Treponema

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Les tréponèmes (Treponema) sont un genre de bactéries hélicoïdales et motiles appartenant à la famille des Spirochaetaceae.

Description[modifier | modifier le code]

Bactérie de 5 à 15 µm de long sur 0,1 à 0,2 µm de large, spiralées.
La paroi est de type Gram négatif.

Habitat[modifier | modifier le code]

Ce sont des bactéries commensales chez l’Homme et l'animal. Quand elles sont commensales, elles vivent sur les muqueuses, dans les mucus, au niveau de la bouche, du tractus intestinal et de l’appareil urogénital.
Elles deviennent pathogènes quand elles s'introduisent dans l'organisme, à partir de points d'inoculations. Elles colonisent alors divers organes, avec notamment de graves atteintes osseuses et/ou neuro-syphilitiques (encéphalite, artérite cérébrale, uvéites), autrefois souvent mortels. Une immunodéficience augmente ce risque (avec le SIDA par exemple)

Pathogénicité[modifier | modifier le code]

Certaines espèces sont pathogènes pour l’homme, provoquant des maladies dites « tréponématoses ». C'est le cas de :

  • Treponema pallidum. C'est l'agent de la syphilis, maladie vénérienne entraînant un chancre au point d'inoculation et des lésions cutanées.
    • Treponema pallidum endemicum est l'agent de la syphilis endémique non vénérienne ou "bejel".
  • Treponema pertenue est l'agent du pian (régions intertropicales), entraînant des lésions cutanées.
  • Treponema carateum est l'agent de la pinta ou mal del pinto en Amérique centrale et du sud, maladie caractérisée par des lésions cutanées.
  • Treponema vincentii, Treponema denticola sont non pathogènes et sont représentés dans la flore humaine normale.
  • Treponema paraluiscuniculi est pathogène chez les lapins domestiques et les lapins sauvages.
  • Treponema denticola Autrefois classé anaérobie obligatoire, il s'est avéré être anaérobie facultatif. C'est un pathogène parodontal reconnu qui est capable (dont in vitro) de constituer et entretenir des micro-milieux anaérobies qui lui sont favorables ainsi qu'à d'autres pathogènes de la bouche[1]. Dans la zone subgingivale saine, il ne constitue qu'une faible part des bactéries totales, mais dans les poches parodontales malades, il trouve un habitat idéal dans lequel il prospère et peut alors dominer la population bactérienne[2].
    La base moléculaire de ses réponses adaptatives commence à être étudiées et définies avec plusieurs séquences génomiques décrites en 2008[2].
    C'est une bactérie qui fait aussi l'objet de manipulations génétiques (2012)[3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Yanlai Lai & Lianrui Chu, Novel Mechanism for Conditional Aerobic Growth of the Anaerobic Bacterium Treponema denticola ; First published November 2007, doi: 10.1128/​AEM.01972-07 Applied and environmental microbiology. Janvier 2008 vol. 74 no. 1 73-79 (résumé)
  2. a et b J.R. Frederick, J. Sarkar, J.V. McDowell, R.T. Marconi, Molecular Signaling Mechanisms of the Periopathogen, Treponema denticola ; En ligne (avant impression) : 2011-03-29, doi: 10.1177/0022034511402994 JDR ; Oct. 2011 ; vol. 90 no. 10 1155-1163(résumé)
  3. Jiang Bian, J. Christopher Fenno et Chunhao Li, Development of a Modified Gentamicin Resistance Cassette for Genetic Manipulation of the Oral Spirochete Treponema denticola Appl. Environ. Microbiol. March 15, 2012 78: 2059-2062