Trelly

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Trelly
Église Saint-Germain
Église Saint-Germain
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Coutances
Canton Montmartin-sur-Mer
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Montmartin-sur-Mer
Maire
Mandat
Hervé Guille
2014-2020
Code postal 50660
Code commune 50605
Démographie
Population
municipale
671 hab. (2011)
Densité 57 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 57′ 38″ N 1° 25′ 31″ O / 48.9605555556, -1.42527777778 ()48° 57′ 38″ Nord 1° 25′ 31″ Ouest / 48.9605555556, -1.42527777778 ()  
Altitude 19 m (min. : 11 m) (max. : 112 m)
Superficie 11,77 km2
Localisation

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Trelly est une commune française, située dans le département de la Manche en région Basse-Normandie, peuplée de 671 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 075 hectares. Trelly est principalement borné par les rivières la Sienne et la Vanne, et par les ruisseaux le Cagnard et le Torvet.

Communes limitrophes de Trelly
Quettreville-sur-Sienne Contrières,
Quettreville-sur-Sienne
Saint-Denis-le-Vêtu
Quettreville-sur-Sienne Trelly Guéhébert
Quettreville-sur-Sienne,
Cérences
Le Mesnil-Aubert Le Mesnil-Aubert

D’après la délimitation officielle réalisée en 1825, les communes limitrophes sont : Contrières sur 1961 mètres, Saint-Denis-le-Vêtu sur 895 mètres, Guéhébert sur 3 894 mètres, Le Mesnil-Aubert sur 7 065 mètres, Cérences sur 100 mètres, Quettreville-sur-Sienne sur 7 307 mètres, soit un total de 21,222 kilomètres.

Le milieu du bourg a une altitude moyenne de 37 mètres, alors que le point culminant qui se situe à la Lande de Morts est à 109 mètres d’altitude, et le point inférieur, sous Saint-Louet, est à 16 mètres.

Historique[modifier | modifier le code]

Trelly apparaît dans les noms latins du Moyen Âge sous la forme de « Traillliacum » jusque vers l’an 900, puis Trellyium. On suppose que le mot vient d’un nom de famille latin « Trellius » avec un suffixe en « -acum » pour désigner le lieu où elle habitait.

D’après un manuscrit moderne de M. Guérin (1905), la paroisse de Trelly apparait dans les textes anciens vers 530-550.

Lorsque Guillaume le Conquérant envahit l’Angleterre en 1066, deux Trelliais au moins font partie de l’expédition : Henri Meurdrac, seigneur du Manoir, et Gaultier de Trelly, seigneur des Réaux, de la Motte, de la Vigne et de la Benserie.

En 1096, la première croisade en Terre Sainte, dirigée par Godefroy de Bouillon, voit la participation de Jean de Meurdrac aux côtés du fils de Guillaume le Conquérant.

Une église primitive est signalée en 1145, donc romane, dans un livre intitulé « Gallia Christiana » ; elle est dédiée à Saint-Germain. Cette église dépend naturellement de l’évêque de Coutances ; une bulle du pape en fait foi et ajoute : « quod tenet Hugo Murdrac in Traillico » (i.e. : qui appartient à Hugues Meurdrac à Trelly).

L’église actuelle comporte des parties remontant au XIIIe siècle : le chœur avec ses fenêtres longues, étroites et à ogives, ainsi que la voûte en pierre. Le Livre Noir de l’évêché (1251) indique que Trelly relevait du doyenné de Cérences et que le curé était Guillaume Cresté, premier curé connu de la paroisse.

Durant la guerre de Cent Ans (1337-1453), Trelly (comme toute la Normandie d’ailleurs) perd les deux tiers de sa population et est le siège d’une terrible bataille contre les Anglais au lieu-dit la Lande des Quatre Paroisses : selon la légende, les cadavres étaient si nombreux qu’il fallut huit jours pour les mettre en terre, et le sang avait tant coulé que le huitième jour le ruisseau du Pont ès Reines en était encore rouge ; le lieu du carnage s’appelle depuis la Lande des Morts.

L’actuel château est construit au cours du XVIIIe siècle, vraisemblablement sous Charles Louis François de Bérenger, qui, par son mariage en 1754 avec Marie Suzanne Renée Scholastique Letellier, devient seigneur de Trelly en plus de Hérenguerville.

Le presbytère actuel est construit de 1879 à 1883.

En juillet 1944, la région est occupée par la 2e Division Panzer SS Das Reich (dont un détachement avant commis un mois plus tôt le massacre d'Oradour-sur-Glane), et il y a jusqu’à deux mille soldats allemands dans la zone de la Lande des Morts. Une manœuvre d’encerclement de plusieurs centaines de soldats américains est victorieuse ; on déplore du côté américain environ 50 tués et 60 prisonniers, et du côté allemand, environ 400 tués et 1 000 prisonniers. En hommage aux victimes de ces combats a été érigé, au pied de la Lande des Morts, une stèle commémorative.

À environ deux kilomètres sur la route de Contrières se situe une guérite qui abritait une Vierge noire qui n'est plus visible.

La commune est riche en patrimoine religieux (chapelles, église, tour de l'ancienne église de Saint-Louet) ou civil (le moulin de Sey). La chapelle des Ermites, la Vierge noire et le château sont à la même famille et sont en domaine privé.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
v. 1860  ? Celestin-Pierre Mesnage[1] - -
v. 1953 1983 Eugene Lesouf - agriculteur
1995 mars 2001 René Pastrat - directeur d'usine
mars 2001 février 2013[2] Michel Boizard SE Médecin
avril 2013[3] en cours Hervé Guille[4] SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 671 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3]. Absorbe entre 1795-1800 Saint-Louet-sur-Sienne (160 habitants en 1793)[5]. Alors qu’en 1368 Trelly ne comptait plus que 25 feux, la population de la commune atteignit 1 386 habitants en 1820 pour se stabiliser aux environs de 500 habitants dans les deux dernières décades du XXe siècle.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 181 1 169 1 401 1 388 1 295 1 279 1 249 1 213 1 256
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 247 1 172 1 164 1 104 1 048 1 063 1 003 906 863
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
803 809 811 722 733 736 723 717 712
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
655 622 551 507 478 497 550 562 654
2011 - - - - - - - -
671 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Vingt-deux artisans et commerçants, de nombreuses associations donnent un dynamisme certain à la vie du village. Outre un hôtel gastronomique, il existe plusieurs gîtes ruraux.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Germain
  • Chapelle des Ermites (non accessible)
  • Manoir (XVIIe) et sa chapelle
  • Ancienne église de saint Louet
  • Fontaine sainte Apolline, réputée pour soulager les maux de dents
  • Bords de la Sienne, aménagés autour de l’ancien moulin de Sey
  • La Lande des Morts
  • Circuits pédestres

Les bords de la Sienne sont aménagés autour de l’ancien moulin de Sey (domaine privé).

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Lechevalier : il naquit à Trelly en 1752 et vécut jusqu’en 1836. Il fit de brillantes études à Paris où il devint professeur de philosophie. Il connaissait l’anglais, l’allemand, l’italien, le russe et l’espagnol, s’intéressait aux Arts aussi bien qu’aux Lettres, et sa renommée fut telle que le fameux peintre et sculpteur David fit son buste exposé dans les galeries de la bibliothèque Sainte-Geneviève à Paris. Secrétaire du Comte de Choisel-Gouffier, Ambassadeur à Constantinople, il voyagea en Italie, partit pour l’Asie Mineure, explora la plaine de Troie, visita la Propontide et le Pont-Euxin, et remplit de périlleuses missions en Moldavie. Il fut nommé conservateur de la bibliothèque Sainte-Geneviève à Paris en 1806. Il a publié les récits de ses voyages, et un ouvrage où il soutient que l’auteur de l’Iliade et de l’Odyssée est Ulysse lui-même.
  • Abbé Monrocq : né à Trelly en 1763, il devint aumônier en chef de l’hôpital du Val de Grâce, puis aumônier de Louis XVIII et de Charles X avant de mourir en 1834.

Les artistes peintres Georges Paul Leroux (° 1877 - † 1957) et Auguste Leroux (° 1871 - † 1954), bien que nés à Paris, sont cependant liés à la commune. Rattachés à la famille de l'abbé Monrocq, neveux de l'abbé Leroux[8], ils ont eu un profond attachement pour Trelly et sa région que l'on retrouve dans nombre de leurs œuvres (Verger normand ; la vallée de la Bonde[9]; l'église de Trelly ; Les laveuses - Gavray - 1903 ; le faucheur Lemoine - 1904 ; portraits de familleetc. La mairie de Trelly possède une huile sur toile peinte par Georges Paul Leroux en hommage aux Trelliais morts pour la France.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Annuaire du département de la Manche, 33e année 1861, p 238
  2. « Ouest-france.fr - Le maire de Trelly, Michel Boizard, est décédé » (consulté le 20 février 2013)
  3. « Ouest-france.fr - Trelly : Hervé Guille élu maire dimanche soir » (consulté le 28 avril 2013)
  4. Réélection 2014 : « Trelly (50660) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 29 juin 2014)
  5. http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/fiche.php?select_resultat=61495
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  8. Trelly et Saint-Louet-sur-Sienne depuis 1060 jusqu'à nos jours par ADAM, L., Curé de Trelly, Paris, A. Breger Frères - 1898 - p 163 et 164.
  9. [1]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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