Traité d'Aranjuez (1779)

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José Moñino, comte de Floridablanca
Charles Gravier, comte de Vergennes.

Le Traité d'Aranjuez est un accord entre la France et l'Espagne signé à Aranjuez le par le diplomate français Charles Gravier, Comte de Vergennes et le premier ministre espagnol Comte de Floridablanca, selon lequel l'Espagne intervenait dans la Guerre d'indépendance des États-Unis.

Considéré comme faisant partie des dénommés Pactes de Famille, il établissait l'engagement des deux puissances européennes pour envahir ensemble l'Angleterre (chose qui ne s'est finalement pas réalisée), la récupération par l'Espagne de Gibraltar, de Minorque (1782), de la Floride (1783) et du Honduras britannique, ainsi que la suspension des droits commerciaux de marchands de bois anglais sur la côte de Campeche. De son côté, la France exigeait l'expulsion des anglais de Terre-Neuve, la récupération du Sénégal, le droit de commerce avec l'Inde, et la prise de possession de la Dominique.

Les deux escadres française et espagnole se regroupèrent le 26 juillet au large de La Corogne. L'embarquement de l'armée d'invasion était prévu au Havre et à Saint-Malo. Mais les deux escadres perdirent du temps dans la traversée du golfe de Gascogne à cause du mauvais temps et des conditions sanitaires déplorables des équipages. D'Orvilliers qui commandait la flotte, désespéré par la mort de son fils unique, jeune enseigne de vaisseau, se démet de ses fonctions. La marine anglaise, dont une partie est occupée par la guerre en Amérique, est en minorité et évite la confrontation directe. Louis XVI et Vergennes qui n'avaient adhéré au projet d'invasion que sur l'insistance de Charles III mettent un terme à ce fiasco[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Christian Petitfils, Louis XVI, Perrin 2005, rééd. coll. tempus 2010 T.I, p. 280-283