Transport au Sénégal

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Les moyens de transport au Sénégal restent souvent traditionnels (charrette, pirogue), même si de nombreux projets d'équipement sont en cours (autoroute, nouvel aéroport).

Les réseaux sont plus denses à l'Ouest du pays et la circulation des marchandises et des personnes est particulièrement difficile vers Dakar et la presqu'île du Cap-Vert.

Les infrastructures sont plus rares dans le Sénégal oriental et le désenclavement de ces régions constitue un véritable défi.

Taxi Taf-Taf : un car rapide représenté par le plasticien béninois Dominique Zinkpè (Institut français Léopold Sédar Senghor)

Transports terrestres[modifier | modifier le code]

Autoroute[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des autoroutes du Sénégal.

Une autoroute à péage est inaugurée le 1er août 2013[1] entre Dakar et Diamniadio.

Route[modifier | modifier le code]

Piste en latérite reliant la Gambie (Njau) au Sénégal
Article détaillé : Liste des routes du Sénégal.

En 2003[2], le réseau routier sénégalais comportait 13 576 km, dont 3 972 km de routes goudronnées et 9 604 km de pistes.

Taxis[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Taxis au Sénégal.

Cars rapides[modifier | modifier le code]

Un bus blanc Mercedes aux environs de Thiès

Abondamment décorés et couverts d'inscriptions religieuses (Alhamdoulilahi !), ils font partie intégrante du paysage sénégalais.

Lorsqu'ils sont de couleur jaune-orange-bleue, ce sont souvent des camionnettes Renault (Goélette Saviem) des années 1980, aménagées pour une vingtaine de passagers. Leur conduite parfois aléatoire, en raison de la densité du trafic et de leur mauvais état, leur a valu le surnom de « S'en fout la mort », parfois peint sur la carrosserie. On les appelle aussi « mille-kilos » ou « 22-places ». Ils sont utilisés pour des trajets urbains ou interurbains.

Mais il en existe d'autres, notamment les "Ndiaga Ndiaye", minibus Mercedes de couleur blanche, généralement plus confortables.

Les cars mourides, les plus récents, assurent des lignes régulières, plutôt sur de longues distances.

À Dakar il existe aussi un réseau de bus municipaux (DAKAR DEM DIKK). Vers 2007 sont venus sur le réseau routier inter urbain des mini bus (marque TATA:fabricant indien) de couleur blanche avec des rayures bleues qui sont assemblés dans le pays et qui relient la banlieue du centre ville ; en guise de remplacement des mercedes précitées mais ce remplacement est en cours et est loin d’être totalement réussi même si ces dits minibus contribuent nettement à diminuer le problème de transport(caractérisé par un sectionnement) dans la capitale sénégalaise.

Rail[modifier | modifier le code]

Voulue par Faidherbe, la ligne de chemin de fer Dakar reliant à Saint-Louis — la première de l'Afrique de l'Ouest — fut inaugurée le 6 juillet 1885.

La gare de Dakar et celle de Saint-Louis datent de la même période.

Dans l'intervalle, le transport de voyageurs entre Dakar et Saint-Louis a été abandonné. Outre l'axe principal reliant la capitale au Mali, il subsiste le dénommé Petit train de banlieue.

En 2005[2], le réseau ferroviaire comptait 906 km. Il est très concurrencé par la route, tant pour le transport des marchandises que pour celui des voyageurs.

Transports maritimes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Port autonome de Dakar.

Le port le plus important est celui de Dakar (PAD). Les ports secondaires sont ceux de Saint-Louis, Kaolack et Ziguinchor.

Le naufrage du Joola en Casamance en 2002, lié à de nombreux dysfonctionnements et notamment à une surcharge de passagers, reste dans toutes les mémoires.

Le Aline Sitoé Diatta

Un autre ferry avait d'abord pris la relève, le Wilis. En 16 heures, il reliait deux fois par semaine (de nuit) Dakar à Ziguinchor, transportant 462 personnes. Plus sûr et plus confortable, ce nouveau bateau ne faisait cependant pas l'unanimité. Encore sous le choc, les Casamançais restent inquiets, ils déplorent l'augmentation des tarifs et surtout l'abandon de l'escale à Karabane, faute d'infrastructure satisfaisante pour le moment. Du coup l'économie locale de l'île et des environs se voit sinistrée et ces difficultés contribuent elles aussi à pousser nombre de jeunes Sénégalais à tenter l'aventure des îles Canaries, à leurs risques et périls. Une émission télévisée française, Thalassa, a récemment consacré un reportage à cette problématique, « Un nouveau bateau pour la Casamance »[3].

Depuis mars 2008 un nouveau bateau assure la liaison, le Aline Sitoé Diatta.

Transports fluviaux[modifier | modifier le code]

Écluse de navigation au barrage de Diama

En 2005[2], le Sénégal disposait d'environ 1 000 km de voies navigables.

Il s'agit principalement du fleuve Sénégal, du Saloum et du fleuve Casamance.

L'écluse de navigation du barrage de Diama – mis en service en 1988 à la frontière mauritanienne – doit permettre le passage des bateaux, mais n'est guère utilisée.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

L'essor du tourisme est directement lié à la densité et à la qualité de ces infrastructures, puisque très peu de visiteurs se rendent au Sénégal par d'autres moyens de transport.

Aéroports[modifier | modifier le code]

En 2006[2], on dénombrait au Sénégal 20 aéroports/aérodromes civils ou militaires.

L'aéroport international de Dakar-Léopold Sédar Senghor est un aéroport de classe internationale. Le terminal arrivée est un peu vieux, mais des travaux d'agrandissements sont en cours et vont donc rafraîchir l'aéroport de Dakar

La construction d'un nouvel aéroport moderne à Diass, à une quarantaine de kilomètres de Dakar, est en cours, l'aéroport international Blaise Diagne. La première pierre en a été posée par le Chef de l'État le 4 avril 2007.

L'aéroport de Saint-Louis, l'aéroport de Cap Skirring et l'aéroport de Ziguinchor sont des aéroports contrôlés ou de première catégorie.

L'aérodrome de Tambacounda n'est pas contrôlé, mais il est pourvu d’un service de protection de la navigation aérienne.

Enfin d'autres aérodromes civils font l'objet d'inspections périodiques : aérodrome de Bakel - aérodrome de Kaolack - aérodrome de Kédougou - aérodrome de Kolda - aérodrome de Matam - aérodrome de Podor - aérodrome de Richard-Toll - aérodrome de Simenti

Celui de Linguère est actuellement fermé.

Le Sénégal opère quelques aérodromes militaires, tels que la base aérienne 160 de Dakar-Ouakam.

Compagnies aériennes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Sénégal: inauguration de l’autoroute à péage reliant Dakar à Diamniadio », RFI, 2 août 2013
  2. a, b, c et d Données CIA World Factbook
  3. Thalassa, 24 novembre 2006 [1]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

*(en) M. McLane, The Senegal-Niger Railway, 1800-1904: A Case Study in Imperialism, University of Wisconsin, 1969.

  • (en) R. J. Peterec, The Role of the Port of Dakar in Independent West Africa: A Study of the Effect of Independence Upon, Columbia University, 1966
  • (en) Paul Edward Pheffer, Railroads and Aspects of Social Change in Senegal, 1878-1933, Philadelphie, University of Pennsylvania, 1975, 540 p. (Thèse)
  • (fr) Corinne L. Benveniste, Les relations Dakar - Saint-Louis. Le rail et la route, Dakar, université de Dakar, 1967, 119 p. (diplôme d’études supérieures)
  • (fr) Younousse Coly, Trafic et système logistique en Basse Casamance (1860-1920), Dakar, université Cheikh Anta Diop, 1997, 142 p. (mémoire de maîtrise)
  • (fr) Moussa Coulibaly, Les transports urbains au Sénégal de 1945 à 1970 : le cas de Dakar, Dakar, université Cheikh Anta Diop, 1993, 158 p. (Mémoire de maîtrise)
  • (fr) André Dessertine, Un port secondaire de la Côte occidentale d’Afrique, Kaolack. Etude historique, juridique et économique, des origines à 1958, Dakar, université de Dakar, 1959, 172 p. (Diplôme d’Études Supérieures de droit)
  • (fr) Nfally Diedhiou, Administration coloniale et travail forcé en Casamance. Étude de cas du réseau routier à travers la construction de la route Tobor-Ziguinchor, Dakar, université Cheikh Anta Diop, 2000, 119 p. + annexes, (mémoire de maîtrise)
  • (fr) Méissa Fall et Jean-Paul Tisot, Identification et caractérisation mécanique de graveleux latéritiques du Sénégal : application au domaine routier, étude INPL, 1993
  • (fr) Pierre Hazette, Les Taxis de Dakar, Le Grand Miroir, 2006, 301 p. , (ISBN 2874155586) (fiction)
  • (fr) Josse, « Thiès, plaque tournante du trafic ferroviaire de l'AOF », Bulletin d'information de l'AOF, n° 124, 15 février 1952, p. 9-14
  • (fr) Monique Lakroum, Le Port de Dakar, étude économique et sociale de 1919 à 1939, université Paris-XII, 197?, 176 p. (mémoire de maîtrise).
  • (fr) Monique Lakroum, Chemin de fer et réseaux d’affaires en Afrique Noire : le Dakar-Niger (1890-1960), université Paris-VII, 3 vol. 1987 (thèse d’État).
  • (fr) Serigne Bamba Ndiaye, La Mise en place du réseau routier au Sénégal, 1900-1940, Dakar, université de Dakar, 1978, 111 p. (Mémoire de Maîtrise)
  • (fr) Souleymane Ndiaye, Les Chemins de fer au Sénégal (1907-1933), Dakar, université de Dakar, 1977, 86 p. (mémoire de maîtrise)
  • (fr) Birame Ndour, Éléments d’études sur le mouvement ouvrier dans les chemins de fer du Sénégal (1882-1938), Paris, Université de Paris VII, 1981, 67 p. (diplôme d’études approfondies).
  • (fr) K. J. Quirino, Le rôle du chemin de fer dans l’évolution des structures sociales en Afrique, Paris, EPHE, 1969 (Thèse de 3e cycle).
  • (fr) Ahmat Hadji Sidimi, Le mouvement ouvrier dans le chemin de fer 1917-1925. Genèse, évolution, Dakar, Université de Dakar, 1983, 126 p. + 4 p. (Mémoire de Maîtrise)

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Commerce sur deux roues, court métrage documentaire d'Auguste Clément A., 1999 ?, 11'

Liens externes[modifier | modifier le code]

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