Tram-train de l'Ouest lyonnais

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Tram-train de l'Ouest lyonnais
Image illustrative de l'article Tram-train de l'Ouest lyonnais
Tram au départ de la gare de l'Arbresle

Situation Rhône-Alpes
Type Tram-train
Entrée en service 22 septembre 2012
Longueur additionnée des lignes 55 km
Lignes 2 (+1 en projet)
Gares 22
Rames 24 rames type Alstom Citadis Dualis
Propriétaire Rails : RFF
Gares : SNCF
Exploitant SNCF

Le tram-train de l'Ouest lyonnais est un réseau de transport français de la région Rhône-Alpes en périphérie de l'agglomération lyonnaise inauguré partiellement de Lyon-Saint-Paul à Sain-Bel le 22 septembre 2012[1] et de Tassin à Brignais ainsi que le shunt de Tassin, le samedi 8 décembre 2012[2].

Le réseau comptera à terme trois branches partant de la gare Saint-Paul et desservant vingt-trois gares en direction de Brignais, Sain-Bel et Lozanne[3]. L'exploitation est assurée par des véhicules tram-train, avec conversion par étapes.

Ce réseau n'entre pas dans le cadre de la définition stricte de tram-train, car il n'y a pas d'interconnexion avec les lignes du tramway de Lyon à court terme ; il s'agit plutôt d'un train léger.

Histoire des lignes[modifier | modifier le code]

Le réseau se compose de deux lignes :

La jonction des deux lignes s'effectue à Tassin, la plus grande gare du réseau et le centre d'exploitation.

Ces lignes traversent la chaîne des Monts du Lyonnais et ont un profil difficile avec des fortes rampes. Elles comportent toutes plusieurs viaducs et tunnels. Elles ont été transformées en voie unique ce qui crée des contraintes d'exploitation importantes.

Les objectifs du projet[modifier | modifier le code]

Le projet de tram-train de l'ouest lyonnais est destiné à :

  • permettre une desserte renforcée et fiabilisée
  • assurée par un matériel neuf, attractif et adapté
  • circulant avec un cadencement strict et régulier des trains
  • desservant 20 gares rénovées, plus deux gares créées à cette occasion
  • tout en réduisant les temps de parcours
  • utilisant une infrastructure ferroviaire rénovée
  • assurant ainsi le doublement du trafic assuré par la ligne[4].
Intérieur d'un Tram-train

La desserte prévue[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Lyon-Saint-Paul.

Le projet initial prévoyait la conversion en tram-train des dessertes suivantes :

Finalement, la mise en service de la première desserte est partiellement effective depuis le 22 septembre 2012, l'homologation pour le matériel ayant pris du retard. La branche entre Tassin et Brignais sera mise en service au changement de service, en décembre[5],[6]

.

Un projet de prolongement de la ligne jusqu'à la Gare de Lyon Part-Dieu est à l'étude[7], faisant ainsi de la ligne de l'Ouest Lyonnais une vraie ligne de tram-train (utilisation en mode train hors des villes, en mode tramway en agglomération). Cependant, les contraintes d'espace disponible en surface rendent ce projet difficile à mettre en œuvre, et le coût en souterrain est prohibitif. Aucune échéance n'est donc évoquée.

Face à la croissance de la population dans l'ouest lyonnais, le prolongement de la ligne Lyon-Saint-Paul-Brignais jusqu'à Givors est évoquée par le schéma régional des services de transport de la région Rhône-Alpes pour l'horizon 2020[8]. Toutefois, les études ne sont actuellement pas achevées. La voie, bien que fermée à toutes circulations, existe toujours, à l'exception du raccordement vers la gare de Givors-Ville. Cependant, l'emprise de ce raccordement est préservée. Une remise en fonction de cette portion de la ligne est donc envisageable, tout en permettant de décharger en partie la liaison Lyon-Perrache-Givors, qui arrive à saturation[réf. nécessaire].

L'exploitation sera assurée par la SNCF en remplacement des 115 trains journaliers TER antérieurement assurés au bénéfice à 6 500 voyageurs quotidiens (dont 70 % sur l’axe de Sain-Bel), avec

  • 54 % de trajets domicile-école
  • 42 % de trajets domicile-travail

Les partenaires du projet prévoient un doublement du trafic en 2012, avec 13 200 voyageurs/jour, transportés par 180 trains/jour[4].

Les stations[modifier | modifier le code]

un train à la station de Gorge de Loup, avec au fond la sortie du tunnel de Loyasse
              Station Lat/Long Communes desservies Correspondances[notes 1]
      o       Lyon-Saint-Paul 45° 45′ 58″ N 4° 49′ 37″ E / 45.766024, 4.826949 (Gare de Lyon-Saint-Paul) Lyon 5e Bus en mode C Ligne C3
      o       Lyon-Gorge-de-Loup 45° 45′ 58″ N 4° 48′ 17″ E / 45.76609, 4.804791 (Gare de Lyon-Gorge-de-Loup) Lyon 9e Métro de Lyon Ligne D P+R
      o       Écully-la-Demi-Lune 45° 45′ 56″ N 4° 46′ 43″ E / 45.765664, 4.778666 (Gare d'Écully-la-Demi-Lune) Écully,
Tassin-la-Demi-Lune
          o   Alaï 45° 45′ 07″ N 4° 46′ 19″ E / 45.751966, 4.771816 (Gare d'Alaï) Tassin-la-Demi-Lune, Lyon 5e
          o   Francheville 45° 44′ 05″ N 4° 46′ 08″ E / 45.734654, 4.768792 (Gare de Francheville) Francheville
          o   Chaponost 45° 41′ 54″ N 4° 45′ 51″ E / 45.69829, 4.764273 (Gare de Chaponost) Chaponost
          o   Brignais 45° 40′ 25″ N 4° 45′ 50″ E / 45.673711, 4.763771 (Gare de Brignais) Brignais
  o   o       Tassin 45° 45′ 42″ N 4° 45′ 31″ E / 45.761614, 4.758482 (Gare de Tassin) Tassin-la-Demi-Lune
      o       Le Méridien 45° 46′ 22″ N 4° 44′ 49″ E / 45.772846, 4.746887 (Gare du Méridien) Charbonnières-les-Bains,
Tassin-la-Demi-Lune
      o       Charbonnières-les-Bains 45° 46′ 56″ N 4° 44′ 09″ E / 45.782182, 4.735821 (Gare de Charbonnières-les-Bains) Charbonnières-les-Bains
      o       Casino-Lacroix-Laval 45° 47′ 17″ N 4° 43′ 50″ E / 45.788002, 4.730673 (Gare de Casino-Lacroix-Laval) Charbonnières-les-Bains,
La Tour-de-Salvagny,
Marcy-l'Étoile
      o       La Tour-de-Salvagny 45° 48′ 00″ N 4° 42′ 58″ E / 45.800087, 4.716149 (Gare de La Tour-de-Salvagny) La Tour-de-Salvagny
      o       Lentilly - Charpenay 45° 48′ 59″ N 4° 40′ 56″ E / 45.816404, 4.682133 (Gare de Lentilly - Charpenay) Lentilly
      o       Lentilly 45° 49′ 18″ N 4° 40′ 02″ E / 45.821773, 4.667182 (Gare de Lentilly) Lentilly
      o       Fleurieux-sur-l'Arbresle 45° 50′ 42″ N 4° 39′ 36″ E / 45.845125, 4.660117 (Gare de Fleurieux-sur-l'Arbresle) Fleurieux-sur-l'Arbresle
      o       L'Arbresle 45° 49′ 59″ N 4° 37′ 06″ E / 45.833175, 4.618333 (Gare de L'Arbresle) L'Arbresle TER Rhône-Alpes
      o       Sain-Bel 45° 48′ 42″ N 4° 36′ 07″ E / 45.811786, 4.60194 (Gare de Sain-Bel) Sain-Bel
  o           Les Flachères 45° 46′ 39″ N 4° 45′ 15″ E / 45.777413, 4.754137 (Gare des Flachères) Charbonnières-les-Bains,
Écully
  o           Dardilly-les-Mouilles 45° 47′ 49″ N 4° 45′ 36″ E / 45.796822, 4.759963 (Gare de Dardilly-les-Mouilles) Dardilly, Écully
  o           Dardilly-le-Jubin 45° 48′ 55″ N 4° 45′ 40″ E / 45.815319, 4.761224 (Gare de Dardilly-le-Jubin) Dardilly
  o           Dommartin - Lissieu 45° 50′ 53″ N 4° 43′ 56″ E / 45.847948, 4.732124 (Gare de Dommartin - Lissieu) Dommartin, Lissieu
  o           Civrieux-d'Azergues 45° 51′ 33″ N 4° 43′ 06″ E / 45.859268, 4.718402 (Gare de Civrieux-d'Azergues) Civrieux-d'Azergues
  o           Lozanne 45° 51′ 15″ N 4° 40′ 58″ E / 45.854244, 4.682696 (Gare de Lozanne) Lozanne TER Rhône-Alpes
  1. Pour alléger le tableau, seules les correspondances SNCF, métro, funiculaire, tramway et lignes majeures C1 à C3 sont données. Les correspondances bus sont reprises dans les articles de chaque station.

Le matériel roulant[modifier | modifier le code]

Tram-train entrant en gare de L'Arbresle
Le tram-train entrant en gare de L'Arbresle

Le matériel retenu par la SNCF pour l'Ouest lyonnais est le Citadis Dualis d'Alstom ; 24 rames sont commandées en tranche ferme, pour 102 millions d'euros, financés par la Région[4]. Il s'agit du matériel très proche de celui commandé par la Région Pays de la Loire qui disposera de 7 rames. (Les différences se situent notamment au niveau des tensions d'alimentation électrique) Après avoir fait des essais en Allemagne, la première rame est arrivée par camion à la fin du mois de février 2011. Les rames suivantes sont arrivées progressivement les semaines et les mois suivants.

La circulation des rames Citadis Dualis a été suspendue par la SNCF le 3 décembre 2013 suite au blocage d'une roue à hauteur de Fleurieux sur l'Arbresle (Source : communiqué de presse SNCF). La circulation des Citadis Dualis reprend progressivement début février 2014, avec un retour à la normal en avril[9].

Les ateliers[modifier | modifier le code]

Un atelier de maintenance est construit à côté de la gare de L'Arbresle, sur la commune d'Éveux. La construction de cet atelier a commencé début 2009. Les travaux ont duré 24 mois. L'atelier se situe sur l'ancienne gare des chemins de fer des Dombes, aujourd'hui remplacée par un parking en gare de L'Arbresle.

Les adaptations de l'infrastructure[modifier | modifier le code]

Le tronc commun et deux branches de l'étoile de l'Ouest lyonnais sont concernées par le projet, la troisième pouvant l'être ensuite. Outre la rénovation des voies, la réactivation de l'électrification en 1500 V continu entre Lyon et Charbonnières et son complément sur les autres sections, et le traitement des gares, l'opération comporte :

  • sur le tronc commun Lyon-Saint-Paul - Tassin (ligne de Lyon-Saint-Paul à Montbrison), la mise partielle à double voie.
  • sur la branche Tassin - Sain-Bel (suite de la ligne de Lyon-Saint-Paul à Montbrison), l'allongement de l'évitement de Charpenay et le raccordement des ateliers,
  • sur la branche Brignais (ligne de Paray-le-Monial à Givors-Canal), la construction d'un raccordement direct depuis Lyon pour éviter le rebroussement à Tassin (appelé « shunt de Tassin »), la création d'un évitement à Francheville et la mise à voie double partielle en amont de Brignais.

La branche Lozanne (également sur la ligne de Paray-le-Monial à Givors-Canal) devrait faire l'objet d'un allongement de l'évitement de Dardilly-le-Jubin.

Les partenaires et le coût du projet[modifier | modifier le code]

Les partenaires du projet[modifier | modifier le code]

La Région Rhône-Alpes, Autorité organisatrice de transports, est le promoteur du projet, avec :

Le coût du projet[modifier | modifier le code]

Un protocole de financement a été signé le 8 octobre 2007 entre l'État, la région Rhône-Alpes, Communauté urbaine de Lyon, le département du Rhône, RFF et la SNCF

En 2008, ce projet est évalué à 294,7 millions d'euros, dont :

  • 143 millions pour le volet infrastructures ;
  • 102 millions pour le matériel roulant ;
  • 29,5 millions pour la rénovation et la création des gares ;
  • 20,2 millions pour l’atelier de maintenance[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources et liens externes[modifier | modifier le code]