Tramayes

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Tramayes
Village de Tramayes vu depuis le signal de la Mère Boitier (758m)
Village de Tramayes vu depuis le signal de la Mère Boitier (758m)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Mâcon
Canton Tramayes
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Mâconnais Charolais
Maire
Mandat
Michel Maya
2014-2020
Code postal 71520
Code commune 71545
Démographie
Population
municipale
992 hab. (2011)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 18′ 31″ N 4° 36′ 11″ E / 46.3086111111, 4.60305555556 ()46° 18′ 31″ Nord 4° 36′ 11″ Est / 46.3086111111, 4.60305555556 ()  
Altitude Min. 317 m – Max. 755 m
Superficie 18,6 km2
Localisation

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Tramayes

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Tramayes
Liens
Site web www.tramayes.fr
Façade de l'église
L'église avec escalier d'accès
Paysage avec vue sur le lieu-dit Montillet


Tramayes est une commune française, située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Tramayes est située à 16 km de Cluny, 25 km de Beaujeu et 25 km de Mâcon. Le bourg se trouve en haut d'un col séparant la vallée du Valousin, et celle de la Grosne. Son point culminant est la Mère Boitier, d'une hauteur de 758 mètres.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Brandon Saint-Point Rose des vents
Saint-Léger-sous-la-Bussière N Serrières
O    Tramayes    E
S
Trades
(Rhône)
Germolles-sur-Grosne Cenves
(Rhône)

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bourg de Tramayes est très ancien. D’après la préface du Cartulaire de Saint-Vincent de Mâcon, il existait à Tramayes, au lieu-dit « La Rolle », au IVe siècle un château qui servait de rendez vous de chasse aux rois de Provence et de Bourgogne. Le nom de Tramayes viendrait d’une route romaine ou d’un chemin de traverse, Tramaculum, qui passait à travers les Monts et raccourcissait la voie de Lyon à Autun. Il en reste quelques traces à Germolles et à Tramayes. Il est certain que Tramayes est un très vieux passage et qu’il existait une piste préhistorique avant les Gallo-Romains[1]. La montagne de Vannas est un véritable site stratégique. En 1590, la garde était un poste fortifié, dont il reste quelques ruines, dépendant du Baron de la Bussière. La même charte Saint-Vincent de Mâcon indique qu’en l’an 958, l’église de Tramayes était sous le vocable de Saint-Germain. Elle fut ensuite sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste. Elle relevait de l’Evêque de Mâcon. Au Xe siècle, le nom s’orthographiait déjà Tramïe. En 1831, on mit à jour au hameau de Chavannes, dans un lieu isolé, des tombeaux qui semblaient dater des premiers siècles de l’ère chrétienne[réf. nécessaire]. Plus récemment, on découvrit au lieu-dit « La Madone », deux pierres de haches taillées et polies. On découvrit aussi des vestiges de constructions romaines et des déblais antiques le long de la voie romaine. En 1686, on avait trouvé à Saint Point plusieurs médailles de l’Empereur Dioclétien.

La Seigneurie de Tramayes avait été constitué le 8 juin 1380 à Antoine Isabeau Villion par Marguerite de Mailly. En 1596, la Seigneurie appartenait à Claude Bullion, l’oncle de celui qui frappa le premier Louis d’or[réf. nécessaire]. Le château actuel a été construit en 1598. En décembre 1556, des lettres patentes du Roi Henri II signées à Saint-Germain-en-Laye, transfèrent à Tramayes, sur la demande de Guillaume de Saint Point, les quatre foires annuelles et les marchés de chaque vendredi que le feu roi Louis XII avait concédé en 1503 à Jean de Saint Point, aïeul dudit seigneur, mais le seigneur de Saint Point en gardait les droits[réf. nécessaire]. Aussi le 26 mai 1672, Claude Bullion, seigneur de Tramayes, achètera pour la somme de 23 544 livres les droits revendiqués par le seigneur de Saint Point[réf. nécessaire]. En 1572, le roi Charles IX, qui se rendait à Lyon, passa par Tramayes. Quant au château de la Motte, à l’ouest de Montillet, on dit qu’il était celui qui fut bâti par Pierre Montboissier, dit Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, pour tenir en échec un château que Hugues de la Chaux, seigneur de la Bussière, avait fait construire au Fournay, paroisse de Montagny. On ignore l’époque ou fut détruit le château de la Motte[réf. nécessaire]. Son emplacement, les propriétés et les rentes nobles qui en dépendaient furent achetés vers 1576 par 'Philibert de Fautières, seigneur d’Audour, à Claude de Guise, abbé de Cluny.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1935 1971 Marcel Descours    
1971 1989 (Comtesse) Gersende de Quatrebarbes DVD conseiller général (1982-1988)
1995 en cours Michel Maya    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 992 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 578 1 772 1 532 1 646 1 696 2 431 2 510 2 597 2 630
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 444 2 191 2 302 2 149 2 130 2 167 2 192 1 007 1 853
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 753 1 653 1 541 1 220 1 202 1 127 1 071 1 029 954
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
909 849 841 880 878 908 952 958 992
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Saône-et-Loire.

Camping :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. d’après Mr Laurent Champier, doyen de la faculté de lettres à l’Université de Sarre
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  4. Dufour sur le site de l'OT Tramayes