Transmission des ordres dans la marine à voile

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La transmission des ordres dans la marine à voile, c'est-à-dire aux différentes composantes d'une Armée Navale est un problème de première importance pour son commandant. Des manœuvres de plus en plus complexes et la présence de flottes de plus en plus nombreuses va imposer l'utilisation de système très élaborés de transmission des ordres.

Les moyens disponibles[modifier | modifier le code]

Le porte-voix[modifier | modifier le code]

Proximité des 2 interlocuteurs requise.
Exemples d'utilisation: transmission des ordres, contrôle à distance, communication avec une unité à proximité.

Le messager[modifier | modifier le code]

Le canot.
La corvette.
Exemples d'utilisation.

Le visuel[modifier | modifier le code]

Le mouvement extra-ordinaire[modifier | modifier le code]

Il s'agit, dans ce cas d'effectuer une manœuvre sortant de l'ordinaire et devant attirer l'attention de celui auquel est destiné l'information. Pour donner un exemple, le 20 novembre 1759, l'escadre anglaise est à la recherche de l'escadre française, dans les parages de Belle-Île. Le signal convenu en cas de découverte par les navires éclaireurs est de laisser fasseyer les voiles de perroquet. C'est ce que fera la frégate HMS Maidstone à 8 heures 30, déclenchant l'action qui aboutira à la défaîte française des Cardinaux[1].

Le pavillon[modifier | modifier le code]

Le fanal[modifier | modifier le code]

La fusée et le feu de bengale[modifier | modifier le code]

le feu de bengale est une technique basée sur les signaux visuel.

Le sonore[modifier | modifier le code]

Le tambour et le clairon.
Le canon et le mousquet.
La cloche et la corne de brume.
Exemples d'utilisation.

Le code complexe[modifier | modifier le code]

amorcer quelques exemples détaillés plus avant.

Le code Morse[modifier | modifier le code]

Le projecteur[modifier | modifier le code]

Évolution[modifier | modifier le code]

Avant le XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Il y a peu d'exemples connus de système élaboré de transmission d'ordres jusqu'au XVIe siècle. Pour deux raisons au moins. En premier, parce que la tactique est limitée à un ensemble de combats individuels. Chaque navire se trouve un adversaire et le combat. En second, parce que la taille des flottes opposées permet au vaisseau amiral d'être vu de tous.

  • Espagnols

Fernando Duro (aux environs de 1530) : « The captain-general should encourage all in the battle, and because he cannot be heard with his voice he should bid the signal for action to be made with his trumpet or flag or with his topsail ».

  • Anglais

La situation change au XVIIe siècle, quand la manœuvre et le combat en groupe devient la règle. Le général de l'Armée Navale a besoin d'un système de transmission des ordres à des vaisseaux qui peuvent être très éloignés. Les vaisseaux naviguent en ligne de file et, bien que l'amiral soit généralement placé au milieu de celle-ci, il faut transmettre les ordres le long de cette file longue de plusieurs kilomètres.

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, les amiraux ne disposent que d'un recueil d'« Instructions ». C’est-à-dire un ensemble de règles imaginées par l'amiral et présentées sous forme d'articles.

Il ne s'agit pas de documents officiels, mais chaque amiral constitue son propre recueil. En 1768, XXX[Qui ?] fait imprimer son propre recueil chez Mallard, imprimeur à Toulon et en distribue un exemplaire à chacun de ses capitaines. Il peut aussi reprendre un système existant en y apportant des suppléments, des commentaires.

Le principe[modifier | modifier le code]

On fait référence à un article et les destinataires doivent en déduire la pensée de leur chef. Les références sont données par des coups de canon, selon le nombre et la fréquence, ou par des mouvements de voile (mis à contre, ferlée, etc.)

Dans les situations simples, le système est valable, mais si la situation qui se présente n'a pas été prévue au préalable, rien ne peut plus être transmis. C'est alors que l'on trouvera, dans les relations du combat, l'envoi des canots du navire amiral pour porter des ordres, voire l'appel des frégates à passer sur l'arrière dudit vaisseau pour que soit donné au passage le message, par porte-voix, qui devra ensuite être hurlé de la même façon au vaisseau destinataire[note 1].

Quelques exemples[modifier | modifier le code]

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]


XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • Généralités sur l'évolution.
  • La forme
  • La mise en œuvre
  • Quelques exemples
    • Le code de Popham

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ceci sera encore pratiqué par Augustus Keppel, au combat d'Ouessant, en 1778, pour envoyer des ordres à Harland et Palliser.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Référence à préciser.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ouvrages en français
    • Signaux généraux de Monsieur le maréchal de Tourville (1693), 1995, Éditions du Gerfaut. reproduction des 96 croquis d'origine
    • Michel Depeyre, Tactiques et Stratégies navales de la France et du Royaume-Uni de 1690 à 1815, 1998, Economica, (ISBN 2-7178-3622-5), Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Ouvrages en anglais
    • (en) B&T Tunstall, Nicholas (ed.), Naval Warfare in the Age of Sail. The Evolution of Fighting Tactics, 1650-1815. Londres, 1990, (ISBN 0785814264), Document utilisé pour la rédaction de l’article.
    • (en) Michael Palmer, Command at Sea, naval command and control since the sixteenth century, 2005, Harvard University Press, (ISBN 978-0-674-02411-3) Document utilisé pour la rédaction de l’article.
    • (en) Julian S. Corbett, Fighting Instructions 1530-1816, Naval Review, 1905. 16695. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Articles.
    • Revue Maritime, mai 1929, pages 629-658. Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]