Triac-Lautrait

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Triac-Lautrait
La mairie de Triac-Lautrait
La mairie de Triac-Lautrait
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Cognac
Canton Jarnac
Intercommunalité Communauté de communes de Jarnac
Maire
Mandat
Sébastien Bretaud
2014-2020
Code postal 16200
Code commune 16387
Démographie
Population
municipale
450 hab. (2011)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 41′ 26″ N 0° 07′ 31″ O / 45.6906, -0.125345° 41′ 26″ Nord 0° 07′ 31″ Ouest / 45.6906, -0.1253  
Altitude Min. 12 m – Max. 49 m
Superficie 6,40 km2
Localisation

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Triac-Lautrait est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Il n'y a pas de nom défini pour les habitants de Triac-Lautrait.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Triac-Lautrait est une commune située à 4 km à l'est de Jarnac et 23 km à l'ouest d'Angoulême, sur la rive droite de la Charente.

Triac-Lautrait est aussi à 10 km à l'est d'Hiersac, 11 km au sud-ouest de Rouillac, 12 km au nord-ouest de Châteauneuf et 16 km à l'ouest de Cognac[1].

La commune est limitée, au sud, par la Charente et au nord par l'ancienne route nationale 141 d'Angoulême à Saintes, renumérotée en N 2141[2] depuis l'ouverture de la déviation de Jarnac en 2006 qui passe plus au nord, maillon de la route Centre-Europe Atlantique. La commune est aussi traversée, d'est en ouest mais plus au sud, par la D 22, route de Châteauneuf à Jarnac longeant la Charente par la rive droite, et qui passe par le bourg de Triac. La D 18 de Bassac à Rouillac limite la commune à l'est.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Le bourg de Triac et son église

Le bourg de Triac, à six kilomètres est de Jarnac, groupe ses maisons autour de l'église et du château.

Le centre de population le plus important est le gros village de Lautrait, qui s'élève près de l'ancienne route nationale 141. C'est là que se trouvent la mairie et l'école.

Les autres hameaux sont Lantin et la Rente.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Triac-Lautrait
Foussignac
Jarnac Triac-Lautrait Mérignac
Gondeville Saint-Même-les-Carrières Bassac

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune est calcaire et appartient au Purbeckien, ancienne zone lagunaire de la fin du Jurassique, qui s'étendait vers l'ouest dans tout le Pays Bas et riche en gypse. Le Portlandien (Jurassique supérieur) occupe la limite nord de la commune, entre Bourras et Lautrait.

Au sud de la route de Jarnac à Châteauneuf s'étend la vallée de la Charente, dont la zone inondable est couverte par des alluvions du Quaternaire. Des alluvions moins récentes occupent la petite zone de la pyramide du Prince de Condé[3],[4],[5].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'une vaste plaine d'une altitude moyenne de 30 m, légèrement inclinée vers la Charente qui borde la commune au sud, plantée de vignobles de cognac.

La vallée de la Charente forme une vaste prairie, qui se prolonge, d'un côté, jusqu'à Bassac et, de l'autre, jusque près de Jarnac. C'est dans cette prairie que se déroula la phase principale de la bataille de Jarnac.

Le point culminant est à une altitude de 49 m, situé sur la limite de commune sur l'ancienne route nationale entre Lantin et le Grand Bourras. Le point le plus bas est à 12 m, situé au bord de la Charente dans la prairie de Triac. Les bourgs de Triac et Lautrait sont à environ 20 m d'altitude[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Fontaine à Triac

La commune est bordée au sud par la Charente. À l'ouest la commune est limitée par la Belloire, minuscule affluent de la Charente.

On peut trouver quelques fontaines, dont celle de Lautrait qui alimente la Belloire et celle de Triac, sur un autre petit affluent de la Charente qui irrigue le parc du château[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Histoire[modifier | modifier le code]

Pigeonnier du château de Triac

La commune était autrefois une dépendance de la seigneurie de Lartige, qui elle-même relevait de la châtellenie de Jarnac et Triac, au XIe siècle, faisait partie de la seigneurie de Jarnac.

On trouve autour de l’église, un ancien prieuré de l’ordre de Saint-Benoît, les fondations du château primitif, un château fort élevé sur la colline qui domine le bourg.

Ce premier château, ainsi qu’une partie de l’église, fut détruit pendant la guerre de cent ans.

Dès le XIVe siècle, la seigneurie de Lartige appartenait à la famille de Lestang. Du nouveau château plus proche de la rivière, il ne reste qu'une des deux tours qui flanquaient le corps de logis après qu'il a été incendié en 1569 par les protestants après la bataille de Jarnac.

Au XVIe siècle, par suite d'une alliance, une partie de la seigneurie passa à la famille Le Musnier, qui, au XVIIe siècle, restaura le château. La famille Le Meusnier était originaire de la ville d’Angoulême, où elle avait exercé plusieurs charges de judicature ; elle descendait de François Le Meusnier, maire en 1592, 1593 et 1600, qui possédait le fief de Lartige et était président en l’Election d’Angoulême.

François Le Musnier, sieur de Lartige, mourut en 1605, laissant plusieurs enfants. L'aînée des filles épousa François Lambert, sieur des Andreaux, et lui porta en dot une partie de la seigneurie de Lartige, qui passa ensuite, par mariage du 7 février 1645 avec Catherine Lambert, à Samuel Pasquet, écuyer, sieur de Piégut. Le fils de ces derniers, François Pasquet, fut un magistrat du Présidial d'Angoulême, qui se fit appeler Monsieur de Lartige. Il laissa lui-même une fille, Jeanne Pasquet de Lartige, qui épousa Jean Normand, écuyer, sieur de la Tranchade.

Le fils cadet de François Le Musnier, Clément, conserva le château de Triac qui resta dans la famille jusque vers l'année 1768. À cette époque, Louis Le Musnier, lieutenant général et seigneur de Raix, vendit Triac , à messire Abraham Bonniot, chevalier, seigneur de Fleurac, Salignac et autres lieux. Ce dernier fit édifier de 1773 à 1777 un nouveau château, encore plus près de la Charente.

En 1802, le château de Triac fut acquis par monsieur Roy d'Angeac, dont la petite-fille épousa Louis-Joseph de Fereire. Vendu de nouveau en 1871, il changea plusieurs fois de propriétaire depuis cette époque et fut encore incendié en 1877[6].

Le château fut détruit par un nouvel incendie en 1877, cent ans après sa reconstruction. Racheté par un négociant il a été restauré.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2014 Michel Gambier SE Employé chais de cognacs retraité
2014 en cours Sébastien Bretaud    
Les données manquantes sont à compléter.

Triac qui a toujours appartenu au canton de Jarnac et au district devenu arrondissement de Cognac est devenue Triac-Lautrait en 1932.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

La fiscalité en 2007 est d'un taux de 15,67 % sur le bâti, 39,36 % sur le non bâti, et 8,64 % pour la taxe d'habitation.

La communauté de communes de Jarnac prélève la taxe professionnelle au taux 10,26 %.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 450 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
447 510 481 488 518 464 504 501 494
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
508 473 457 457 419 420 410 420 391
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
406 379 335 329 291 294 334 314 342
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
344 339 342 401 398 434 450 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 54,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,7 %, 15 à 29 ans = 22,2 %, 30 à 44 ans = 19 %, 45 à 59 ans = 22,4 %, plus de 60 ans = 15,7 %) ;
  • 45,4 % de femmes (0 à 14 ans = 18,3 %, 15 à 29 ans = 16,2 %, 30 à 44 ans = 24,9 %, 45 à 59 ans = 22,4 %, plus de 60 ans = 18,3 %).

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,6 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (54,6 % contre 48,4 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

Pyramide des âges à Triac-Lautrait en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,3 
90 ans ou +
0,5 
5,9 
75 à 89 ans
7,6 
8,5 
60 à 74 ans
10,2 
22,4 
45 à 59 ans
22,4 
19,0 
30 à 44 ans
24,9 
22,2 
15 à 29 ans
16,2 
20,7 
0 à 14 ans
18,3 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Remarques[modifier | modifier le code]

C'est durant la crise du phylloxéra, à la fin du XIXe siècle que Triac a vu sa population baisser.

Économie[modifier | modifier le code]

Commune viticole qui comporte aussi des distilleries, les établissements Tiffon, deux entreprise de travaux viticoles, et quelques artisans (menuisier, pose de stores...).

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un RPI entre Triac-Lautrait et Bassac.

Triac-Lautrait accueille l'école élémentaire et Bassac l'école primaire. L'école communale, Prince-de-Condé, située près de la mairie à Lautrait, comprend une seule classe. Le secteur du collège est Jarnac[11].

La MFR de Triac-Lautrait assure un enseignement agricole avec les classes de 4e et 3e en alternance, les BEPA viticulture-œnologie et horticulture, les bac pro horticulture et travaux paysagers et le CAP de fleuriste[12].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Romain

L'église paroissiale Saint-Romain est située à Triac. Elle est de l'ancien diocèse de Saintes, commune à la paroisse et au prieuré bénédictin du lieu, qui appartenait à l'abbaye de Saint-Cybard d'Angoulême; elle a été rebâtie au XIIe siècle. En partie détruite par les Anglais, elle a été restaurée au XVe siècle et sa longueur réduite; puis ses voûtes se sont écroulées. Elle a été quelque peu réparée en 1898, époque où on lui a appliqué une tribune sur son mur ouest[13],[14],[15].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La pyramide de Condé

La Pyramide de Condé a été érigée sur le lieu où Louis Ier de Bourbon-Condé, Prince de Condé trouva la mort pendant la bataille de Jarnac qui vit, le 13 mars 1569, la victoire du duc d'Anjou, futur roi Henri III sur les troupes protestantes[16].

L'entrée du château

Le château de Triac a été reconstruit au XVIIIe siècle à l'emplacement du château du XVe siècle incendié en 1569 par les protestants, restauré et détruit par un nouvel incendie, reconstruit encore plus près de la Charente, terminé en 1777, incendié en 1877 et rebâti à l'identique. Il comporte un parc, des fossés, un vivier, un pigeonnier et des dépendances agricoles[17].

Article détaillé : Château de Triac.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le GR 4 qui va de Royan à Grasse traverse la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Emmeline Ragot, championne de France 2006 de descente en VTT, réside dans la commune.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques (de mairie à mairie) prises sous ACME Mapper
  2. a, b et c Carte IGN sous Géoportail
  3. Carte du BRGM sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Cognac », sur Infoterre (consulté le 20 novembre 2011)
  6. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, vol. II : Arrondissement de Cognac et Barbezieux, L.Coquemard, Angoulême,‎ 1915 (réimpr. Éd. de la Tour Gile, 1996), 512 p. (ISBN 2-878022-8-07)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  9. « Évolution et structure de la population à Triac-Lautrait en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 août 2010)
  10. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 août 2010)
  11. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 23 juillet 2012)
  12. Maisons Familiales Rurales de Charente, « MFR de Triac-Lautrait »,‎ 2012 (consulté le 23 juillet 2012)
  13. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. I, Angoulême, imprimerie Chasseignac,‎ 1894, 683 p.
  14. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols,‎ 1900, 582 p.
  15. « Église Saint-Romain », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Pyramide de Condé », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Château de Triac », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]