Traité d'Amsterdam

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Traité d'Amsterdam

Type de traité Traité modificatif
Signature
Lieu de signature Amsterdam (Pays-Bas)
Parties États membres de l'Union européenne

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Le traité d'Amsterdam a été signé le et est entré en vigueur le . Il a modifié le traité instituant la Communauté européenne (traité CE) et le Traité sur l'Union européenne (ou Traité de Maastricht, traité UE). Son objectif était de créer un « espace de liberté, de sécurité et de justice », ébauchant le principe d'une coopération judiciaire, qui sera réaffirmé lors du Conseil européen de Tampere (1999). Dans le traité de Maastricht, il était prévu une révision ultérieure dès 1996 et c'est ainsi que se tient une conférence inter-gouvernementale pour modifier le traité de Maastricht.

Aspects formels[modifier | modifier le code]

Le traité d'Amsterdam comporte 314 articles.

Il substitue des chiffres aux lettres désignant les articles du traité UE. Par exemple, l'article 130 N (création d'entreprises) devient l'article 171.

On indique ci-dessous les principales innovations de ce traité :

Processus de décision[modifier | modifier le code]

Le processus de décision est décrit dans les articles 251 à 256.

Principe de subsidiarité[modifier | modifier le code]

Un protocole sur l'application des principes de subsidiarité et de proportionnalité est inclus dans le texte du traité d'Amsterdam, reprenant l'annexe du traité instituant la Communauté européenne, et détaillant l'article 3 B du traité de Maastricht.

Parlement européen[modifier | modifier le code]

Ce traité a augmenté le pouvoir du Parlement européen, s'est orienté en fonction de l'élargissement à venir aux PECO, et a insisté sur les transferts de compétences, l'intégration plutôt que la coopération, et considéré une Europe à plusieurs vitesses.

Droit d'initiative[modifier | modifier le code]

Le rôle d'initiative de la Commission est souvent répété.

Abstention constructive[modifier | modifier le code]

Ce traité a permis l'introduction de l'abstention constructive : un État membre peut s'abstenir en motivant son geste, l'acte en question sera quand même adopté mais pas dans l'État qui s'est abstenu.

Quelques domaines d'applications importants[modifier | modifier le code]

Droits fondamentaux[modifier | modifier le code]

Le Conseil européen peut constater à l'unanimité la violation des Droits de l'homme, des libertés fondamentales, de la démocratie et peut suspendre certaines prérogatives communautaires des États fautifs. L'Europe gère désormais la quasi intégralité des thèmes centraux à la place des états: les questions d'immigration, de sécurité, d'environnement, de santé, d'éducation,de privatisations notamment.

Principe de développement durable[modifier | modifier le code]

C'est dans ce traité qu'apparaît pour la première fois l'expression développement durable :

« Déterminés à promouvoir le progrès économique et social de leurs peuples, compte tenu du principe du développement durable et dans le cadre de l'achèvement du marché intérieur, et du renforcement de la cohésion et de la protection de l'environnement, et à mettre en œuvre des politiques assurant des progrès parallèles dans l'intégration économique et dans les autres domaines. »

Le traité de Maastricht incluait déjà dans le septième considérant "la cohésion et la protection de l'environnement". Le traité d'Amsterdam ajoute l'expression compte tenu du principe du développement durable.

Développement d'une politique de l'emploi, sociale, abrogeant les dérogations du Royaume-Uni en la matière.

Intérêt général[modifier | modifier le code]

Le traité d'Amsterdam introduit un article 16 dans le traité CE sur l'intérêt général.

Politique de sécurité[modifier | modifier le code]

Le Conseil européen décide des principes et grandes orientations de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC).

Industrie, recherche[modifier | modifier le code]

Article 157

Le traité d'Amsterdam prévoit la possibilité de mise en œuvre conjointe de programmes nationaux dans le domaine de la recherche scientifique et de l'innovation

« Les États membres se consultent mutuellement en liaison avec la Commission et, pour autant que de besoin, coordonnent leurs actions. »

La Commission est ainsi nommée dans ce rôle de coordination des actions, alors qu'elle n'était pas explicitement nommée dans l'article 130 H du traité de Maastricht.

Le rôle d'initiative de la Commission européenne est confirmé par rapport au traité de Maastricht :

« La Commission peut prendre toute initiative utile pour promouvoir cette coordination. »

Recherche et développement technologique[modifier | modifier le code]

Titre XVIII, articles 163 à 173

Article 169,

« Dans la mise en œuvre du programme-cadre pluriannuel, la Communauté peut prévoir, en accord avec les États membres concernés, une participation à des programmes de recherche et de développement entrepris par plusieurs États membres, y compris la participation aux structures créées pour l'exécution de ces programmes.  »

Il n'introduit pas de nouveauté par rapport au traité de Maastricht.

Article 171

« La Communauté peut créer des entreprises communes ou toute autre structure nécessaire à la bonne exécution des programmes de recherche, de développement technologique et de démonstration communautaires. »

Il n'introduit pas de nouveauté par rapport au traité de Maastricht.

Article 172

« Le Conseil, statuant à la majorité qualifiée sur proposition de la Commission et après consultation du Parlement européen et du Comité économique et social, arrête les dispositions visées à l'article 171. »
« Le Conseil, statuant conformément à la procédure visée à l'article 251 et après consultation du Comité économique et social, arrête les dispositions visées aux articles 167, 168 et 169. L'adoption des programmes complémentaires requiert l'accord des États membres concernés. »

La nouveauté, par rapport au traité de Maastricht, est que le Conseil statue à la majorité qualifiée, et non à l'unanimité.

Le rôle d'initiative de la Commission européenne est confirmé.

Régions ultrapériphériques[modifier | modifier le code]

C'est l'article 299-2 de ce traité qui reconnaît à l'Union sept régions ultrapériphériques.

Chronologie de l'union européenne[modifier | modifier le code]

Signature 
Entrée en vigueur 
Nom du traité 
1948
1948
Traité de Bruxelles
1951
1952
Traité de Paris
1954
1955
Accords de Paris
1957
1958
Traité de Rome
(TFUE)
1965
1967
Traité de fusion
1975
1976
institution officieuse
1986
1987
Acte unique européen
1992
1993
Traité de Maastricht
(TUE)
1997
1999
Traité d'Amsterdam
2001
2003
Traité de Nice
2007
2009
Traité de Lisbonne
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Les trois piliers de l'Union européenne  
Communautés européennes  
Communauté européenne de
l'énergie atomique
(Euratom)
Communauté européenne du
charbon et de l'acier
(CECA)
dissoute en 2002 Union européenne (UE)
    Communauté économique
européenne
(CEE)
Communauté européenne (CE)
    TREVI Justice et affaires intérieures (JAI)  
  Coopération policière et judiciaire en matière pénale (CPJMP)
  Coopération politique européenne (CPE) Politique étrangère et de sécurité commune (PESC)
D'abord inactive Union de l'Europe occidentale (UEO)    
Dissoute en 2011  
                     


Compléments[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur le traité[modifier | modifier le code]

  • Le traité d'Amsterdam sur europa.eu.int, version publiée Journal officiel n° C 340 du 10 novembre 1997.
  • Traité d'Amsterdam Retranscription du Journal officiel des Communautés européennes (JOCE). 10.11.1997, n° C 340. [s.l.]. ISSN 0378-7052. Version disponible en ligne sur le site du CVCE.

Traité d'Amsterdam sur le site du Council on Foreign Relations (États-Unis)[modifier | modifier le code]