Tréguier

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Vue panoramique de la place Martray, le 16 août 2007
Vue depuis le portail de la cathédrale. À droite, on aperçoit la statue d'Ernest Renan réalisée par Jean Boucher
Tréguier

Hôtel de ville de Tréguier
Hôtel de ville de Tréguier

Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Côtes-d’Armor
Arrondissement Lannion
Canton Tréguier (chef-lieu)
Code Insee abr. 22362
Code postal 22220
Maire
Mandat en cours
Michel Sohier
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes des Trois Rivières
Site internet Site officiel de la commune de Tréguier
Démographie
Population 2 676 hab. (2006[1])
Densité 1 761 hab./km²
Gentilé Trégorrois, Trégorroise
Géographie
Coordonnées
géographiques
48° 47′ 09″ Nord
         3° 13′ 52″ Ouest
/ 48.785833333, -3.231111111
Altitudes mini. 0 m — maxi. 66 m
Superficie 1,52 km²

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Voir la carte administrative

Tréguier (Landreger en breton) est une commune, chef-lieu de canton du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

Tréguier est la capitale historique du Trégor.

Sommaire

[modifier] Géographie

Sur le Jaudy

Tréguier est situé au confluent du Jaudy et du Guindy ; la rivière de Tréguier étant l'estuaire. Ces vallées découpent le plateau du Trégor et la ville est située sur le flanc de ce plateau

Rose des vents Penvénan Plouguiel Pleumeur-Gauthier Rose des vents
Calmez N Trédarzec
O    '''Tréguier'''    E
S
Langazou Minihy-Tréguier Pouldouran
Enclave: {{{enclave}}}

[modifier] Histoire


[modifier] Fondation

Le "Val Trécor" entre dans l'histoire ou dans la légende en 535 avec le moine gallois Tugdual qui y aurait fondé un monastère.

C'est ainsi que Tréguier sera une étape obligée du Tro Breizh, pèlerinage aux sept saints fondateurs bretons.

Tugdual est consacré évêque de Landreger vers 542. De son existence, nous ne savons en réalité que peu de choses, même pas la date précise de sa mort survenue un 30 novembre en 553, 559 ou 564. Il serait le fils d'Alma Pompa (sainte Pompée) et de Hoel Ier, 8e roi d'Armorique. Originaire de Grande-Bretagne, Tugdual aurait émigré en Armorique accompagné de sa mère.

Il semble qu'autour de son monastère se soit rapidement constituée une importante agglomération.

L'ancienne cathédrale, probablement en bois, n'a laissé aucune trace ; on suppose qu'elle était située à peu près au même emplacement que l'édifice actuel et était dédiée à Saint André.

En 848, Nominoë, roi de Bretagne, fit de cet évêché-abbaye un évêché séculier.

Peu de temps après surviennent les premières invasions normandes commandées par Hasting. Tréguier sera détruit, abandonné par la population.

À son emplacement ne poussaient que des ronces et du lierre quand un certain, Gratien entreprend de relever la cathédrale (970) qui sera dédié cette fois-ci à saint Tugdual. Il nous en reste une tour appelée, on ne sait trop pourquoi, tour Hasting.

[modifier] Moyen Âge

La cité est nommée Saint Pabu ou ses variantes du XIe siècle au XIIIe siècle.

Un autre ecclésiastique est à l'origine de la renommée de la ville : Yves de Kermartin, le saint patron des avocats, né en 1253 à Minihy, défenseur des pauvres contre la puissance des riches.

La cathédrale actuelle fut ainsi édifiée (à partir de 1339, en ce qui concerne le corps de l'église) à la gloire de saint Yves (canonisé en 1347).

En 1412, Tréguier obtient le statut de ville.

De 1450 à 1479, fut construit autour de cette cathédrale un cloître gothique qui abrite le tombeau de plusieurs défenseurs et religieux de la cité épiscopale dont Jean V, duc de Bretagne et Saint Yves de Kermartin, le patron des avocats.

Vers 1505, la duchesse Anne de Bretagne et reine de France effectue un pèlerinage sur le tombeau de saint Yves.

Entre 1589 et 1592, la ville de Tréguier est ravagée par les Ligueurs. Cette période de l'histoire de la Bretagne est synonyme de guerre de religion entre catholiques radicaux (soutenus par les Espagnols) et protestants (soutenus par le roi de France et l'Angleterre). Les catholiques faisaient partie de la Ligue ou Sainte union et étaient dirigés par le duc de Mercœur, les protestants et royalistes par le roi Henri IV. Tréguier se rangea du côté des royalistes ainsi que la ville de Lannion. La fin de cette guerre en 1598 aboutit à la reddition de Mercœur et par la proclamation du fameux Édit de Nantes.

[modifier] Révolution

En 1789 , Tréguier est en majorité favorable aux idées nouvelles. L'évêque de Tréguier va déclencher par son hostilité aux idées nouvelles uen suite d'événements dramatiques pour Tréguier. Ayant fui en Angleterre , c'est une de ces fidéles qui sera victime de la Terreur et sera guillotinée Place du Martray .Au cours de l'hiver 1794, le bataillon des volontaires d'Étampes met à sac tous les monuments religieux de la ville : ainsi disparurent presque tout le mobilier, la statuaire, l'orfèvrerie, les vitraux…

La cathédrale servit d'écurie et fut tellement saccagée qu'elle ne put servir au culte imposé de l'Être suprême (reconnaissance d'un être suprême et de l'immortalité). Ce culte s'opposait au culte de la Raison instauré par Chaumette en 1793.

Tréguier est ruinée par la perte de son statut : elle n'est plus le siège d'un évêché depuis la Révolution. Avant la Révolution, elle était plus peuplée que Saint-Brieuc, de nos jours elle est douze fois moins peuplée.

[modifier] XIXe siècle

Le XIXe siècle est la période où Tréguier reprend un mouvement de prospérité grâce aux cultures de légumes primeurs et à son activité portuaire

Un grand projet s'élabore : la construction du premier pont suspendu en Bretagne, le pont Canada. En 1832, M. Ozou, négociant à Tréguier propose ce projet. En 1833, débute la construction du pont, celle-ci se terminera en avril 1834. Le 25 mai 1834 le pont Canada est ouvert à la circulation. Il sera détruit en 1886, puis reconstruit après la Seconde Guerre mondiale, en 1954.

Le XIXe siècle voit la naissance d'un célèbre et controversé écrivain, Ernest Renan. Celui-ci mourut en 1892 à Paris. Un musée lui est dédié dans la maison qui le vit naître en 1823.

[modifier] Libération de Tréguier

http://jeanmichelhuon.canalblog.com

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
mars 2001 2008 Patrick Toularastel U.M.P
mars 2008 Michel Sohier parti socialiste Retraité
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : Cassini[2] et INSEE[3])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 064 2 604 2 795 3 080 3 178 3 079 3 382 3 798 3 008
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 472 3 598 3 643 3 815 3 611 3 125 3 193 2 763 3 051
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 297 3 028 2 973 3 040 3 019 3 013 3 090 2 992 3 432
1962 1968 1975 1982 1990 1999 - - -
2 885 3 059 3 257 3 130 2 799 2 679 - - -

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


[modifier] Langue bretonne

  • A la rentrée 2007, 16% des enfants de la commune étaient inscrits dans le primaire bilingue.[4]

[modifier] Lieux et monuments

[modifier] Bâtiments et lieux publics remarquables

[modifier] Bâtiments religieux

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Cathédrale : Les gisants du cloître

[modifier] Musées

  • Musée Ernest-Renan

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens internes

[modifier] Notes, sources et références

  1. populations légales 2006 sur le site de l’INSEE
  2. http://cassini.ehess.fr/ Population avant le recensement de 1962
  3. INSEE: Population depuis le recensement de 1962
  4. (fr) Ofis ar Brezhoneg: Enseignement bilingue

[modifier] Bibliographie

  • Michel Chauou, Une cité médiévale : Lantriguier au XVe siècle, mémoire de maîtrise de 1969, (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine - Mémoire 2 J 8)
  • Luc Corlouër, Tréguier autrefois... Landreger gwechall gozh... Treguier in the past..., essai historique 2009, (Editions le Cormoran - lecormoran@yahoo.fr Français - Breton - Anglais)

[modifier] Liens externes

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