TransMilenio

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TransMilenio
Image illustrative de l'article TransMilenio

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Bus du réseau TransMilenio à la avenue Eje Ambiental

Situation Bogota, Cundinamarca
Drapeau de la Colombie Colombie
Type Bus à haut niveau de service
Entrée en service 4 décembre 2000
Longueur du réseau 84 km
Lignes 12
Stations 139
Fréquentation 2,2 million de passagers par jour (2014)
Exploitant TransMilenio S.A.
Site internet http://www.transmilenio.gov.co
Vitesse moyenne 27 km/h
Vitesse maximale 70 km/h

Le TransMilenio est le nom donné au système de transport en commun de Bogota, capitale de la Colombie. Il s'agit d'un réseau de bus dont la majeure partie est en site propre.

Créé en décembre 2000, il s'est développé jusqu'à atteindre une longueur de plus de 84 km et une fréquentation d'environ 1,4 million de passagers par jour.

Plan du réseau en 2013

Historique[modifier | modifier le code]

Le maire de Bogotá, Enrique Peñalosa, avait hérité au début de son mandat d'un système de transports en commun constitué de grandes quantités de lignes de bus indépendantes, sans aucune coordination entre elles, et une circulation intra-muros chaotique. Il décida du lancement du système TransMilenio pour améliorer cette situation chaotique. Il fit pour cela appel aux compétences des consultants Steer Davies Gleave pour la conception opérationnelle, et McKinsey & Co. pour la gestion du projet. Il créa une compagnie chargée du lancement du projet et de sa maintenance. L'essentiel du financement du projet fut procuré par le gouvernement colombien, et le reste, soit 30 % du total, par la ville de Bogotá[1], sous la forme d'une société d'actions.

Selon un rapport de l'United States Transportation Research Board, la construction de la première phase aurait coûté 240 millions de dollars.

Trois ans seulement après le début de la phase de conception, le TransMilenio ouvrait en décembre 2000 avec 41 km de lignes. Une deuxième phase en mai 2006 a augmenté le nombre de lignes disponibles ; une troisième phase de développement est en cours. Il est prévu d'atteindre les 388 kilomètres de ligne.

Le succès du TransMilenio a inspiré d'autres villes, dont Mexico[2].

Réseau[modifier | modifier le code]

Le TransMilenio dispose de 12 lignes, qui desservent au total 114 arrêts, sur une longueur de 84 km :

  • Troncal Caracas Caracas de Calle 76 à Tercer Milenio : 14 stations
  • Autonorte Autonorte de Portal del Norte à Héroes : 15 stations
  • Suba Suba de Portal de Suba à San Martín : 14 stations
  • Calle 80 Calle 80 de Portal de la 80 à Polo : 14 stations
  • NQS Central NQS Central de La Castellana à Ricaurte : 11 stations
  • Américas Américas de Portal de Las Américas à De La Sabana : 17 stations
  • NQS Sur NQS Sur de Comuneros à Portal del Sur : 12 stations
  • Caracas Sur Caracas Sur de Hospital à Portal de Usme et Portal del Tunal : 16 stations
  • Eje Ambiental Eje Ambiental de Museo del Oro à Las Aguas : 2 stations
  • KCalle 26 vers et depuis l'aéroport
  • La

Un nouvelle ligne est en construction : un délestement de l'axe nord-sud sur la Carrera 10, jusqu'au portal 20 de Julio.

De surcroît, 410 bus du nom de "alimenteurs" ("alimentadores" en espagnol), font gratuitement la jonction entre les plus grandes stations et les quartiers proches.

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Les voies réservées aux bus sont généralement au nombre de quatre, situées au centre de la rue. Les voies extérieures permettent aux bus express de dépasser les bus locaux, qui s'arrêtent à toutes les stations. Certaines lignes (B71, B72, H60, H61) circulent en partie en site non propre pour passer d'un axe à l'autre (délestement de l'avenue Caracas aux heures de pointe). Les bus "alimenteurs", gratuits, déservent les environs des terminus, et ne circulent pas en site propre.

Arrêts[modifier | modifier le code]

Les arrêts peuvent être classés en cinq catégories :

  • Sencillas (Simples) : arrêts de desserte locale, situés environ tous les 500m.
  • De transferencia (De transfert) : permettent le transfert d'une ligne à une autre via la traversée d'un tunnel.
  • Sin intercambio (Sans changement) : sur la ligne B, ne permettent pas de changer de sens de voyage (de nord-sud à sud-nord).
  • Intermedias (Intermédiaires) : desservent à la fois les lignes normales et les "alimenteuses".
  • Cabecera (Portes) : situés près des limites de la villes, ces arrêts permettent de faire la jonction avec les lignes inter-cités.

Les stations sont surélevées à hauteur du plancher du bus, ce qui permet aux utilisateurs de monter à bord des bus sans effort. Lors de l'arrivée du bus, ses portes et celles de la station s'ouvrent simultanément. Les stations souvent rejointes par des passerelles aériennes ou parfois souteraines.

Chaque station dispose d'un affichage électronique annonçant le temps d'arrivée approximatif du prochain bus.

Véhicules[modifier | modifier le code]

Les bus, de couleur rouge fonctionnent au diesel et sont de deux capacités différentes : articulés au centre, ils ont une capacité de 160 passagers. Leurs constructeurs peuvent être Marcopolo-Superior, Mercedes-Benz, Volvo ou Scania. En août 2007, 1027 de ces bus étaient en circulation sur les lignes régulières. Il existe aussi des bus, introduits lors de la troisième phase de développement du réseau, d'une capacité de 270 passagers, et possédant une double articulation (lignes H27-B27 et J23-F23).

Les bus "alimenteurs", eux, ne sont pas articulés et sont de couleur verte.

Tarifs[modifier | modifier le code]

Les tarifs[3] sont de 1700 pesos colombiens (1400 pesos en heures creuses et dimanches) pour entrer dans le réseau (soit environ 0,79 (0,65) euros). Le changement vers les bus privés coûte 300 pesos (gratuit en heures creuses et dimanches, tout comme les bus alimenteurs). Les personnes âgées de 62 ans et plus payent 1500 pesos en heures de pointe. Les paiements se font au moyen d'une carte à puce sans contact de type Mifare, rechargée à l'avance.

Fréquentation[modifier | modifier le code]

La fréquentation journalière a atteint les 800 000 personnes peu de temps après le lancement du système. Depuis lors, l'extension de 2006 a fait passer ce chiffre à 1 050 000 personnes chaque jour, et à 1 400 000 en 2009. 75 % des habitants décrivent le système du TransMilenio comme "bon" ou "très bon"[4].

Critiques[modifier | modifier le code]

La plupart des utilisateurs apprécient le TransMilenio, qui côtoie l'ancien système de transport public de Bogotá sur d'autres voies. Néanmoins, certaines critiques se font entendre :

  • Les bus tout comme les arrêts sont souvent bondés, même en dehors des périodes d'heures de pointes. Ce problème est exacerbé par l'aménagement intérieur des bus, qui ont beaucoup de sièges et peu de places debout.
  • Dans une ville située en altitude comme Bogotá (2 600 mètres), l'usage du diesel comme carburant des bus est plus polluant qu'au niveau de la mer.
  • Les stations comportent des endroits non couverts où les passagers ne peuvent éviter de se faire mouiller quand il pleut.
  • Comme dans tous les endroits bondés, de nombreux pickpockets sévissent à bord des bus.
  • Dans les plus grandes stations, il peut s'écouler 30 min avant que les passagers n'aient accès au bus.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Bogota's bus rapid transit system and cycle lanes", par Roger East, Societyguardian.co.uk
  2. "A Global Look at Urban Planning", By William L. Hamilton, New York Times, January 12, 2006
  3. Voir decret 356 [1]
  4. "Why Is TransMilenio Still So Special?", by Dario Hidalgo, TheCityFix.com, August 5, 2008

Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]