Triéthanolamine

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Triéthanolamine
Triéthanolamine
Identification
Synonymes 2,2',2-nitrilotriéthanol,
trihydroxytriéthylamine
No CAS 102-71-6
No EINECS 203-049-8
Apparence Liquide hygroscopique incolore visqueux ou cristaux d'odeur caractéristique[1].
Propriétés chimiques
Formule brute C6H15NO3  [Isomères]
Masse molaire[3] 149,1882 ± 0,007 g/mol
C 48,3 %, H 10,13 %, N 9,39 %, O 32,17 %,
Moment dipolaire 3,57 D [2]
Diamètre moléculaire 0,674 nm [2]
Propriétés physiques
fusion 21,6 °C[1]
ébullition 335,4 °C[1]
Paramètre de solubilité δ 21,6 J1/2·cm-3/2 (30 °C)[2]
Miscibilité dans l'eau : miscible[1]
Masse volumique 1,1242 g·cm-3 [4]
d'auto-inflammation 324 °C[1]
Point d’éclair 179 °C[1]
Limites d’explosivité dans l’air 3,67,2 %vol[1]
Pression de vapeur saturante 0,01 hPa (20 °C)
Thermochimie
Cp
Propriétés optiques
Indice de réfraction \textit{n}_{D}^{25} 1,483 [2]
Précautions
NFPA 704

Symbole NFPA 704

SIMDUT[7]

Produit non contrôlé
Classification du CIRC
Groupe 3 : Inclassable quant à sa cancérogénicité pour l'Homme[6]
Écotoxicologie
LogP -2,3[1]
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

La triéthanolamine est aussi connue sous le nom de trolamine, le sigle TEA ou le nom systématique 2,2',2-nitrilotriéthanol. Sa formule brute est C6H15NO3.

Il s'agit un composé chimique organique qui est une amine tertiaire et un trialcool. Comme d'autres amines, la triéthanolamine agit en tant que base faible due à la seule paire d'électrons sur l'atome d'azote.

Brûlures[modifier | modifier le code]

La trolamine est le principe actif de la Biafine, crème utilisée pour les brûlures et les plaies superficielles. D'après la Banque de Données Automatisée sur les Médicaments[8], la trolamine a un effet analgésique en association avec de l'aspirine. C'est aussi un émulsifiant.

Cosmétique[modifier | modifier le code]

Cet ingrédient est employé comme compensateur de pH dans des préparations cosmétiques pour une vaste gamme de produits — lotion pour la peau, gels pour les yeux, crèmes hydratantes, shampoings, crème dépilatoire, mousse à raser... La triéthanolamine est un allergène reconnu, à pouvoir allergisant modéré.

Comme toutes les amines, il peut créer des nitrosamines mais ceci demeure peu probable avec les basses concentrations utilisées dans les produits cosmétiques. L'efficacité des crèmes anti-ride repose sur la pénétration du produit dans les couches profonde de la peau, mais certains contestent cette capacité de pénétration. Il n'y a pas d'étude gouvernementale sur l'innocuité de la triéthylamine sur la peau à long terme. Les seules études qui existent ont été produites par les compagnies pharmaceutiques elles-mêmes [9]. Les nitrosamines sont considérées comme cancérigènes. Le manque de données sur ce produit empêche d'évaluer de façon adéquate son effet mutagène.

Il est énuméré sous le programme 3, partie B de la convention chimique sur les armes car il peut être employé dans la fabrication du gaz moutarde.

Risques[modifier | modifier le code]

La triéthanolamine est inflammable. Le feu qui en résulte peut être éteint avec du dioxyde de carbone, de la mousse, de la poudre chimique sèche ou de la mousse d'alcool, mais il ne faut jamais utiliser d'eau pulvérisée car elle pourrait provoquer la formation d'écume. De plus, il faut éviter d'utiliser de la mousse pulvérisée sur un bassin chaud en flamme.

La triéthanolamine est incompatible avec les acides ainsi qu'avec les oxydants forts tels que l'ozone et l'oxygène liquide.

L'exposition à la triéthanolamine ou à ses vapeurs pourrait engendrer l'irritation de la peau, des yeux et des voies respiratoires. Une exposition répétée ou prolongée à ce produit peut avoir une action dégraissante sur la peau. Il peut aussi causer des rougeurs, des gerçures et de la desquamation.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h TRIETHANOLAMINE, fiche de sécurité du Programme International sur la Sécurité des Substances Chimiques, consultée le 9 mai 2009
  2. a, b, c et d (en) Yitzhak Marcus, The Properties of Solvents, vol. 4, England, John Wiley & Sons Ltd,‎ 1999, 239 p. (ISBN 978-0-471-98369-9, LCCN 98018212)
  3. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  4. (en) J. G. Speight, Norbert Adolph Lange, Lange's handbook of chemistry, New York, McGraw-Hill,‎ 2005, 16e éd., 1623 p. (ISBN 978-0-07-143220-7, LCCN 84643191), p. 2.289
  5. (en) Carl L. Yaws, Handbook of Thermodynamic Diagrams, vol. 2, Huston, Texas, Gulf Pub. Co.,‎ 1996 (ISBN 978-0-88415-858-5, LCCN 96036328)
  6. IARC Working Group on the Evaluation of Carcinogenic Risks to Humans, « Évaluations Globales de la Cancérogénicité pour l'Homme, Groupe 3 : Inclassables quant à leur cancérogénicité pour l'Homme », sur http://monographs.iarc.fr, CIRC,‎ 16 janvier 2009 (consulté le 22 août 2009)
  7. « Triéthanolamine » dans la base de données de produits chimiques Reptox de la CSST (organisme québécois responsable de la sécurité et de la santé au travail), consulté le 25 avril 2009
  8. www.biam2.org/www/Sub2163.html
  9. Archives | La facture | Radio-Canada.ca

Articles connexes[modifier | modifier le code]