Transport en Mauritanie

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Les différents transports en Mauritanie.

Transport routier[modifier | modifier le code]

Transport routier sur l'axe goudronné Nouakchott-Rosso

Sur un réseau de routes de 10 300 km en 2003, 2 424 km sont goudronnés 872 km sont en terre améliorée et 7 001 km sont des pistes.

Progressivement, la Mauritanie se dote d'un réseau de routes nationales goudronnées reliant la capitale Nouakchott aux principales villes du pays. En particulier, la route de l'Espoir (1 100 km) la relie à Néma, aux portes du Mali. Terminée en novembre 2005, la route nationale RN3 longue de 470 km, relie déjà Nouakchott à Nouâdhibou, centre économique près de la frontière avec le Maroc. Certains camps temporaires d'ouvriers du chantier de la RN3 seraient en train d'être repris comme habitation par des nomades. La RN3 va permettre de relier par des routes goudronnées le nord du Maroc au Sénégal.

Le réseau routier mauritanien reste dangereux, en particulier la nuit à cause des animaux errants, des véhicules sans lumières et des poids lourds qui stationnent sur les voies de circulation. De plus il n'y a pas encore de code de la route défini en Mauritanie. Mais, le gouvernement du pays a défini une Stratégie Nationale de Sécurité Routière le 16 août 2006.

Le désensablement des voies est assuré par l'ENER (Etablissement National d'Entretien Routier), créé en 1994.

Le parc roulant est essentiellement constitué de véhicules d'occasion importés d'Europe. Leur âge moyen est de 12 ans et ils sont souvent en très mauvais état.

Une réforme de l'organisation des transports est en cours depuis novembre 2005. Elle a consisté en le démantèlement du Bureau National des Transports qui exerçait un monopole depuis plus de 20 ans. Actuellement en période de transition, la réforme peine à se mettre en place et un grand désordre règne.

Transport ferré[modifier | modifier le code]

Voir Chemin de fer de Mauritanie

Le train minéralier

704 km de voies ferrées dans le nord du pays (voie unique, écartement de 1 435 mm), le réseau est possédé et géré par la compagnie minière nationale SNIM (qui exploite des mines de fer).

Entre Zouerate et le port de Nouâdhibou circule un train de 2,5 km de long, 200 wagons transportant du minerai de fer et quelques voitures pour passagers (des voyageurs grimpent sur les tas de minerais) (voir siteLexicorient).

Transport maritime et fluvial[modifier | modifier le code]

L'essentiel du trafic fluvial a lieu sur le fleuve Sénégal.

Ports : Bogue, Kaedi, Nouâdhibou, Nouakchott, Rosso.

En 2002, aucun navire marchand n'arbore le pavillon de Mauritanie.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

En 2002, 9 aéroports ont des pistes goudronnées d'au moins 1 524 m environ, et 17 ont des pistes non goudronnées.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Lepidi, « Nouakchott-Nouâdhibou. Le chaînon manquant », Le Monde, 9 février 2005. Voyage en taxi-brousse sur la route RN3.
  • Pierre Lepidi et Philippe Freund, Nouakchott-Nouadhibou : la Mauritanie trace sa route (préface de Mohamed-Saïd Ould Hamody), Ibis Press, Paris, 2005, 156 p. (ISBN 2-910728-53-6)