[modifier | modifier le code]

Le Triadica sebifera aux USA[modifier | modifier le code]

Benjamin Franklin

Dans la zone de Houston, le tallow-tree chinois représente 23 % de tous les arbres, c'est-à-dire plus que toute autre espèce d'arbre et il est une des 14 espèces de plantes envahissantes les plus courantes. Herbivores et insectes se nourrissent des feuilles de tallowtree chinois, et ce peut être une raison pour le succès de plante en tant qu'espèce envahissante. Il est aussi vendu dans les pépinières comme arbre ornemental[49]. Il est recherché pour son feuillage automnal abondant et souvent spectaculaire. Son arborescence est très commune au SE de l' Oklahoma[50].

Répartition[modifier | modifier le code]

Répartition géographique aux États-Unis

On le trouve dans le Sud des États-Unis. Il a été introduit à l'époque coloniale par Benjamin Franklin et fut répandu de Caroline du Sud, Louisiane, Mississippi et le long de l'Atlantique, et de la côte du Golfe, où il pousse abondamment le long des digues. Il se trouve particulièrement dans les champs ouverts et les terres agricoles abandonnées, et le long des bords des Prairies côtières de l'Ouest du Golfe. On en trouve également le long de la côte est de l'Australie où il faisait l'objet de commerce en particulier dans la région des Rivières du nord de la Nouvelle Galles du sud et de Byron Bay en particulier où une plage a gardé le nom Tallow Beach en souvenir des embarquements périlleux des billes de bois poussées au large vers les bateaux dans des conditions difficiles et occasionnant de nombreux accidents.

Synonymes[modifier | modifier le code]

  • Carumbium sebiferum (L.) Kurz
  • Croton macrocarpus Rchb. ex Müll.Arg.
  • Croton sebiferum Carl von Linné 1753[51]
  • Excoecaria sebifera (L.) Müll.Arg.
  • Sapium chihsinianum S.K.Lee
  • Sapium pleiocarpum Y.C.Tseng
  • Sapium sebiferum (L.) Roxb.
  • Sapium sebiferum var. cordatum S.Y.Wang
  • Sapium sebiferum var. dabeshanense B.C.Ding & T.B.Chao
  • Sapium sebiferum var. multiracemosum B.C.Ding & T.B.Chao
  • Sapium sebiferum var. pendulum B.C.Ding & T.B.Chao
  • Seborium chinense Raf.
  • Seborium sebiferum (L.) Hurus.
  • Stillingfleetia sebifera (L.) Bojer
  • Stillingia sebifera (L.) Michx.
  • Stillingia sinensis (Lour.) Baill.
  • Triadica chinensis Spreng.
  • Triadica sinensis Lour.
  • Triadica sebifera John Kunkel, Florida Trees, 59 [52].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mathew's Chinese - English dictionary - Google Livres Mathews' Chinese-English dictionary Par Robert Henry Mathews,Minyuan Wang,Yuen Ren Chao,China Inland Mission
  2. Autres noms communs : Chinese tallow tree, Tallow tree, Chinese vegetable tallow tree, Soap tree, Popcorn tree, Pau de sebo, Tarcharbi shishum, Pahari shishum, Arbol de la cera. - Autres synonymes scientifiques : Excoecaria sebifera, Vilayati shisham. Source : ECOCROP - FAO.
  3. Etymologie De This : SAPIUM, Jacquin, Amér. 249 =SAP, gras, onctueux, gluant en celtique, SAPO mélange de cendre et de suif chez les Romains, d'où savon. Nom sous lequel Pline l'Ancien, liv. 16. chap. 12, désigne une sorte de pin nommé ainsi en raison de la résine d'où SAPIN et SAPIUM
  4. De Kroton, Tique
  5. Du nom du Pr Benjamin Stillingfleet. Autres références scientifiques : (L.) Small, Man. S.E. Fl. (1933) 789; Hurus., J. Fac. Sci. Univ. Tokyo, Sect. 3, Bot. 6 (1954) 315, fig. 45; Kruijt, Biblioth. Bot. 146 (1996) 89; Esser, Blumea 44 (1999) 204... ici : « Triadica » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-05-05
  6. A Java on lui donne le nom de BOELON -BAWANS
  7. (Randall & Marinelli 1996). On en trouve en effet mention dans une lettre de Benjamin Franklin, écrit le 7 octobre 1772, à Noble Wimberly Jones  (en) de la colonie de Géorgie. Franklin a écrit: " je vous envoie également quelques graines de l'arborescence de l'arbre suif chinois, qui pourra je crois croître et de prospérer chez vous.» C'est une plante des plus utiles "(Bell 1966). Ref. : De Bell, M. 1966. Quelques notes et la réflexion sur une lettre de Benjamin Franklin à Noble Wimberly Jones,' 7 octobre 1772. Cité dans NATURAL AREA WEEDS: Chinese Tallow (Sapium sebiferum L.)1 K. A. Langeland Lire aussi (en) Benjamin Franklin et la Chine
  8. Carte « Triadica sebifera (L.) Small (Chinese Tallow Tree) » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-05-05Triadica sebifera (L.) Small (Chinese Tallow Tree)
  9. « arbre dont le tronc pourri présente une cavité en forme de mortier, et dont les corbeaux aiment à manger les fruits » - il s'agit d'un mortier à broyer le riz pour en séparer l'écorce. Quand l'arbre est vieux il noircit et la racine se creuse en forme de mortier.
  10. Kieou, « mortier » : Homonymie dans les Mémoires concernant l'histoire, les ... - Google LivresMémoires concernant l'histoire, les sciences, les arts, les mœurs de la Chine, Joseph Marie Amiot, François Bourgeois, Pierre Martial Cibot - ... - Page 225 : la description de l'arbre Kieou mou (lasari mo en tartare mandchou : « arbre aux branches recourbées » Dictionnaire tartare-mantchou françois, Amiot) faite par les missionnaires de Pékin ne correspond pas à celle du Triadica sebifera Ou-Kieou-Mou, car les feuilles du Triadica n'ont pas la forme de celles du cyprès. On faisait de l'abre Kieou-mou une sorte de boisseau avec un marteau (un mortier ?) ou d' instrument de musique Histoire générale de la musique et ... - Google Livres appelé Tchou et une autre instrument en forme de scie appelé Ou
  11. Références (sources anciennes) :
    • Jean-Baptiste Du Halde . Description géographique, historique, chronologique, politique et physique de l'empire de la Chine et de la Tartarie chinoise / vol. III
    504 De L'Ou-kieou-mou, ou arbre qui porte le suif'' 505 Qualités et effets de la racine d’Ou- kieou-mou
  12. Source : ved=0CBUQ6AEwBA#v=onepage&q=Ou-kieou-Mou&f=false Nouveaux mélanges asiatiques: ou ... - Google Livres
  13. «  Il est cultivé pour ses graines, qui fournissent un corps gras, pi-ma-tze-yeou, excellent pour la fabrication, des. chandelles, et utilisé dans la pharmacie pour faire des pommades et des onguents. Le suif végétal, k'iu-yu, peh-yu, Mou-yeou Mueh-yu Mu-kao , F. P. Smith, 1127, s'obtient, par le traitement par eau chaude des fruits mûrs concassés; on filtre à travers des sacs de paille pour séparer les débris des graines au moyen d'une forte pression; il est blanchâtre et sans goût »  »

    — Jean-Léon Soubeiran , La Matière médicale des Chinois

  14. « Source : CVH » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-05-05 Herbier virtuel chinois, et Herbier virtuel chinois
  15. Les Trois Gorges du Yangtsé, celles de Qutang, de Wuxia et de Xiling, s’étendent sur 193 km entre la ville ancienne de Baidi à l’ouest et celle de Yichang à l’est
  16. http://bbs.city.tianya.cn/tianyacity/content/5089/1/1288.shtml “巫山乌桕”
  17. Répartition géographique : Distribution naturelle dans la province du Sichuan, au nord de Mont de Dragon-Hill, juste Nord-Sud, du Sud Ouest de Shandong Qionglai - jusqu'au Shandong nebrodensis jinpingshan ... « du nord au sud, au nord-est se terminant à la montagne de Qionglai et sud-est, sud-ouest, se terminant à Jinpingshan, Dongpo de la montagne blanche. Emplacement géographique : vers le sud de la latitude, longitude 32°30 '- 101 ° 40 ' pour le sapium du Nord-Ouest. Dans le bassin de l'est à 80-900 m d'altitude du sud-ouest Pontresina, une zone de distribution centralisée dans la province du Sichuan dans la vallée de la rivière et de ses affluents, y compris la vallée de la rivière Yangtze, Wushan-Wanxian, Wujiang bassin Fuling - Youyang, Jin Sha Jiang Vallée Yibin - Leibo, concentration dans le segment du bassin Yibin-Renshou Minjiang. Le Wushan, Youyang, Pengshui, rivière Guizhou, Ping Shan, Jianwei, Gulin, comtés de Renshou, et Jingyan, représentent 57,2 % de la production totale de sapium de grandes régions culturelles de la province ».Source :Encyclopedie wiki Hudong (zh) traduction automatique.
  18. Herbier de Linné
  19. Fournisseurs d' Huile de stillingia Kompass
  20. FAO : Sapium sebiferum (L.) Roxb.Chinese tallow tree, Vegetable tallow, White wax berry . James A. duc. 1983. Manuel des cultures de l'énergie. inédit
  21. Source : Oléagineux Par AGROOH.,H.A.M. van der Vossen,G.S. Mkamilo,Hélène Corbière Page 188
  22. Industries anciennes et modernes de l'empire chinois Julien, Stanislas (1799-1873), 1869 HUILE DE PARENCHYMES DE L'ARBRE A SUIF
  23. Sapium sebiferum (L.) Roxb.Euphorbiaceae Chinese tallow tree, Vegetable tallow, White wax berry Source: James A. Duke. 1983. Handbook of Energy Crops
  24. Jansen, P.C.M., 2007. Triadica sebifera (L.) Petit in : van der Vossen, H.A.M. & Mkamilo, G.S. (éditeurs). PROTA 14 : huiles végétales/oléagineux. [CD-Rom]. PROTA, Wageningen, pays-bas
  25. . Jean-Baptiste Du Halde Description géographique, historique, chronologique, politique et physique de l'Empire de la Chine et de la Tartarie chinoire
  26. Voyages à Péking, Manille et l'Isle de France: Volume 3 - Page 349, Chrétien Louis Joseph de Guignes
  27. Du Halde
  28. Soubeiran ; Essai sur la pharmacie et la matière médicale des Chinois - Gallica
  29. Journal de Pharmacie et de Chimie Société de pharmacie de Paris
  30. Dictionnaire universel de matière médicale et de thérapeutique générale François Victor Mérat De Vaumartoise, Adrien Jacques de Lens/[lire en ligne] La Matiere Medicale Chez Les Chinois Page 252 -Philibert Dabry, De Thie Lacon Soubeiran
  31. Voir Henriette Herbals, en lien externe,King's American Dispensatory, 1898. Stillingia (P. u. s.) — Stillingia
  32. Lire en ligne, Persée : Superstitions annamites relatives aux plantes et aux animaux
  33. 《中华本草》:乌桕叶- 卷子叶(《分类草药性》),油子叶(《生草药手册》),虹叶(《岭南草药志》)。 Compendium de Materia Medica chinois(manuel de médecine des herbes"), Hong Ye
  34. Jean-Baptiste Du Halde, Description géographique, historique, chronologique, politique et physique de l'Empire de la Chine et de la Tartarie chinoire
  35. Source encyclopedie Hudong, Encyclopédie Hudong.
  36. Takeda N, et al: Mass spectrometric identification of an Epstein-Barr virus-activating substance, in the soil collected from under Sapium sebiferum. Cancer Lett 59:153-158, 1991
  37. A New Ent-trachylobane Diterpenoid from the Roots of Sapium sebiferum - Shia, 2006
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Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Images et video[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Langue et culture chinoise[modifier | modifier le code]

  • Francine Fèvre, Georges Métailié, Dictionnaire RICCI des plantes de Chine ; chinois-français, latin, anglais, Association Ricci, les Editions du Cerf,‎ 2005

Botanique[modifier | modifier le code]

Articles et ouvrages[modifier | modifier le code]

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