Transrapid

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Le Transrapid 08 sur la ligne test d'Emsland en Allemagne

Le Transrapid est un train monorail allemand utilisant la lévitation magnétique. Sur la base d'une ébauche datant de 1934, la mise au point de l'actuel Transrapid débuta en 1969. Sa piste d'essai se trouve à Lathen, en Allemagne, et elle date de 1987. C'est le concurrent du système japonais Maglev.

Fin 2011, la licence d'exploitation du Transrapid, en Allemagne, a expiré. Début 2012, la ligne d'essai a fermé, et la destruction/reconversion de l'ensemble du site d'Emsland a été approuvée[1].

Une seule réalisation, en Chine continentale[modifier | modifier le code]

La seule réalisation commerciale du Transrapid est à l'heure actuelle la ligne de 30 kilomètres entre Shanghai et son aéroport international de Pu Dong, inaugurée en 2002 et dont le premier trajet commercial a eu lieu en mars 2004.

La difficulté du Transrapid à trouver des débouchés commerciaux tient à la fois :

  • au coût élevé de l'infrastructure de ce mode de transport, même s'il est bon de relativiser ce point. Contrairement à une LGV classique, la maintenance de la ligne est, elle, bien moins onéreuse.
  • à l'absence d'effet réseau compte tenu de la spécificité de la voie qui interdit de prolonger son exploitation au-delà de l'infrastructure à grande vitesse, contrairement au cas du TGV ou de l'InterCityExpress dont les rames sont compatibles avec les voies ferrées traditionnelles
  • à l'augmentation constante de la vitesse d'exploitation commerciale de ses concurrents (le TGV est ainsi passé en exploitation commerciale de 260 km/h en 1981, 270 km/h en 1983, 300 km/h en 1989 à 320 km/h en mars 2007 et 360 km/h prévu en 2012, record 574,8 km/h le 3 avril 2007) venant réduire l'avantage conféré au Transrapid par sa vitesse supérieure (vitesse de service : 430 km/h.)
  • la ligne ne peut accepter que des courbes de grand rayon, même sur les tronçons à basse vitesse, ce qui est une contrainte d'urbanisme.

Des projets en mauvaise posture, même en Allemagne[modifier | modifier le code]

Le projet d'une ligne dédiée au Transrapid entre Berlin et Hambourg a été abandonné par le gouvernement allemand à cause de son coût prohibitif.

De même, le dernier projet de Transrapid en Allemagne, portant sur la construction d'une ligne entre la gare principale et l'aéroport de Munich, a été enterré d'un commun accord par le gouvernement fédéral allemand et les autorités de Bavière au terme d'une réunion de crise à Berlin le 27 mars 2008[2]. Par suite, ThyssenKrupp et Siemens ont décidé la dissolution de la société de commercialisation Transrapid International, entreprise commune des deux groupes[3]. Une nouvelle tentative de projet de Transrapid en Allemagne n'est pas attendue[4].

Il semble également qu'il ait été écarté pour la ligne Shanghai-Pékin, au profit d'un train à grande vitesse classique, pour lequel le TGV français et le Shinkansen japonais sont en concurrence.

Accident en Allemagne[modifier | modifier le code]

Le vendredi 22 septembre 2006 vers 7h30 UTC, une rame Transrapid circulant sur une voie expérimentale près de Lathen (Basse-Saxe) est entrée en collision à 200 km/h avec un véhicule de maintenance présent sur la voie. La cause de l'accident serait une erreur humaine. Malgré la vitesse importante de collision, le convoi n'a pas déraillé.

Les victimes, des employés de IABG et de RWE plus 2 journalistes américains, sont au nombre de 25 morts et 8 blessés.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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