Traité de Nymphaeon

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Le traité de Nymphaeon ou traité de Nymphée est un traité d'alliance offensive et défensive signé le 13 mars 1261 entre le capitaine du peuple de la république de Gênes Guglielmo Boccanegra et l'empereur de Nicée.

Historique[modifier | modifier le code]

Michel VIII Paléologue octroie à Gênes des privilèges commerciaux important à Smyrne et à Constantinople (Pera et Galata) au détriment de Venise, qui perd le monopole du commerce avec la mer Noire. Gênes met sa flotte à la disposition de l'empereur pour lui permettre de reprendre Constantinople aux Latins.

Les Génois sont écartés du commerce avec Constantinople depuis la quatrième croisade en 1204, qui a vu la triomphe de la république de Venise. Ils ne reconnaissent pas l'Empire latin et mènent des opérations de piraterie contre l'empire maritime de Venise. La guerre de Saint-Sabas éclate Acre entre 1256 à 1258 entre les ressortissants des deux villes. Vaincu sur mer le 24 juin 1258, les Génois s'enfuient à Tyr. Un paix est négociée par le pape Alexandre IV en avril 1259 mais le légat ne parvient pas à en faire appliquer les clauses aux Vénitiens d'Acre. Les Génois se rapprochent alors de l'empereur de Nicée, en guerre contre l'empereur latin Baudouin II de Courtenay, le prince d'Achaïe Guillaume de Villehardouin et le despote d’Épire Michel II Doukas.

Michel Paléologue a besoin de l'appui d'une flotte pour s'emparer de Constantinople par la mer. Gênes met la sienne à disposition en échange des avantages commerciaux et des quartiers dont les Vénitiens disposent dans la ville et dans l'empire. Le traité est lourd de conséquences pour le commerce byzantins, et Michel Paléologue aurait pu en éviter les frais : le 25 juillet suivant, le général Alexios Stratigopoulos reprend Constantinople presque sans combats en l’absence de la flotte vénitienne. Le basileus entre triomphalement dans la capitale le 15 août et se fait couronner à Sainte-Sophie.

Sources[modifier | modifier le code]

Louis Bréhier, Vie et mort de Byzance, Paris, Albin Michel,‎ 1946, 596 p. (lire en ligne)