Trait australien

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Trait australien
Compétition d traits australiens à Woolbrook.
Compétition d traits australiens à Woolbrook.

Espèce Cheval (Equus caballus)
Région d’origine
Région Drapeau de l'Australie Australie
Caractéristiques
Morphologie Cheval de trait

Le trait australien est une race de cheval de trait australienne, réputée pour sa force et son bon tempérament. Il descend de diverses races, majoritairement anglaises, importées par les colons australiens au XIXe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un équipage de traits australiens réalisant un record en tractant une charge de 150 balles de laine.

Les racines du cheval de trait australien remontent à l'importation, vers 1854, d'étalons et de juments de diverses races provenant d'Angleterre et des Flandres, vers l'Australie. La Tasmanie est à l'avant-garde de l'élevage de chevaux pour les travaux de ferme, en raison du rôle joué par la Van Diemen’s Land Company. Cette société a également importé des Shires, qui ont ensuite été amenés dans l'Australie occidentale et l'Australie du Sud à la fin des années 1830.

Les bœufs effectuent la plupart des travaux de trait lourd jusqu'aux années 1850. Le développement de l'industrie agricole après la ruée vers l'or nécessite des chevaux de trait pour des mouvements plus rapides avec les chargements. Les colons écossais font beaucoup pour promouvoir l'utilisation des Clydesdales, en raison de leur habitude avec la race. Les frères Weinholt créent un haras remarquable à Maryvale dans le Queensland, en 1885. La plupart des États préfèrent les chevaux Shire, mais à Victoria, le Clydesdale est plus populaire. Les chevaux Suffolk punch sont favorisés dans le nord de Nouvelle-Galles du Sud. Dans l'ensemble, le cheptel de traits australien est constitué d'un mélange de Shires et de Clydesdales[1].

Le trait australien a été développé au fil des années par croisements entre quatre races reconnues de chevaux de trait présentes en Australie depuis l'époque coloniale. Ces races sont le Clydesdale, le Percheron, le Shire et le Suffolk Punch, plus tard des importations de chevaux belges et, occasionnellement, certaines lignées de chevaux légers l'influencent[2],[3]. Le stud-book du Clydesdale est établi en Australie en 1915, auparavant, l'élevage était un peu aléatoire. Après 1918, les tracteurs remplacent rapidement les chevaux de trait[4] jusqu'à ce que la dépression des années 1930 entraîne un regain d'intérêt pour eux. En 1950, les tracteurs ont pratiquement remplacé le cheval de trait sur les propriétés rurales de l'Australie[5]. L'Australian Draught Horse Stud Book Society est établie vers 1979, dans le but de promouvoir ces chevaux, leur élevage et les programmes d'élevage.

Description[modifier | modifier le code]

Les caractéristiques de toutes ces races se retrouvent dans le cheval de trait australien, qui peut présenter beaucoup de couleurs de robes et de types différents au sein de la race. La taille au garrot va de 1,62 m à 1,80 m, pour un poids de 600 à 900 kg. la tête est de taille moyenne avec un front large. L'encolure est de longueur moyenne, les étalons l'ont particulièrement bien développée. L'épaule est musclé et se fond dans la poitrine. Poitrine, hanche et arrière-main sont larges et musclés, les membres antérieurs bien placés sous le corps. Le trait australien doit posséder une bonne action.

Robe[modifier | modifier le code]

Toutes les robes unies sont acceptées, trop de blanc n'est pas favorisé sur la tête ou le corps, les balzanes sont acceptables en dessous du genou[3].

Tempérament et entretien[modifier | modifier le code]

La race est réputée intelligente et polyvalente, de tempérament aimable. Leur constitution est robuste et ils possèdent une bonne endurance.

Utilisations[modifier | modifier le code]

Compétition de traits australiens.

Désormais, le trait australien est populaire en show de présentation en main, et sous la selle autant qu'en compétition de traction lourde : il participe aux compétitions de labour dans tous les états d'Australie. Il est toujours employé comme animal de travail dans les petites fermes ou pour le débardage des zones boisées[2],[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Thomas Griffith Taylor, Australia: A Study of Warm Environments and Their Effect on British Settlement, coll. Methuen's advanced geographies, édition 4, Taylor & Francis, 1947, 455 p.
  2. a et b « Draught Horses » (consulté le 12 juin 2010)
  3. a, b et c « Horse Breeds: The Australian Draught Horse » (consulté le 12 juin 2010)
  4. (en) Graeme R. Quick, International Harvester Tractors and Equipment in Australia and New Zealand, Rosenberg, 2009, (ISBN 1877058750 et 9781877058752), p. 15-17
  5. Chisholm 1963

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Alec H. Chisholm, The Australian Encyclopaedia, vol. 4, Sydney, Halstead Press,‎ 1963, 551 p.
  • (en) Bonnie Lou Hendricks et Anthony A. Dent, International Encyclopedia of Horse Breeds, University of Oklahoma Press,‎ 2007 (ISBN 978-0-8061-3884-8), p. 296–299
  • (en) Malcolm J. Kennedy, Hauling the loads: a history of Australia's working horses and bullocks, Melbourne University Press,‎ 1992, 222 p. (ISBN 0522844553 et 9780522844559)