Trame (imprimerie)
En imprimerie, la trame correspond à un maillage de points permettant de reproduire les similis mesurée en linéature (points par pouce). Il existe deux types de trame : la trame dite classique et la trame dite stochastique ou aléatoire.
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La trame classique [modifier]
Elle est déterminée par un nombre de points fixe et on fait une variation de l'amplitude afin d'avoir différents niveaux de gris. Elle limite malheureusement l'utilisation aux trois couleurs primaires, cyan, magenta et jaune en synthèse soustractive, plus le noir. Au-delà, un phénomène de moiré apparaît. Il existe différents types de point de trame : rond, carré, elliptique auxquels s'ajoutent d'autres types dérivant de ceux-ci (euclidien, par exemple). Le calcul des niveaux de gris s'effectue en divisant la résolution par la fréquence de trame. Par exemple, une résolution à 2400 dpi pour une fréquence à 150 lpi donne 2400 : 150 = 16 niveaux de gris (par couche). Pour une quadrichromie, cela donnera 16 x 16 x 16 x 16 = 65 536 nuances.
La trame stochastique [modifier]
Appelée aussi « trame aléatoire », elle est déterminée par une taille de point fixe (bien plus fine que la trame classique) de dix à trente-cinq micromètres selon sa finesse, dont on fait varier la fréquence pour accéder aux différents niveaux de gris. Cette trame est principalement utilisée par les imprimantes à jet d'encre et évite le phénomène de moiré. Elle permet d'utiliser plus de couleurs primaires, afin d'améliorer le gamut. On peut alors utiliser les trois couleurs primaires cyan, magenta, jaune auxquelles on ajoute l'orange, le vert et le noir (on peut aussi monter jusqu'à douze encres). Elle pose cependant des problèmes en offset, à cause de l'engraissement du point de trame qui modifie le pourcentage de couverture de l'encre. En imprimerie, on ne l'utilise que pour la réalisation d'ouvrages artistiques (photographie, peinture) car elle permet de s'approcher d'un rendu photographique.