Traité de Londres (1867)

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Le Traité de Londres, souvent appelé Deuxième Traité de Londres après celui de 1839, est un traité international signé le 11 mai 1867. Signé à la suite de la guerre austro-prussienne et de la Crise du Luxembourg, il eut des conséquences importantes pour le Luxembourg et pour les relations entre les Grandes Puissances de l'Europe.

Conséquences[modifier | modifier le code]

La conséquence immédiate la plus importante du traité, due à l'article I, était la réaffirmation de l'union personnelle entre les Pays-Bas et le Luxembourg sous le sceptre de la Maison d'Orange-Nassau. La Crise du Luxembourg avait éclaté après la tentative de Napoléon III d'acheter le Luxembourg au roi des Pays-Bas Guillaume III. Par conséquent, le maintien de la suzeraineté néerlandaise sur le Luxembourg, libre de toute ingérence française, était de la plus grande importance pour la Prusse.

La neutralité du Luxembourg, établie aux termes du Premier Traité de Londres, était elle aussi réaffirmée. Les parties qui n'avaient pas signé ce premier traité devenaient garantes de la neutralité du Luxembourg (avec une exception pour la Belgique, elle-même liée par sa neutralité).

Pour garantir la neutralité du Luxembourg, les fortifications de la ville de Luxembourg, considérée comme le « Gibraltar du Nord », devaient être démolies et ne jamais être reconstruites. Le démantèlement des fortifications prit seize ans, coûta 1,5 million de francs-or et exigea la destruction de plus de 24 km de défenses souterraines ainsi que de 4 hectares de casemates, batteries, casernes, etc., et la dissolution de l'armée luxembourgeoise, remplacée par une milice. Par ailleurs, la garnison prussienne, établie au Luxembourg depuis le Congrès de Vienne de 1815, devait être retirée.

La guerre des Sept Semaines avait causé l'effondrement de la Confédération germanique. Deux anciens membres, le grand-duché de Luxembourg et le duché de Limbourg, étaient possessions du roi des Pays-Bas. Pour clarifier davantage la situation résultant de la dissolution de la Confédération, le Traité de Londres prenait acte de sa disparition et déclarait que le Luxembourg et le Limbourg devaient désormais être considérés comme « parties intégrantes du royaume des Pays-Bas ». Le Luxembourg rejoignit l'union douanière allemande à nouveau rétablie, le Zollverein, dans lequel il devait rester jusqu'au 1er janvier 1919.

Signataires[modifier | modifier le code]

Le traité fut signé par les pays suivants :

À l'origine l'Italie n'avait pas été invitée mais le roi Victor-Emmanuel II convainquit les autres souverains d'inviter son représentant. L'Italie avait peu de relations avec Luxembourg et le traité ne l'affectait pas directement de manière appréciable. Pourtant, ce fut la première occasion pour laquelle l'Italie fut invitée à participer à une conférence internationale en tant que grande puissance, ce qui avait une valeur symbolique pour ce royaume nouveau-né.

En 1890, suite au décès de Guillaume III des Pays-Bas sans héritier mâle, la souveraineté du Grand Duché du Luxembourg échut de la Maison d'Orange-Nassau à la Maison de Nassau-Weilburg, ce qui mit le pays définitivement à l'abri d'éventuelles nouvelles tractations de la part de souverains étrangers.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]