Trait du Nord

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Trait du Nord
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Trait du Nord au salon de l'agriculture de Paris, en mars 2010.
Trait du Nord au salon de l'agriculture de Paris, en mars 2010.

Espèce Cheval (Equus caballus)
Région d’origine
Région Hainaut, Nord-Pas-de-Calais, Drapeau de la France France
Caractéristiques
Morphologie Cheval de trait à sang froid
Registre d'élevage Standard français de la race
Taille 1,65 m en moyenne pour la femelle, 1,68 m à 1,70 m pour le mâle[1],[2]. 1,60 m à 1,79 m en général[3]
Poids 800 à 900 kg en moyenne[2]
Robe Généralement rouan ou bai, plus rarement aubère, noir ou alezan[1],[2]
Tête Quelquefois un peu forte[1],[2]
Pieds Talons hauts[1] et fanons abondants[2]
Caractère Doux et facile[2]
Autre
Utilisation Débardage, attelage, randonnée et production de viande

Le trait du Nord, autrefois nommé Ardennais du Nord et Ardennais de type Nord, est une race de grand cheval de trait français dit « à sang froid », originaire de la région du Hainaut. Il est sélectionné spécifiquement pour les travaux agricoles à partir des années 1850. Longtemps confondu avec le cheval ardennais, le trait du Nord obtient son identité propre quand son registre d'élevage est ouvert en 1903. Il participe à l'exploitation des mines dans sa région d'origine et travaille au fond des galeries avant que l'électrification des mines et la motorisation de l'agriculture dans les années 1950 n'entrainent sa quasi-disparition, faute de demandes pour les éleveurs.

L'hippophagie permet à ce cheval de subsister dans les années 1970, avant le renouveau de l'attelage de loisir et de travail. Désormais, les associations d'éleveurs et d'utilisateurs de ce cheval, comme le syndicat d'élevage du cheval trait du Nord, organisent sa reconversion dans l'équitation de travail telle que le débardage, et dans les loisirs équestres tels que l'attelage. Les nouvelles naissances chez la race continuent néanmoins à diminuer et ce cheval emblématique de la région du Nord-Pas-de-Calais possède l'un des plus faibles effectifs parmi les neuf races de chevaux de trait français. Un plan de sauvegarde entre la région et le syndicat de la race a vu le jour en 2010, avec pour objectif d'augmenter le nombre de naissances pour 2014.

Terminologie[modifier | modifier le code]

Le nom officiel de la race selon les haras nationaux français est « Trait du Nord »[2], cependant, ce cheval a changé plusieurs fois de nom au cours de son histoire. Au milieu du XIXe siècle est mentionné le « gros trait du Hainaut »[4], mais avant 1903, la race ne porte pas de nom précis et se confond avec le trait ardennais[5],[3] avant d'être connue comme l'« Ardennais de type nord » ou le « Trait ardennais du nord »[6]. Le nom « Trait du nord » apparait en 1913[1], mais redevient « trait ardennais du Nord » de 1945[1] à 1965[7]. L'utilisation du nom « Trait du Nord » est délaissée de 1961 à 1992[3] et, en 1994, l'appellation « Trait du Nord » est à nouveau officialisée par les haras français[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire du trait du Nord se mêle intimement à celle du cheval de trait ardennais, puisque les deux races ont une origine commune[1] et appartiennent à la même famille, avec le trait néerlandais et le trait belge[7]. Le trait du Nord n'est toutefois pas une variété de l'ardennais, mais bien une race distincte[8].

Origines[modifier | modifier le code]

Le trait du Nord appartient à un groupe de races lourdes, l'étude de l'université d'Oklahoma y voit un descendant du cheval lourd d'Europe centrale[7]. La théorie « des quatre lignées » en fait un descendant du « cheval des forêts », qui vivait dans les régions boisées de l'Ouest et du Nord de l'Europe. Une théorie obsolète[Note 1] y voit un descendant direct du cheval de Solutré[6] qui vivait pendant le quaternaire dans les bassins de la Saône et de la Meuse, et dans lequel on voit aussi un ancêtre des chevaux ardennais et auxois[9],[1].

L'ancêtre du trait du Nord aurait émigré vers les vallées de la Sambre et de l'Escaut, dans la région de Valenciennes[1]. Tout comme les chevaux de trait néerlandais et belges, l'origine du trait du Nord se situe dans les grandes et riches prairies flamandes couvrant les régions du sud des Pays-Bas au nord de la France en traversant toute la Belgique. Le comté du Hainaut est cependant le véritable berceau de la race en France[10],[3]. Les chevaux de trait belges, flamands et ardennais forment, durant le Premier Empire il y a deux siècles, un seul et même type[11] élevé dans un seul pays[12], les croisements entre eux sont très fréquents[1].

Les éleveurs des régions du Nord-Pas-de-Calais sont réputés pour avoir refusé de croiser leurs chevaux de travail avec des étalons de sang durant l'époque napoléonienne, alors que les haras nationaux l'imposent pour la remonte de l'armée[12].

Formation vers 1850[modifier | modifier le code]

Gravure d'un cheval de gros trait du Hainaut, ancêtre de la race Trait du Nord, en 1861.

La région flamande, grâce à l'absence de relief et à un climat favorable, est propice à l'agriculture. Au cours du XIXe siècle, de nouvelles machines améliorent les techniques agricoles et entrainent un agrandissement important des surfaces cultivées. Avec l'assèchement des marais, l'amélioration des rendements et des techniques agricoles et l'industrialisation à partir de 1850, les petites fermes deviennent de grandes exploitations. En l'absence de moteur à piston et d'énergie électrique, les agriculteurs n'ont d'autre choix que le recours à la traction animale. Or, le bœuf est lent et les chevaux disponibles ne sont pas adaptés à la traction de lourdes charrue, il est donc nécessaire de créer et de sélectionner une race de cheval de trait pour cet usage[10].

Pour les aider dans leur activité, les agriculteurs sélectionnent dès les années 1850 ce qui va devenir « un cheval à la fois massif, harmonieux et rapide, à l'ossature solide et à la musculature puissante »[9],[10] à partir de l'ancien cheval flamand, qui est aussi à l'origine de nombreuses races de trait françaises et étrangères. Le trait flamand est un cheval de très grande taille, moins épais que l'actuel trait du Nord, avec des pieds larges adaptés aux sols marécageux[12]. Le trait ardennais est choisi par les éleveurs français pour améliorer la souche locale grâce à sa grande puissance musculaire, tandis que le cheval de trait néerlandais apporte de la taille, du poids et un supplément de force à sa descendance[13],[7]. Le résultat est un cheval à la fois musclé, puissant et résistant, possédant de longues jambes qui facilitent ses déplacements[10]. En France, la plupart des chevaux de trait légers et lourds sont élevés pour l'usage militaire car les guerres nécessitent de nombreux chevaux de tous les types[14]. Certaines races de trait trouvent un second débouché dans les transports et l'agriculture, le trait du Nord est donc une exception car il est sélectionné directement pour l'activité agricole[10].

Ce cheval ne porte pas encore le nom de « trait du Nord » ni même d'« ardennais du Nord ». En 1855, un document vétérinaire évoque le « cheval de gros trait du Hainaut » comme « un animal qui a de la hardiesse dans la pose et un fond d'énergie qui le rend supérieur au cheval Flamand »[15]. L'hippologue Eugène Gayot y fait référence six ans plus tard sous le même nom, dans ses Études de zootechnie pratique. L'usage de ce cheval, indispensable dans les travaux des champs, s'est selon lui étendu rapidement[4].

Diffusion jusqu'au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le trait du Nord apporte un revenu appréciable à ses éleveurs[12] et se répand rapidement aux Pays-Bas, en Belgique et au nord de la France. Il est élevé dans la grande plaine de Flandre et le Hainaut belge et français[11]. Il prend des noms différents en fonction du pays : dans la région flamande des Pays-Bas, il s'appelle trait hollandais, dans la région flamande de Belgique, trait belge ou « Brabançon » et dans la région flamande du Nord de la France, son nom reste confondu avec celui de l'ardennais[10]. L'élevage du trait du Nord et des races hollandaise et belge commence à s'organiser à la fin du XIXe siècle[3]. Les éleveurs français recherchent le modèle qui vit dans le Hainaut[3] et croisent leurs chevaux avec des boulonnais, qui apportent de l'élégance et de l'influx nerveux à leur descendance ainsi améliorée[13]. Les plaines de la Thiérache, au nord-est de l'Aisne, façonnent aussi le trait du Nord qui gagne en taille et en volume, et acquiert de belles allures qui le différencient peu à peu de l'ardennais. La renommée de la race la rend populaire en France dans les régions du Nord et de l'Est, ainsi qu'en Lorraine[1].

Création du stud-book et séparation de l'ardennais[modifier | modifier le code]

Article connexe : Stud-book.

Jusqu'au 5 août 1903[5],[3], le trait du Nord reste confondu avec l'ardennais. Son propre stud-book est créé sous le nom d'« Ardennais de type nord » ou de « Trait ardennais du nord »[6], et placé sous la responsabilité de la « société du Stud-book du cheval de trait du Nord »[1],[5].

Il faut attendre 1913 pour que le nom actuel apparaisse, et pour que le stud-book soit réellement ouvert à l'inscription des chevaux[1]. Seules les juments françaises conformes au type de la race sont inscrites à titre initial[3]. Les éleveurs français continuent néanmoins à garder un contact étroit avec leurs homologues belges[11],[3]. En 1919, le trait du Nord est définitivement séparé de l'ardennais. Ce cheval reprend le nom d'« ardennais du Nord » avec la création du « syndicat central d'élevage de trait ardennais du Nord » en 1945[1].

Pendant la Première Guerre mondiale, les Allemands confisquent de nombreux chevaux aux Belges et aux Français. En 1919, les animaux sont récupérés, ce qui permet de reconstituer rapidement les effectifs de la race décimés par la guerre[16],[3].

Déclin après 1950[modifier | modifier le code]

Durant la Seconde Guerre mondiale, tous les stocks de carburants sont utilisés par les armées et le cheval de trait reste un animal « moteur » indispensable au transport comme aux travaux des champs jusqu'à la reddition des Allemands en 1945[17]. Après la fin du conflit, les agriculteurs s'enrichissent rapidement, ce qui leur permet de s'équiper de tracteurs et de moissonneuses-batteuses. La race trait du Nord est de plus en plus délaissée au profit des machines. Le déclin de l'élevage devient notable dès le début des années 1950, mais surtout dans les années 1960 où les effectifs s'effondrent complètement[10]. Le dernier cheval de fond employé par les mines est remonté des galeries en 1969[18], accompagnant le déclin de l'activité minière.

Reconversion après 1970[modifier | modifier le code]

Les chevaux trait du Nord sont si vite remplacés par des machines que les éleveurs ne peuvent faire face à la raréfaction de la demande, ni adapter leur production à temps. Nombre d'élevages sont brutalement abandonnés[10]. Au début des années 1970, l'élevage de tous les chevaux de trait s'est littéralement effondré et le trait du Nord devient, à l'instar de tous les chevaux de trait français, une race en voie de disparition[19].

Boucherie[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Hippophagie et Viande de cheval.
Boucherie chevaline à Pézenas.

Quand les tracteurs remplacent les chevaux, seules quelques petites exploitations agricoles du Nord-Pas-de-Calais gardent une ou deux juments, « par passion plus que par raison »[12]. La production de viande devient alors le seul débouché économique viable pour l'élevage du trait du Nord[12], et c'est la demande des boucheries chevalines qui assure, paradoxalement, une partie de la sauvegarde du trait du Nord en gardant leur capital génétique intact. Les chevaux recherchés pour la viande doivent cependant être les plus gros et plus lourds possible afin d'être rentables à la vente. Le modèle des animaux, autrefois puissant et bâti pour la traction, devient celui de « bêtes à viande »[7],[19]. Entre le milieu du XXe siècle et les années 1980, le poids d'un trait du Nord passe de 800 à 900 kg à une moyenne de 900 à plus de 1 000 kg[20]. Le trait du Nord ne semble néanmoins pas des plus recherchés par les bouchers, et la consommation de viande de cheval baisse depuis les années 1970, ce qui a sans doute contribué à diminuer encore les effectifs de la race[10].

Renouveau de l'équitation de loisir et de travail[modifier | modifier le code]

Au début des années 1990, l'équitation de loisir connait un renouveau tandis que la consommation de viande de cheval diminue. Le 11 mars 1994, le journal officiel publie un nouvel arrêté redonnant au « cheval lourd » son ancien nom de « cheval de trait ». En 1996, un autre arrêté interdit la caudectomie (coupe de la queue) chez les chevaux de trait[21]. Les éleveurs peuvent à nouveau produire des animaux destinés aux loisirs ou au travail, que les haras nationaux se mettent à acheter. Le trait du Nord retrouve une certaine sveltesse dans sa silhouette[22].

Description[modifier | modifier le code]

Le trait du Nord est décrit comme « un cheval de traction équilibré qui développe par sa masse et son influx nerveux le maximum de puissance et de facilité au travail »[3]. Contrairement à d'autres races de trait dont le modèle a été allégé, il reste un cheval au gabarit très imposant[1]. La taille moyenne chez la race est de 1,65 m pour les juments et 1,68 à 1,72 m pour les étalons[3], pour un poids de 800 à 900 kg, parfois 850 kg pour les juments et de 1 000 kg pour les étalons[3]. Les poulains de 30 mois qui sont candidats pour devenir étalons doivent mesurer au moins 1,63 mètre[2]. Certains mâles dépassent facilement les 1,75 m et les 1 000 kg[23].

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Standard morphologique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Morphologie du cheval.

Le trait du Nord doit répondre à un standard morphologique pour pouvoir être admis au sein de la race et inscrit au stud-book depuis l'ouverture de celui-ci, en 1913. En France, les haras nationaux veillent à l’application de ce règlement, créé en collaboration avec le syndicat d'élevage de la race. Il concerne l'admission des étalons reproducteurs et l'inscription des poulains au sein du stud-book. Les critères d'admission ont changé plusieurs fois et décrivent le cheval idéal comme de grande taille, bien charpenté, court et puissant, possédant une ossature importante et une masse musculaire développée, énergique, avec un caractère facile et de belles allures[2],[3].

Tête[modifier | modifier le code]

La tête doit être de petite taille proportionnellement à la masse du cheval. Elle se révèle très souvent camuse, quelquefois un peu forte mais toujours expressive, énergique et bien attachée. Le front est plat avec des arcades orbitaires saillantes qui abritent un œil petit mais vif. Le chanfrein est recherché droit et parfois légèrement camus, les lèvres doivent être bien appliquées l’une contre l'autre, les ganaches sèches et nettes, les oreilles courtes, bien portées et très mobiles[2]. Les naseaux de ce cheval sont généralement larges[23],[3].

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Avant-main[modifier | modifier le code]

Avant-main du trait du Nord Moundy, appartenant au Musée vivant du cheval de Chantilly.

L'encolure doit être de longueur moyenne, puissante, garnie de crins fins mais abondants[2]. Ce cheval possède généralement une encolure courte et légèrement arquée, dite « rouée »[23],[3]. Le garrot doit être bien sorti, mais légèrement fondu dans les masses musculaires voisines[3] et l'épaule moyennement oblique, tout en étant assez longue[2].

Corps[modifier | modifier le code]

Le dos doit être court et droit, le corps compact, épais et massif, très musclé. La poitrine est profonde et bien descendue avec un passage de sangle irréprochable. Le poitrail est large et musclé, doté de pectoraux développés au maximum. Le flanc est court et bien harmonisé avec les régions qu’il relie[2],[3].

Arrière-main[modifier | modifier le code]

Arrière-main du trait du Nord Moundy, appartenant au Musée vivant du cheval de Chantilly.

Le rein doit être court et large[2], très musclé[23],[3], la croupe, généralement « double » et massive[23],[3] doit être large et puissamment musclée, moyennement oblique. La queue est bien implantée, pourvue de crins assez fins[2].

Membres[modifier | modifier le code]

Le trait du Nord doit posséder des aplombs réguliers et des membres extrêmement puissants grâce à leur musculature, leurs articulations nettes, sèches et bien développées dans leurs diamètres, leurs canons gros et courts, articulés bas, et auxquels se juxtaposent des tendons nets et secs garnis de fanons moyennement développés que terminent des paturons larges et courts s’emboîtant harmonieusement dans des pieds bien conformés aux talons hauts, à la fourchette large et épaisse, à la sole bien excavée et à la corne très résistante[2],[3].

Robe[modifier | modifier le code]

Article connexe : Robe (cheval).

Le standard de la race admet un certain nombre de robes, le bai et le rouan étant les plus fréquentes. Sont également autorisés le l'alezan et l'alezan brûlé qui sont assez rares, ainsi que le noir, le chocolat, le gris fer et l'aubère, qui sont encore plus rares[2],[3].

Détail sur la robe pangarée et sur la morphologie de Victoire de Beaucamp, jument trait du Nord de 4 ans, par Queros d'Erquennes et Queen du Pommereuil, 805 kg

Tempérament[modifier | modifier le code]

Ferrage d'une jeune jument trait du Nord de trente mois dans un travail à ferrer, lors d'une démonstration au Musée du Plein Air à Villeneuve-d'Ascq. L'animal est resté calme durant toute l'opération.

Le trait du Nord est considéré comme doté d'un bon tempérament[23]. Éleveurs et utilisateurs ont récemment redécouvert les aptitudes de ce cheval, décrit comme courageux et attentif[12]. Ses amateurs mettent en avant ses qualités de trotteur énergique, sa grande force, sa douceur, son mental et le fait qu'il soit facile à dresser[1].

Sélection[modifier | modifier le code]

Article connexe : Stud-book.
Les chevaux ardennais, comme ceux-ci, peuvent être admis en croisement avec le trait du Nord, race dont ils sont très proches.

Le stud-book du trait du Nord comprend la liste des étalons et des juments approuvés pour produire dans la race, la liste des poulains inscrits dès la naissance au stud-book de la race, le répertoire des animaux inscrits à titre initial et une liste des naisseurs de chevaux trait du Nord[2]. Seuls les animaux inscrits dans ce stud-book sont admis à porter l'appellation de « Trait du Nord » et les inscriptions se font au titre de l'ascendance, c'est-à-dire à titre initial si 3 des grands-parents d'un cheval sur 4 y sont inscrits.

Deux modèles tendraient à se distinguer au sein de la race, l'un a une épaule droite qui le destine à l'attelage lourd, l'autre a l'épaule oblique et est plus léger, ce qui le destine au travail au trot[1]. Les chevaux auxois et ardennais, les traits belges et les traits néerlandais peuvent être admis au stud-book du trait du Nord après examen par une commission[2]. Les chevaux inscrits au stud-book peuvent être marqués d’un « N » stylisé au fer rouge sur le côté gauche de l'encolure. Ce marquage constitue un label de conformité au standard de la race[24]. En présentation, les chevaux sont souvent liés entre eux par une corde afin de former un groupe de quatre à huit animaux, il s'agit d'un mode de présentation spécifique à la région[25].

Aptitudes et utilisations[modifier | modifier le code]

Article connexe : Traction hippomobile.
Trait du Nord monté lors du Grand Prix de Paris du Cheval de Trait 2009, organisé pendant le Salon du cheval de Paris, en France.

L'agriculture et l'industrie des mines ont longtemps été les principaux demandeurs de chevaux trait du Nord. Il effectue aussi parfois le halage des barges et des péniches sur les canaux, mais la généralisation de la motorisation dès le début du XXe siècle met un terme rapide à cette utilisation. La race trait du Nord a deux débouchés économiques principaux au début du XXIe siècle : la boucherie et le débardage des zones boisées inaccessibles aux machines. Depuis le milieu des années 1990, les poulains mâles qui ne sont pas destinés à la reproduction, à l'équitation de loisir ou à la traction hippomobile sont toujours engraissés et partent à la boucherie avant l'âge de dix-huit mois. Les femelles servent généralement à la reproduction[10].

L'association de la race et ses éleveurs tentent d'assurer l'avenir du cheval trait du Nord en lui trouvant de nouveaux débouchés, notamment dans l'équitation de loisir, les travaux agricoles, l'attelage de compétition ou de loisir, le maraîchage et les randonnées montées ou attelées. Ce cheval participe aussi à quelques reconstitutions et animations folkloriques dans des villages, qui attirent une foule assez nombreuse[1]. En 1995, la race trait du Nord a gagné le Trophée international des chevaux de trait du salon de l'agriculture de Paris[23],[13]. En 2010, Christian Brechignak a décroché le premier prix de traction du salon avec Romy du Roseau[26]. Un débouché semple pouvoir se généraliser, celui de la collecte des déchets ménagers avec un véhicule hippomobile. La ville d'Hazebrouck a mis en place cette expérience de collecte avec des traits du Nord, l'opération est un succès et le rapport des habitants avec les agents de propreté a changé en mieux grâce à la présence du cheval[27].

Cheval agricole[modifier | modifier le code]

Une charrue brabant double, modèle souvent tracté par des chevaux de trait pour labourer les champs avant la généralisation des tracteurs capables de manœuvrer des charrues beaucoup plus lourdes.

Depuis sa sélection et jusqu'au début des années 1950, le trait du Nord est le partenaire privilégié des agriculteurs qui pratiquent des cultures intensives[9] dans les grandes plaines du Nord, notamment de céréales et de betteraves[1],[3]. Ce cheval puissant travaille dans les champs où sa vigueur et son énergie sont très appréciés[23], il a aussi l'avantage d'être parfaitement adapté aux sols lourds et compacts de la région du Nord-Pas-de-Calais et de récupérer très rapidement après l'effort[28]. La nature des sols dans le Hainaut exigea un cheval pesant plus de 800 kg pour un labour efficace[28]. Au début des années 1930, ces chevaux atteignent l'apogée de leur développement physique[22]. Le trait du Nord est alors décrit comme un « laboureur né », il a l'encolure dans l'alignement de son dos, voire plus basse, et un museau rasant le sol, il est entièrement bâti pour la traction et cette conformation lui permet de déplacer des poids énormes sur de courtes distances[29]. L'utilisation du trait du Nord pour l'agriculture est pourtant assez courte, car entre la fin des moissons à la faucille dans les années 1880, et la généralisation des moissonneuses-batteuses et des tracteurs dans les années 1960, il ne s'écoule que 80 ans. Cependant, les chevaux de trait permettent d'importants progrès en agriculture[28].

Les agriculteurs, les éleveurs et les passionnés de ces chevaux tentent toujours de montrer leur savoir-faire pour redonner une place au trait du Nord en ville ou dans certains travaux agricoles, comme le débardage dans les forêts et les zones fragiles. Des professionnels les utilisent aussi pour préserver la richesse et la biodiversité des sols[30]. Le trait du Nord est mis à l'honneur chaque année au salon de l'agriculture et au salon du cheval de Paris[1], il participe également à diverses manifestations d'attelage et à des concours de labour traditionnel. Le 21 septembre 2008, Jacques Roussel, originaire de Béthune, a terminé second sur vingt-cinq au championnat de France de labour équin organisé à la Daguenière, près d'Angers, avec un équipage de deux chevaux trait du Nord attelés au cordeau. Le Syndicat d'élevage du cheval trait du Nord a financé son déplacement. Interrogé sur cette performance, il a répondu : « Plus jeune, je regardais mon père labourer. J'ai de bons souvenirs de ça. Il faut conserver un certain savoir-faire et montrer que le trait du Nord a encore de beaux jours devant lui. »[31]

Cheval des mines[modifier | modifier le code]

Article connexe : Cheval dans les mines.

La grande capacité de traction du trait du Nord lui vaut de voir sa force mise à profit à partir de la révolution industrielle de la fin du XIXe  siècle, dans l'industrie lourde, où il est employé pour déplacer de grandes charges. Dans les mines, l'utilisation des machines à vapeur et des moteurs à explosion est impossible car dangereuse en raison de la présence du grisou. Le premier cheval est descendu dans des galeries minières en 1821[18] et le trait du Nord devient rapidement l'une des races favorites utilisées pour faire rouler les bennes[18] et pour actionner les machines à molettes qui remontent le charbon[32] dans les mines du Nord-Pas-de-Calais avant l'électrification, soit dès la fin du XIXe  siècle. Sa bonne tenue sur le sol est appréciée dans les nombreuses mines souterraines du Nord-Pas-de-Calais et de Belgique. Il y connait les mêmes conditions difficiles et les mêmes dangers que les hommes[10]. Les éleveurs de traits du Nord font de leur mieux pour constituer le cheptel dont l'industrie des mines a besoin[18]. Marcel Mavré dit à ce propos que « la confusion est grande : on entend fréquemment dire que la mécanisation a tué le cheval de trait. C'est une erreur. Le cheval de trait contemporain, fort, solide, vif et docile à la fois, a été créé en fonction de la mécanisation. Les lourdes charges auxquelles il fut attelé ne pouvaient pas être tractées par le cheval de la première moitié du XIXe siècle, bien trop léger pour ce genre de besogne. Il fallait donc le forcir sans lui faire perdre son bel influx. »[18] Durant l'âge d'or du cheval de trait, un bon cheval des mines est capable de tirer un convoi pesant 16,8 tonnes, généralement composé de douze berlines pleines, le long des voies ferrées[18]. L'utilisation du cheval de travail dans les mines commence à diminuer dès 1920, face à la concurrence des locomotives électriques[18].

Attelage[modifier | modifier le code]

Le renouveau de l'attelage a incité les éleveurs de traits du Nord à se présenter à des concours et à améliorer la qualité de leur production[33],[3]. Les qualités du trait du Nord en font un cheval apprécié des meneurs pour l'attelage de loisir et de compétition, qui présente l'avantage de pouvoir être remis immédiatement au travail même après une période d'inactivité de plusieurs mois[1]. La plupart des poulinières peuvent être attelées au collier (notamment le collier flamand, spécifique à la région) et les chevaux sont conduits au cordeau, une technique d'attelage ancienne et traditionnelle utilisant une petite cordelette à la place des deux guides habituellement utilisés en attelage, ce qui fait que le meneur possède toujours une main libre[34]. Cette technique demande du calme et de la soumission, et rend les poulains très dociles[3]. L'apprentissage est précoce et patient pour le poulain, mais permet tous les travaux de précision au pas et des efforts de traction au lourd. Quand le travail d'apprentissage est effectué correctement, le poulain est apte aux autres disciplines équestres et peut aussi travailler à la voix[12]. De nombreuses pouliches semblent désormais attelées pour le loisir, et non plus utilisées comme poulinières chaque année[33],[3].

André Bogaert est devenu champion de France et d'Europe d'attelage de chevaux de trait avec deux étalons trait du Nord issus du haras de Compiègne, et sélectionnés sur leurs performances dans cette discipline : Cimbad et Albatros. L'achat de ces deux chevaux par les haras nationaux aurait été impossible quelques années auparavant car les administrateurs du stud-book s'y seraient opposé[35].

Diffusion de l'élevage[modifier | modifier le code]

Article connexe : Élevage du cheval en France.
Logo d'une association de sauvegarde de la race créée après la fermeture du haras du Cateau.

Cette race locale est menacée de disparition, le haras de Compiègne a une influence prépondérante dans sa sauvegarde[1], mais il est fermé au public depuis octobre 2009[36]. Le Parc naturel régional Scarpe-Escaut a ouvert un « pôle trait du Nord » à Saint-Amand-les-Eaux le 1er octobre 2006[37]. Cependant, quand la plupart de ces initiatives ont été mises en place, les effectifs de la race étaient déjà très bas[1]. Bien que les associations et les haras nationaux fassent des efforts pour protéger la race, le trait du Nord reste un cheval à très faibles effectifs[10] et l'une des races de chevaux de trait françaises les plus menacées.

Les nouveaux débouchés se révèlent insuffisants pour maintenir l'activité d'élevage équilibrée et viable économiquement[10]. Le trait du Nord est principalement élevé par des passionnés qui reprennent des affaires familiales, mais là encore, le nombre d'éleveurs est en régression constante car les jeunes éleveurs préfèrent l'élevage bovin, plus rémunérateur[10]. La production de viande est devenue secondaire avec la baisse de la consommation, et ne concerne plus que les poulains mâles qui ne sont pas retenus pour la reproduction ou l'attelage[33],[16]. Certains auteurs affirment que les alternatives à la boucherie restent trop peu nombreuses et que la baisse constante des effectifs prouve que la race trait du Nord « se meurt à petit feu »[16]. Le président du syndicat des éleveurs de trait du Nord et la région Nord-Pas-de-Calais ont signé un plan de sauvegarde de la race[26], qui se met en place de 2011 à 2014, avec pour objectif de doubler les naissances[38].

Syndicat de la race, lieux d'élevage et manifestations[modifier | modifier le code]

Logo du syndicat d’élevage du cheval Trait du Nord.
L'hôtel de ville de Cambrai : le siège du Syndicat d'élevage de la race.

Le syndicat d’élevage du cheval Trait du Nord est reconnu comme association nationale de la race, il a vocation à la promouvoir, la sauvegarder, la valoriser, regrouper les éleveurs et déterminer la sélection[39]. Son siège se trouve à l'hôtel de ville de Cambrai. Sur cette place défilent, chaque année, les meilleurs sujets de la race pendant la clôture du concours le dernier dimanche de juillet à midi[33],[3]. Les éleveurs de chevaux trait du Nord y viennent du Nord-Pas-de-Calais, mais aussi de Picardie et de Seine-Maritime pour présenter leurs pouliches et leurs juments au concours national des femelles de la race, organisé au palais des Grottes de Cambrai avant le grand défilé sur la place Aristide-Briand, comme le veut la tradition, depuis près de soixante-dix ans. Lors de ce rassemblement sont présentés des juments en bandes, des attelages, les outils des champs et des chevaux montés[30]. D'autres manifestations sont organisées, par exemple à Allennes-les-Marais[40].

Les principaux lieux d'élevage se trouvent autour du haras de Compiègne et englobent les départements du Nord, du Pas-de-Calais, de l'Oise, de l'Aisne et de la Somme. On peut aussi trouver quelques-uns de ces chevaux en région Centre, en Normandie et dans la région parisienne. La carte des poulinières en 2008 donne 121 juments dans la région du Nord-Pas-de-Calais, 46 en Picardie, 6 en Normandie, et d'une à trois juments dans les autres régions[3].

Effectifs[modifier | modifier le code]

Les effectifs de la race sont en diminution constante ces dernières années malgré les efforts menés pour la relance de l'élevage[41]. En 1995, la race trait du Nord comptait 33 étalons en service, qui ont effectué 333 saillies en race pure et 206 saillies sur des juments d'autres races[13]. En 1996, les chiffres ne sont pas différents et en 1998, il n'y a toujours qu'une trentaine d'étalons agréés[1]. En 2004, on compte 111 éleveurs de trait du Nord et 119 jeunes chevaux immatriculés[42]. En 2007, les immatriculations de jeunes chevaux s'élèvent à 75 et en 2008, 188 juments trait du Nord ont été saillies (contre 170 en 2007) dont 168 pour produire du trait du nord (154 en 2007).

Année 1990 1992 1995 1996 2000 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
Nombre de poulinages[3] 184 182 181 198 176 150 122 119 100 90 75 79 98 105 109

En 2008 toujours, on compte 17 étalons trait du Nord en activité, soit autant qu'en 2007. Ce faible nombre d'étalons reproducteurs expose dangereusement la race à une consanguinité qui ne cesse d'augmenter. Pour lutter contre les risques, les éleveurs achètent ou échangent des étalons reproducteurs avec les Belges et les Néerlandais, et font appels à des étalons de races voisines, comme l'auxois qui, s'il est trop grand pour être admis par le standard de la race auxoise, peut être approuvé à la reproduction en trait du Nord[10].

Le nombre d'éleveurs de trait du Nord est passé de 150[1] à 125 en 2002[16], puis à 92 en 2007 et 86 en 2008, le terme d'éleveur s'appliquant à tout détenteur d'au moins une jument mise à la reproduction[3].

Exportations[modifier | modifier le code]

Cette race très locale est peu exportée à l'étranger, grâce notamment aux races voisines, les traits belges et les traits néerlandais[1],[3]. Une vingtaine de chevaux par an partent vers l'Italie, et surtout la Belgique et l'Allemagne. La demande porte surtout sur le débardage dans les régions forestières, ainsi que les attelages de brasserie traditionnelle. Des courtiers allemands sont connus pour venir chercher chaque année, en France, des chevaux d'attelage (par deux, quatre ou six) aux robes assorties. Quelques exportations de chevaux isolées concernent aussi la Sicile et la Guadeloupe[43].

Trait du Nord dans la culture[modifier | modifier le code]

Le Trait du Nord a fait l'objet d'une édition limitée en figurine Breyer Animal Creations, du 1er janvier 2007 au 1er janvier 2008[44].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Note[modifier | modifier le code]

  1. Le cheval de Solutré n'existe pas, ce nom désignant différents ossements de différentes époques

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y et z Bernard et al. 2006, p. 122-123
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r et s [PDF] Christophe Sodore, Règlement du stud-book trait du Nord, Règlement approuvé le 6 octobre 2005 pour le Ministre et par délégation des haras nationaux
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad et ae Syndicat d’Elevage du Cheval Trait du Nord, « Le Trait du Nord », Haras nationaux,‎ décembre 2010 (consulté le 28 février 2013)
  4. a et b Louis Moll et Eugène Nicolas Gayot, La connaissance générale du cheval: études de zootechnie pratique, avec un atlas de 160 pages et de 103 figures, Didot,‎ 1861, 722 p. (lire en ligne), p. 531
  5. a, b et c Mavré 2004, p. 44
  6. a, b, c et d Nathalie van der Schoor, « Trait du nord », sur Le saboteur (consulté le 16 juillet 2009)
  7. a, b, c, d et e Hendricks et Dent 2007, p. 319
  8. (en) « Trait du Nord », sur Equine Kingdom (consulté le 28 février 2010)
  9. a, b et c « Histoire du trait du Nord »,‎ 2007 (consulté le 16 juillet 2009)
  10. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o « Trait du nord », sur Chevaux de trait,‎ 2009 (consulté le 17 juillet 2009)
  11. a, b et c « Le Pôle Trait du Nord Saint-Amand-les-Eaux », Parc naturel région Scarpe Escaut (consulté le 16 juillet 2009)
  12. a, b, c, d, e, f, g et h « Trait du Nord », sur France traits (consulté le 31 juillet 2009)
  13. a, b, c et d Xavier Rognon, « Trait du nord », sur AgroParisTech, UFR Génétique, élevage et reproduction (AgroParisTech) - France UPRA Sélection,‎ 2007 (consulté le 16 juillet 2009)
  14. Tsaag Valren, « Le cheval. Caudectomie », sur Terra Nova (consulté le 30 juillet 2009)
  15. Journal des Vétérinaires du Midi, vol. 8, École Imperiale Vétérinaire de Toulouse,‎ 1855 (lire en ligne), p. 558
  16. a, b, c et d Dal'Secco 2006, p. 32
  17. Mavré 2004, p. 66
  18. a, b, c, d, e, f et g « Les chevaux de mine retrouvés, présentation du livre de Sylvain Post », Charbonnages de France
  19. a et b Mavré 2004, p. 31
  20. Mavré 2004, p. 150
  21. [PDF] Sylvie Brunel et Bénédicte Durand Le cheval, une énergie d'avenir ? rapport d'une conférence du festival international de géographie à Saint-Dié-des-Vosges, 2007
  22. a et b Mavré 2004, p. 33
  23. a, b, c, d, e, f, g et h « Utilisations du trait du Nord »,‎ 2007 (consulté le 16 juillet 2009)
  24. [PDF] Le Trait du Nord : règlement du stud-book, publication officielle des haras nationaux français approuvée par Arrêté ministériel le 6 octobre 2005. Consulté le 2 août 2009
  25. « La présentation en bande des chevaux Trait du Nord », Syndicat d'Élevage du cheval Trait du Nord (consulté le 18 aout 2010)
  26. a et b Emmanuel Crépelle, « Salon de l'agriculture : déjà un prix nordiste lors du concours de traction », La Voix éco,‎ 2010 (consulté le 28 février 2010)
  27. J.-M. V., « Un débouché pour la race « Trait du Nord » : la collecte des ordures ménagères », La Voix du Nord,‎ 7 novembre 2011 (consulté le 5 février 2012)
  28. a, b et c Mavré 2004, p. 43
  29. Mavré 2004, p. 42
  30. a et b « Concours national de Trait du Nord samedi et dimanche à Cambrai », La voix du Nord,‎ 20 juillet 2009 (lire en ligne)
  31. Alicia Gaydier, « Un Berthenois deuxième du championnat de France de labour équin », La voix du Nord,‎ 21 septembre 2008 (lire en ligne)
  32. Gérard Dumont et Valérie Debrabant, Les 3 âges de la mine, La Voix du Nord & Centre historique minier de Lewarde (ISBN 9782843931079), p. 14 du tome 1
  33. a, b, c et d « Zones d'élevage du trait du Nord »,‎ 2007 (consulté le 16 juillet 2009)
  34. « Le collier flamand et le cordeau », Syndicat d'Élevage du cheval Trait du Nord (consulté le 18 aout 2010)
  35. Mavré 2004, p. 35
  36. [PDF] « La casse des haras nationaux » (consulté le 25 octobre 2009)
  37. Les haras nationaux, « Un « pôle Trait du Nord » à St Amand les Eaux. », Picardie Nord-Pas-de-Calais,‎ 26 mars 2007 (consulté le 2 août 2009)
  38. « La Région, le Boulonnais, le Trait du Nord », Élus du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais / Europe écologie les Verts,‎ 11 aout 2011 (consulté le 5 février 2012)
  39. « Le syndicat d'élevage du cheval Trait du Nord », syndicat d’élevage du cheval Trait du Nord (consulté le 16 février 2012)
  40. « Ludovik Mortelecque, la passion du trait du Nord, au nom du grand-père », La voix du Nord,‎ 11 septembre 2011 (consulté le 5 février 2012)
  41. Bongianni 1988, p. 93
  42. Communiqué de presse, « Le cheval a conquis le public », sur http://www.cavadeos.com/, L'éperon,‎ juin 2006 (consulté le 31 juillet 2009)
  43. Nathalie Pilley-Mirande, « Les traits français dans le monde », Cheval magazine, no 371,‎ octobre 2002, p. 62-65
  44. (en) « 1278: French Belgian - Trait du Nord », Reeves International, Inc. (consulté le 11 aout 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Ouvrages spécialisés[modifier | modifier le code]

  • Georges Deschamps, Le cheval de trait du Nord, Vigot,‎ 1934 (lire en ligne)
  • Jules Monsarrat, Le Cheval de trait du Nord, Imp. centrale du Nord,‎ 1924 (lire en ligne)
  • Bernard Mazure, L'élevage du cheval de trait du nord dans le département de l'aisne, Foulon, École Nationale Vétérinaire d'Alfort,‎ 1946, 92 p. (lire en ligne)

Ouvrages généralistes[modifier | modifier le code]

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