Traité de Prairie du Chien

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Lignes de Prairie du Chien. Les lignes en pointillé indiquent des modifications de frontière ultérieures.

Le Traité de Prairie du Chien fait référence à deux traités rédigés et signés à Prairie du Chien (Wisconsin) entre les États-Unis et les representants des Sioux, Sauk et Fox, Menominee, Iowa, Winnebago en 1825, puis avec les représentants des Anishinaabe (Ojibwé, Outaouais et Potawatomis) peules indiens d'amérique en 1829.

Traité de 1825[modifier | modifier le code]

Le premier traité de Prairie du Chien fut signé par William Clark et Lewis Cass pour les États-Unis et les représentants des Sioux, Sauk et Fox, Menominee, Iowa, Winnebago le 19 août 1825 et publié le 6 février 1826.

À cause du déplacement vers l'Ouest des tribus, la Nation Sioux se retrouve souvent en conflit avec ses voisins: les peuples Chippewa, Sac et Fox, et Iowa. Le traité commence par établir la paix entre ces protagonistes. Il définit ensuite une frontière entre chaque groupe tribal, souvent nommée Prairie du Chien Line (La ligne de Prairie du Chien).

Pour des tribus qui n'ont jamais été confrontées à des frontières rigides, la Prairie du Chien Line fut un échec à cause d'une clause qui indiquait que les tribus n'avaient le droit de chasser qu'à l'intérieur des limites autorisées. Les frontières définies à Prairie du Chien servirent ensuite lors des cessions de terres des traités qui suivirent.

À cause du vaste domaine concerné par le traité et parce que toutes les tribus concernées ne pouvaient être présentes lors de sa signature, le traité prévoit que de nouveaux conseils peuvent être tenu l'année suivante en 1826. C'est grâce à ces conseils additionnels que les Chippewa acceptèrent le traité.

Traité de 1829[modifier | modifier le code]

Le second traité de Prairie du Chien fut signé par le Général John McNeil, le Colonel Pierre Menard, et Caleb Atwater pour les États-Unis et les représentants du Conseil des Trois Feux (aussi connus comme les "Nations Unies des indiens Ojibwé, Outaouais et Potawatomis") le 29 juillet 1829 et publié le 2 janvier 1830.

Le traité cède aux États-Unis des territoires du nord-ouest de l'Illinois et du sud-ouest du Wisconsin, ainsi que ceux récemment occupés par les localités de Wilmette (Illinois) et Evanston (Illinois). Il établit une réserve dans l'ouest de l'Illinois pour la Nation Potawatomi, qui seront déportés depuis le Kansas. Ce traité préserve également les droits du Conseil des Trois Feux de chasser sur les territoires concédés.

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