Traité d'Aix-la-Chapelle (1748)

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Traité d'Aix-la-Chapelle

Description de cette image, également commentée ci-après

Carte de l'Europe au moment du traité (1748).



Traité de paix entre le Roi, le Roi de la Grande Bretagne, et les Etats genéraux des Provinces-unies des Pays-Bas
Type de traité Traité de paix
Langue Français
Parties
Partie 1 Partie 2

Le second traité d'Aix-la-Chapelle (ou paix d'Aix-la-Chapelle) fut signé à l'issue d'un congrès réuni pour terminer la guerre de Succession d'Autriche, et dont les négociations durèrent du 24 avril au 18 octobre 1748. Il voit l'émergence d'une nouvelle puissance, la Prusse[1].

Termes[modifier | modifier le code]

Suite aux conférences de Bréda, le royaume de France et le royaume de Grande-Bretagne furent les deux puissances qui réussirent à imposer leurs vues aux termes des négociations, les autres ne faisant que suivre ou s'incliner face aux décisions.

Les termes du traité sont :

  • la restitution générale des conquêtes, c'est-à-dire Louisbourg à la France, Madras à l'Angleterre et les places fortes de la Barrière aux Provinces-unies, et surtout restitution par la France des Pays-Bas du sud aux Autrichiens ;
  • à l'archiduché d'Autriche les possessions de Marie-Thérèse sauf celles de Parme, Plaisance et Guastalla où s'était éteinte la dynastie des Gonzague, qui étaient inféodés à l'empire sous la tutelle de la France et de l'Espagne;
  • la restauration du duc de Modène et la république de Gênes dans leur situation quo ante ;
  • la reconduction en faveur de la Grande-Bretagne du contrat d'asiento (le droit d'envoyer un vaisseau chaque année dans les colonies espagnoles) ;
  • la reconnaissance de la possession du duché de Silésie et du comté de Glatz par le royaume de Prusse (confirmation du traité de Breslau).

Conséquences[modifier | modifier le code]

Pendant le conflit, les systèmes d'alliance franco-prussienne et anglo-autrichienne avaient démontré leur fragilité. En dehors de la Prusse qui apparaissait comme le principal bénéficiaire en incorporant la Silésie au royaume, la paix ne satisfaisait personne. Les Français avaient le sentiment de s'être battus pour le Roi de Prusse, les litiges commerciaux et coloniaux entre la Grande-Bretagne, la France et l'Espagne n'étaient pas réglés, l'Autriche sauvait la couronne impériale, mais perdait la Silésie et sa prépondérance en Allemagne et en Italie. Le royaume d'Espagne émit plus tard des objections aux clauses concernant l'asiento, et le traité de Madrid traita ce point, la Grande-Bretagne y renonçant pour la somme de 100 000 livres.

Rien n'était réglé. Le traité n'établissait pas une paix stable et la guerre de Sept Ans apparaît comme une suite logique au conflit.

Le traité d'Aix-la-Chapelle a cependant été célébré en France et en Angleterre par des festivités incluant des œuvres composées à cet effet par les compositeurs les plus en vue de chacun des royaumes : à Paris, Naïs, « Opéra pour la paix » par Jean-Philippe Rameau et à Londres la Music for the Royal Fireworks (Musique pour les feux d'artifice royaux) par Georg Friedrich Haendel.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La Prusse triomphe au traité d'Aix-la-Chapelle » par Camille Vignolle in herodote.net, en ligne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Traité de paix entre le Roi, le Roi de la Grande Bretagne, et les Etats genéraux des Provinces-unies des Pays-Bas, conclu à Aix-la-Chapelle le 18 octobre 1748 ; avec les accessions du Roi Catholique de la Reine de Hongrie et de Bohême, impératrice, du Roi de Sardaigne, du Duc de Modène et de la République de Gênes, Paris, Imprimerie royale, 1750 - sur Gallica.
  • Albert duc de Broglie, La paix d'Aix-la-Chapelle, Paris, Calmann Lévy, 1892 - sur Gallica.

Articles connexes[modifier | modifier le code]