Trafic d'organes

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Le trafic d'organes est l'exercice illégal du commerce d'organes, il comprend le prélèvement sur des personnes vivantes ou décédées, la conservation ou l'utilisation d'un organe ou d'un tissu humain. Le trafic d'organes vise particulièrement les populations vulnérables et pauvres, souvent dans des pays peu ou très peu développés. Il est souvent exercé par des réseaux mafieux, en raison des difficultés à se procurer des organes et des risques courus pénalement. Cette pratique fait encourir sept ans de prison et plus de 100 000 US$ d'amende aux États-Unis.

En vue de réglementer et de s'opposer au trafic d'organe et au tourisme de transplantation, des organisations médicales se sont réunies du 30 avril au 1er mai 2008 à Istanbul, en Turquie, lors d'un sommet qui a finalement aboutit à la Déclaration d'Istanbul[1]. Celle ci fournit des directives éthiques encadrant le don et la transplantation d'organes. Depuis la création de la déclaration, plus de 100 pays ont renforcé leurs lois luttant contre le commerce illégal d'organes, comme Israël, les Philippines et le Pakistan[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'un des premiers cas recensé de l'histoire moderne est celui des tueurs en série, William Burke et William Hare, qui commirent dix-sept meurtres à Édimbourg, de novembre 1827 à octobre 1828, dans le but de revendre les corps au docteur Robert Knox.

Dans son Rapport sur le trafic d'organes en Europe, la Commission des questions sociales, de la santé et de la famille du Conseil de l'Europe écrivait : « À l'échelle de la planète, le trafic d'organes n'est pas un problème nouveau. Dans les années 1980, des experts ont commencé à remarquer une pratique baptisée par la suite « tourisme de transplantation » : de riches Asiatiques se rendaient en Inde et dans d'autres régions du Sud-Est asiatique pour obtenir des organes de donneurs pauvres. Depuis, d'autres destinations ont vu le jour, telles que le Brésil et les Philippines. Selon certaines allégations, la Chine ferait commerce des organes prélevés sur les détenus exécutés. La vente d'organes se poursuit en Inde malgré les nouvelles lois du pays, qui rendent cette pratique illégale dans la plupart des régions. Si les estimations actuelles suggèrent que le commerce illicite d'organes se maintient à un niveau relativement modeste en Europe, ce problème ne perd rien de sa gravité, car il est très probable qu'avec les nouveaux progrès de la médecine, le décalage entre l'offre et la demande d'organes continuera de se creuser. » [3]

Mobilisation mondiale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Trafic d'êtres humains.

La Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée, inclut dans sa définition de l'exploitation humaine, le prélèvement d'organes à but lucratif.

Dans sa recommandation 1611 (2003) sur le trafic d’organe en Europe, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a suggéré de concevoir, en collaboration avec les organisations compétentes, une stratégie européenne de lutte contre le trafic d’organes et d’envisager, dans le cadre de l’élaboration de la future convention du Conseil de l'Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains, d’inclure un protocole additionnel relatif au trafic des organes et des tissus d’origine humaine. Le principe selon lequel le corps humain et ses divers éléments ne peuvent en tant que tels faire l’objet de bénéfices fait partie des acquis juridiques du Conseil de l’Europe. Ce principe, qui figurait déjà dans la résolution (78) 29 du Comité des Ministres et qui a, en particulier, été confirmé par la déclaration finale de la 3e Conférence des ministres européens de la Santé, tenue à Paris, en 1987, a été consacré par l’article 21 de la Convention sur les droits de l’homme et la biomédecine (STE no 164). Ce principe a été réaffirmé dans son Protocole additionnel relatif à la transplantation d’organes et de tissus d’origine humaine (STE no 186), ouvert à la signature en janvier 2002. L’article 22 de ce Protocole interdit explicitement le trafic d’organes et de tissus. Il doit également être souligné que l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a adopté un rapport sur le « trafic d’organes en Europe » (Doc. 9822, 3 juin 2003, Commission des questions sociales, de la santé et de la famille, rapporteuse : Mme Vermot-Mangold, Suisse, SOC) et la recommandation 1611 (2003) sur le trafic d’organes en Europe[4].

Plusieurs associations non gouvernementales et internationales ont pris position sur le sujet, l'Association médicale mondiale a déclaré à Madrid en 1987 : « L’achat et la vente d’organes humains aux fins de transplantation sont interdites ». Elle demande aux chirurgiens de refuser de transplanter un organe qui a été obtenu par le patient de manière illégale ou contraire à l’éthique. L’OMS a adopté certains principes pour garantir l’éthique des transplantations d’organes et de tissus. Elle soutient qu’il faut protéger les plus pauvres et les plus vulnérables du « tourisme de transplantation » et de la vente et du trafic de tissus et d'organes.

Cas par pays[modifier | modifier le code]

Trafics de tous types d'organes[modifier | modifier le code]

États-Unis[modifier | modifier le code]

  • En 2006, la police de New York a démantelé un réseau de pilleurs de cadavres, qui opérait à travers les canaux médicaux légaux, formé d'entrepreneurs de pompes funèbres et mené par, Michael Mastromarino, un ancien dentiste du New Jersey qui avait créé Biomedical Tissue Services, une entreprise revendant des organes humains pour des implants médicaux. Des os, des tendons, des valves de cœur et d'autres tissus ont été retirés sur plus de mille personnes récemment décédées. «Ils falsifiaient les documents pour indiquer que les os émanaient de personnes sans maladie, alors que la plupart en avaient, ce qui rendait illégaux le prélèvement de ces os et leur revente», a déclaré le procureur adjoint Michael Vecchione. Les malfaiteurs créaient également de faux certificats par lesquels les personnes faisaient don de leur corps après leur mort[5].
  • En 2009, un vaste réseau de corruption, de blanchiment d’argent à travers des organisations caritatives aux États-Unis et en Israël et de trafic d'organes qui prenait source en Israël avait été démantelé par le FBI dans une opération gigantesque, baptisée Operation Bid Rig (en), qui a mobilisé plus de 300 agents. Cinq rabbins, trois maires de l'État du New Jersey et vingt-six élus et fonctionnaires locaux font partie des 44 personnes arrêtées. Un rabbin orthodoxe de Brooklyn, Levy-Izhak Rosenbaum, 58 ans, gérait, depuis des dizaines d'années, un trafic d'organes. Il les aurait obtenus pour 10 000 dollars avant de les revendre 160 000 dollars. Les donneurs de reins en provenance d'Israël sont en grande majorité des immigrants asiatiques, surtout des Philippins, il menaçait les récalcitrants avec un pistolet. Certains organes ont été prélevés sur des enfants enlevés en Algérie et transférés au Maroc pour subir une opération, l'organe est ensuite expédié vers New York[6],[7],[8],[9],[10],[11].

Israël[modifier | modifier le code]

  • En 1968, la toute première transplantation cardiaque réalisée en Israël a consisté à implanter un cœur prélevé sur un patient encore en vie, Avraham Sadegat, sans avoir recueilli le consentement de ses proches. Après avoir, dans un premier temps, refusé de remettre son corps, l’hôpital israélien finit par rendre sa dépouille à ses proches qui ont découvert que son cœur avait été prélevé et ont porté plainte contre trois ministres. L’hôpital avoua ultérieurement que c’était bien le cœur de M. Sadegat qui avait été utilisé pour la première transplantation cardiaque de l'histoire d'Israël[12].
  • En 1998, un Écossais, Alistair Sinclair, mourait dans des circonstances étranges, tandis qu’il était en garde à vue à l’aéroport Ben Gourion à Tel Aviv. Sa famille fut informée de son décès et de l'obligation de réunir 4 900 dollars nécessaires pour faire rapatrier son corps. Le frère d’Alistair a déclaré que les Israéliens proposaient avec insistance une autre option : enterrer M. Sinclair dans un cimetière chrétien en Israël, pour un coût d’environ 1 300 dollars. Mais la famille réussit à réunir l’argent, l'autopsie réalisée à Glasgow a révélé que le cœur, ainsi qu’un petit os du cou manquaient. L’ambassade de la Grande-Bretagne à Tel Aviv avait porté plainte contre l’État d’Israël[13].
  • En 2009, un article du tabloïd suédois Aftonbladet, intitulé « Nos enfants sont dépouillés de leurs organes » accuse Tsahal de couvrir un trafic d'organes prélevés sur des Palestiniens. Cet article avait suscité la colère du gouvernement israélien et avait causé un malaise diplomatique entre la Suède et Israël qui a demandé une condamnation officielle de l'article, une demande rejetée par le gouvernement suédois qui a manifesté son « attachement à la liberté de la presse »[14]. Au cours de la polémique créée par l'article, un médecin israélien, le docteur Jehuda Hiss (en), qui fut responsable de l'institut médico-légal israélien Abu Kabir (en), près de Tel Aviv, a révélé que l'armée israélienne a opéré des prélèvements d'organes sur les corps de Palestiniens ainsi que de soldats et citoyens israéliens, et de travailleurs étrangers sans aucune permission de leurs familles. Des spécialistes ont prélevé de la peau, des cornées, des valves cardiaques, et des os. «Nous fermions les paupières avec de la colle (…) nous ne prenions pas de cornée quand nous savions que les familles ouvriraient les yeux» a-t-il expliqué. L'État d'Israël a admis par la suite avoir entretenu, dans le passé, un programme de prélèvement d'organes sur des palestiniens morts sans le consentement de leurs familles mais a indiqué que ces prélèvements auraient cessé en 2000[15],[16],[17],[18].
  • En 2010, six Israéliens, parmi lesquels un général de brigade en réserve de l'armée israélienne, Meir Zamir, 62 ans, vétéran médaillé de la guerre du Kippour, et deux avocats ont été arrêtés pour trafic d'organes et fraude. L'affaire a éclaté quand une femme de Nazareth, âgée de 50 ans, avait porté plainte, disant qu’elle avait cédé un de ses reins en raison de difficultés financières pour 100 000 dollars, de retour en Israël, après un voyage en Azerbaïdjan où elle a été opérée, elle a demandé aux trafiquants l’argent qu’ils lui devaient mais ne l’a jamais reçu. Cette plainte a été suivie par une autre semblable, cette fois émanant d'un jeune homme de dix-huit ans, opéré aux Philippines contre une promesse de 80 000 dollars. D’après le quotidien israélien Haaretz, la police a déclaré qu’au cours de l’enquête, elle a « découvert une industrie importante et extrêmement bien organisée du trafic des organes. Ce milieu comporte des trafiquants d’organes, des agents commerciaux et même des avocats »[19],[20],[21],[22].

Ukraine[modifier | modifier le code]

  • En 2010, les autorités ukrainiennes ont mis fin aux activités criminelles d'un groupe transnational spécialisé dans le trafic d'organes et qui a sévi près de trois ans au pays. Selon Louri Kucher, le chef du département de lutte contre la cybercriminalité et la traite au ministère de l'Intérieur, la bande recrutait des citoyens en Ukraine, en Russie, en Moldavie, en Biélorussie et en Ouzbékistan pour la transplantation aux receveurs d'organes, israéliens «pour la plupart», qui payaient entre 100 000 et 200 000 dollars la majeure partie des donneurs ont été opérés à Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan et en Équateur et une partie des interventions chirurgicales a été réalisée dans une clinique réputée de l'Institut Shalimova à Kiev. L'organisation, dirigée par un citoyen israélien, était composée de 12 personnes dont plusieurs Israéliens. Ils ont été tous arrêtés[23],[24],[25].

Moldavie[modifier | modifier le code]

  • Une agence israélienne opérant en toute légalité à Tel Aviv organise des voyages, vers la Moldavie, pour des transplantations d'organes prélevés parfois sans le consentement de leurs donateurs[26][réf. insuffisante].

Kosovo[modifier | modifier le code]

  • Dans son livre-témoignage: « La chasse, moi et les criminels de guerre », l'ex-procureur du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, Carla Del Ponte, dénonce un trafic d'organes mené au Kosovo à la fin des années 1990, impliquant de hauts responsables politiques actuels, elle raconte que certaines victimes étaient des prisonniers, dont des femmes, des Serbes et d'autres ressortissants slaves, transportés au courant de l'été 1999 depuis le Kosovo jusqu'en Albanie où ils étaient tués pour s'emparer de leurs organes. «Ces organes étaient ensuite envoyés depuis l'aéroport de Tirana vers des cliniques à l'étranger pour être implantés sur des patients qui payaient » écrit-elle. Leurs bourreaux n'hésitaient pas à aller plus loin. « Les victimes privées d'un rein étaient de nouveau enfermées dans une baraque jusqu'au moment où elles étaient tuées pour d'autres organes» précise-t-elle[27]. En juin 2008, Le Conseil de l'Europe a ouvert une enquête et en a chargé le sénateur suisse Dick Marty[28].
  • Dans un rapport préliminaire publié en décembre 2010, il accuse l'actuel premier ministre du Kosovo, Hashim Thaçi, d'être à la tête de ce trafic. Ce groupe est entre autres accusé d'avoir installé des camps retranchés en Albanie où il détenait ses prisonniers puis les exécutait[29]. Ces geôles étaient des maisons isolées et une usine désaffectée, dont certaines ont été transformées en cliniques improvisées dirigées par le chirurgien Shaip Muja, membre d'un groupe de responsables de l'UÇK baptisé Groupe de Drenica.
  • En 2013, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe estime que l'Union européenne ne semble pas lutter activement contre ce tourisme de transplantation. L'enquête, menée par le procureur Vladimir Vuckevic, a permis de mettre à jour de nouveaux témoignages, comme celui d'un maquisard kosovar prélevant, sans anesthésie, le cœur d'un prisonnier serbe d'une vingtaine d'années, attaché sur des bancs d'écolier[30].


  • Affaire de la clinique Medicus.

Une enquête menée par l'EULEX a révélé l'existence près de Pristina d'une clinique privée, la clinique Medicus, qui a été au cœur d'un réseau international de trafic d'organes[31],[32] ayant été actif jusqu'en 2008. Gérée par Yusuf Erçin Sönmez, un chirurgien turc de mauvaise réputation, elle accueillait des « volontaires » venus d'Europe de l'Est, d'Asie centrale [31] de Turquie[32]. Lors d'opérations clandestines, ceux-ci se faisaient prélever des organes en échange desquels ils recevaient théoriquement de 10 000 à 15 000 euros[31]. En réalité, beaucoup de victimes n'étaient jamais payées[33]. Ces organes étaient ensuite transplantés chez des receveurs venus de pays riches, qui payaient l'opération jusqu'à 100 000 euros[31]. La clinique a bénéficié de complicités de l'administration kosovare qui lui donnait des certificats de complaisance[32]. Le propriétaire de la clinique, Lutfi Dervishi, est un proche de Hashim Thaci[32].

En janvier 2011, Yusuf Erçin Sönmez est arrêté à Istanbul à la suite d'un mandat d'arrêt international d'Interpol[34]. Surnommé « Dr Frankenstein» par la presse, un procureur turc a requis 171 ans de prison contre lui[35].

En Août 2012, une enquête du Spiegel révèle qu'un urologue allemand aurait investi près de trois millions d'euros dans la clinique à l'époque où elle était active[36].

En avril 2013, un tribunal européen a reconnu coupables cinq médecins kosovars (dont Dervishi) d'exercice illégal d'activités médicales et de criminalité organisée[37]. Dervishi a été condamné à huit ans de prison[31]. Le rapporteur du Conseil de l'Europe, Dick Marty, a déclaré que l'affaire de la clinique Medicus était liée aux hautes sphères du pouvoir kosovar[38].

Quelques jours plus tard, début mai, la justice européenne ouvre une nouvelle enquête contre 8 personnes dans l'affaire Medicus dont l'ancien ministre kosovar de la santé Alush Gashi et le conseiller du premier ministre, Shaip Muja, accusés de trafic d'organes et de 5 autres chefs d'accusation[39]. Proches eux aussi d'Hashim Thaci, ils sont impliqués dans l'affaire Medicus mais leurs noms reviennent également dans le trafic d'organes sur les prisonniers serbes de la guerre du Kosovo. Selon le rapport de Dick Marty, Shaip Muja était chef du service médical de la guérilla UCK durant la guerre et a lui-même procédé aux ablations d'organes sur les prisonniers assassinés[40].

Albanie[modifier | modifier le code]

  • En 2004, un rapport de l'ambassade de Grèce à Tirana affirme que des « enfants de Tirana ont été assassinés et leurs organes sont partis pour l’Italie et la Grèce dans les valises diplomatiques de fonctionnaires albanais »[41].

Turquie[modifier | modifier le code]

  • En 2009, quatre Algériens qui tentaient de regagner l'Europe en transitant par la Turquie ont été retrouvés morts à la frontière séparant la Turquie de la Grèce, leurs corps mutilés présentant les traces d'un prélèvement d'organes et dépouillés des deux reins, ils auraient été piégés par un réseau criminel de trafiquants d'organes[42].

Brésil[modifier | modifier le code]

  • En 2004, un réseau international de trafic d’organes qui avait des ramifications en Israël et en Afrique du Sud a été démantelé à Recife au Brésil, des examens médicaux et des tests de compatibilité sanguine avec les demandeurs étaient effectués dans le pays, les candidats sélectionnés étaient emmenés ensuite à Durban, en Afrique du Sud. Ils y étaient opérés et recevaient entre 3 000 et 10 000 dollars. La loi brésilienne interdit la commercialisation d'organes même si le donneur y consent. Elle n'autorise le don d'organes qu'après la mort et avec le consentement de la famille. Dans des cas exceptionnels, le don est possible entre personnes vivantes au sein d'une même famille. Un officier de l’armée israélienne en retraite, Geldaya Tauber Gady, un citoyen israélien, Eliezer Ramon, et 6 Brésiliens ont été arrêtés et jugés. Pour sa défense, Geldaya Tauber Gady, avait expliqué au tribunal qu'il ne pensait pas que son activité était illégale puisque le gouvernement israélien finançait l’opération. L'ambassade d'Israël au Brésil avait alors nié toute participation mais a reconnu que l'État autorisait à ses citoyens en cas d'urgence de se procurer des organes à l'étranger d'une manière « légale » et « conforme aux normes internationales » avec le soutien financier de l'assurance médicale[43]. Le New York Times a rapporté, ultérieurement, que le dirigeant de ce réseau, l'israélien Ilan Peri, inculpé pour ce trafic mais demeurant en Israël, avait alors transféré ses activités en Chine et opère toujours[44].

Mexique[modifier | modifier le code]

Le procureur général du Mexique a estimé qu'il est probable que les meurtres non élucidés et la disparition de centaines de femmes à Ciudad Juárez, qui n'ont jamais été retrouvées, soient liés à un trafic d'organe. « plusieurs détails soutiennent l'idée que ces femmes ont été tuées pour leurs organes » a-t-il déclaré[45].

Chine[modifier | modifier le code]

Dans les années 1990, les autorités chinoises récupèrent les organes sur les prisonniers des Laogais afin de les transplanter sur des membres du Parti communiste chinois ou sur de riches étrangers[46],[47].

Un certain nombre d'enquêtes et de rapports attestent l'existence de prélèvements forcés d'organes en Chine. Cette pratique, encouragée par les autorités chinoises avec la complicité des hôpitaux militaires, des forces de sécurités et de la police militaire, concerne les prisonniers de conscience chinois -ouïgours, tibétains, chrétiens, pratiquants de Falun Gong (groupe majoritairement concerné)[48].

En 2006, suite aux témoignages d'un chirurgien déclarant avoir effectué de nombreuses transplantations à partir d'organes prélevés de forces de pratiquants de Falun Gong, David Kilgour, ancien secrétaire d'État canadien et avocat de la Couronne et David Matas, avocat international des droits de l'homme, mènent une enquête indépendante[49]. Parallèlement, en mai 2006, le vice-président du Parlement européen, Edward McMillan-Scott se rend en Chine et recueille un témoignage attestant l'existence d'une telle pratique. Malgré les démentis du gouvernement chinois[50] et l'enquête controversée d'Harry Wu [51], d'autres investigations indépendantes suivent et confirment ces dires[52],[53],[54],[55],[56].

Selon David Kilgour, la moitié des détenus des camps de rééducation par le travail sont des pratiquants de Falun Gong[57]. Ceux-ci, durant leur incarcération, sont testés pour leur groupe sanguin, et leurs organes sont examinés[58]. Ils font alors l'objet d'une sélection par les médecins et les autorités carcérales, puis les organes sont prélevés au cours d'une opération, entraînant le décès du pratiquant. Les deux auteurs de "Bloody Harvest" affirment également que depuis 1999, les pratiquants de Falun Gong constituent la source principale des organes prélevés en Chine, et que ces derniers sont vendus à des prix très élevés[59]. Ils estiment qu'il y aurait eu 41 500 transplantations d'organes non expliquées entre 2000 et 2005[60].

En 2010, le Congrès des États-Unis a voté une résolution qui mentionne de telles pratiques dans la persécution du Falun Gong[61]. Elle a été suivie en 2013 d’une résolution spéciale du Parlement européen condamnant les prélèvements forcés d'organes cautionnés par l'État chinois, touchant en particulier les pratiquants de Falun Gong[62]. En juillet 2014, les médias d’État chinois ont rapporté des « abus de transplantations d’organes » en mentionnant notamment le nom d’un haut responsable du domaine médical, connu pour être impliqué dans les prélèvements forcés d’organes sur les pratiquants de Falun Gong[63].

Inde[modifier | modifier le code]

  • Le 24 janvier 2008, La police indienne fait une descente dans une résidence de Gurgaon convertie en une clinique clandestine dirigée par Dr Amit Kumar, un médecin indien de 40 ans, surnommé « docteur Horreur » par les médias. En huit ans d'activité, il aurait fait, selon la police, 600 transplantations d'organes provenant de paysans indiens en utilisant la force ou en promettant des compensations financières. Trois personnes sont décédées au cours d'opérations de prélèvement. Le raid de la police a permis de sauver cinq personnes et cinq autres, un couple indien résidant aux États-Unis et trois Grecs qui attendaient une transplantation ont été arrêtés en plus de cinq de ses collaborateurs. Il a été arrêté au Népal le 7 février 2010[64],[65].

Trafics de reins[modifier | modifier le code]

Moldavie[modifier | modifier le code]

  • En Moldavie des centaines de citoyens ont été recensés comme étant devenus donneurs de reins par besoin, des réseaux de trafiquants qui opèrent entre la Moldavie, la Turquie, l’Ukraine et Israël sont actifs dans le pays rapporte une enquête de la commission de l'assemblée parlementaire européenne des questions sociales, de la santé et de la famille[66].

Kosovo[modifier | modifier le code]

  • En 2008 la police de la MINUK et du Kosovo ont ouvert une enquête sur un réseau de trafic d'organes basé à Pristina et opérant dans une clinique privée: la Medicus. L'enquête a été repris ultérieurement par les policiers européens d’Eulex sous la direction du procureur spécial. Les « chasseurs des reins », tel que baptisés par la presse, promettaient 15 000 euros pour un rein à des donneurs originaires de Moldavie, du Kazakhstan, de Russie ou de Turquie. Les patients eux payaient 100 000 euros. Sept personnes ont été inculpées, dont cinq Kosovars, un Israélien, Moshe Harel[67] et un chirurgien turc surnommé « docteur Vautour », Yusuf Sonmez, qui sera arrêté en 2011[68]. Le vice-ministre de la Santé, Ilir Rrecaj, a été suspendu de ses fonctions pour avoir autorisé la clinique à effectuer des transplantations, malgré l'interdiction explicite de la législation kosovare[69],[70].

Yémen[modifier | modifier le code]

  • En 2010, un Jordanien recherché pour trafic d'organe, Ramzi Khalil Abdallah Farah, a été arrêté à Sanaa au Yémen avec 7 Yéménites persuadés par le trafiquant de vendre un de leurs reins, le prélèvement devrait s'effectuer en Égypte vers lequel ils s'apprêtaient à voyager[71].

Syrie[modifier | modifier le code]

  • En 2010, onze personnes ont été arrêtées en Syrie pour trafic d'organe, le groupe de trafiquants, dirigé par un couple syrien, acheminait les donneurs des quartiers pauvres d'Alep, dans le nord de la Syrie, vers l'Égypte, où ces derniers vendaient un rein à des clients arabes du golfe Persique, principalement des Saoudiens et Émiratis[72].
  • À partir de 2013, la Guerre civile syrienne a entraîné l'exode de centaines de milliers de réfugiés, proies vulnérables au trafic d'organes notamment en Turquie[73],[74].

Irak[modifier | modifier le code]

  • Conséquence de la guerre en Irak et la détérioration de la situation sanitaire, un trafic d’organes, notamment celui de reins, au profit d'irakiens fortunés, s'est développé ainsi que le tourisme de transplantation, selon une enquête de la chaîne de télévision qatarie, Al Jazeera, appuyée par des témoignages, un rein se négocie, avec des intermédiaires stationnés à l’extérieur de l’hôpital, à environ 15 000 dollars[75].

Égypte[modifier | modifier le code]

  • Selon les Nations unies, l'Égypte est l’un des pays les plus touchés au monde par le trafic d’organe après la Chine, les Philippines et l’Inde. Un rein acheté environ 2 300 euros à des donateurs pauvres est vendu 6 fois le prix à de riches originaires des pays du Golfe. Sur 500 greffes de reins effectuées chaque année, 90 % proviendraient de donneurs rétribués[76].

Afrique du Sud[modifier | modifier le code]

  • En 2010, un hôpital privé, Sainte-Augustine, de Durban, géré par le plus important groupe hospitalier privé d’Afrique du Sud, Netcare, a été condamné pour avoir procédé illégalement à 109 transplantations de reins sur de riches Israéliens prélevés sur des Brésiliens ou des Roumains pauvres dont certains étaient mineurs[77]. Le responsable de ce trafic, Gedalya Tauber, un ex-officier israélien de 77 ans, a été arrêté à Rome en juin 2013. En fuite à la suite d'une condamnation à perpétuité en Israël, il y sera probablement extradé[78].

Trafics d'ovules[modifier | modifier le code]

Roumanie[modifier | modifier le code]

  • En 2009, les autorités roumaines ont ouvert une enquête sur un trafic d’ovules impliquant des gynécologues israéliens, dont les deux responsables israéliens de la clinique Sabyc, pourtant rayée dès 2006 du registre des cliniques pouvant procéder à des fécondations in vitro, ainsi que deux de leurs compatriotes spécialisés dans les techniques de procréation médicalement assistée. Les bénéficiaires, des Israéliennes pour la plupart, payaient entre 12 000 et 15 000 euros pour une FIV réalisée avec des ovules provenant de jeunes Roumaines en difficulté. Ces dernières, qui n’étaient pas informées des risques auxquels elles s’exposaient, étaient payées entre 190 à 238 euros[79].

Grèce[modifier | modifier le code]

  • En 2010, la police grecque a arrêté cinq personnes, dont un médecin grec qui s'apprêtait à prélever des ovules sur une jeune Roumaine de 23 ans, soupçonnées d'exploiter des immigrées dans le cadre d'un trafic illégal d'ovules basé en Bulgarie, les victimes étaient soumises par force au prélèvement d'ovules[80].


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en)Participants in the International Summit on Transplant Tourism and Organ Trafficking convened by The Transplantation Society and International Society of Nephrology in Istanbul, Turkey, 30 April to 2 May 2008. "The Declaration of Istanbul on Organ Trafficking and Transplant Tourism." Kidney International 74, no. 7 (2008): 854-59.
  2. (en)Ambagtsheer, F., and W. Weimar. 2011. "A Criminological Perspective: Why Prohibition of Organ Trade Is Not Effective and How the Declaration of Istanbul Can Move Forward." American Journal Of Transplantation 12, no. 3: 571-575.
  3. [1] Doc. 98223 juin 2003 Trafic d’organes en Europe Rapport Commission des questions sociales, de la santé et de la famille
  4. http://conventions.coe.int/Treaty/FR/Reports/Html/197.htm
  5. http://www.liberation.fr/monde/010164004-etats-unis-cadavres-exquis-aux-pompes-funebres
  6. http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1248277881160&pagename=JFrench/JPArticle/ShowFull
  7. http://www.lefigaro.fr/international/2009/07/25/01003-20090725ARTFIG00256-corruption-au-sommet-dans-le-new-jersey-.php
  8. http://www.journalmetro.com/paroles/article/268545--mine-de-reins
  9. http://www.fredi.org/index.php/Vol-d-organes/Levy-Rosenbaum-operait-aussi-en-Algerie-et-au-Maroc.html
  10. http://www.haaretz.com/print-edition/news/u-s-professor-i-told-fbi-about-kidney-trafficking-7-years-ago-1.280718
  11. http://edition.presstv.ir/detail/105711.html
  12. http://www.haaretz.com/print-edition/news/40-years-after-israel-s-first-transplant-donor-s-family-says-his-heart-was-stolen-1.259354
  13. http://www.geostrategie.com/1959/israel-et-la-collecte-dorganes-diffamation-legende-ou-crime-de-guerre
  14. http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20090820.OBS8288/trafics-d-organes-presumes-la-suede-indigne-israel.html
  15. http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/12/21/008-Israel-prelevement-organes.shtml
  16. http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=2613
  17. http://www.guardian.co.uk/world/2009/dec/21/israeli-pathologists-harvested-organs
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  47. Alerte pour les lanceurs Amnesty International, 2 février 2015 « De même, il fallut les témoignages de Harry Wu et Wei Jingsheng sur le laogaï et leurs révélations sur les prélèvements d’organes des condamnés à mort ou le cannibalisme des années de famine pour que le monde découvre l’envers du rideau de bambou. »
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  59. David Kilgour et David Matas 31 janvier 2007, p. 56 : « depuis 1999 le gouvernement chinois et ses organismes dans de nombreuses régions du pays, en particulier dans les hôpitaux mais également les centres de détention et les « tribunaux du peuple », ont mis à mort un grand nombre mais un nombre indéfini de prisonniers de conscience du Falun Gong. Leurs organes vitaux, notamment le cœur, les reins, le foie et les cornées ont été prélevés en même temps sans leur consentement et vendus à prix très élevés, parfois à des étrangers qui normalement doivent attendre très longtemps des donneurs volontaires dans leur pays d’origine »
  60. David Kilgour et David Matas 31 janvier 2007, p. 56 : « Selon des enquêtes plus approfondies, nous sommes encore plus convaincus de notre conclusion initiale selon laquelle les allégations sont vraies. Nous pensons qu'il y a eu et continue d’y avoir aujourd'hui des prélèvements d'organes à grande échelle sur des pratiquants de Falun Gong non consentants. »
  61. (en) « H.Res. 605 (111th) : Recognizing the continued persecution of Falun Gong practitioners in China on the 11th anniversary of the Chinese Communist Party campaign to suppress the Falun Gong spiritual movement and calling for an immediate end to the campaign »,‎ 16 mars 2010 (consulté le 23 mars 2014)
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  67. Trafic d'organes au Kosovo: un suspect arrêté en Israël
  68. « Un trafic d'organes mis au jour au Kosovo », Le Figaro, 2011 Deux ans après la découverte de la clinique Medicus, Le chirurgien turc Yusuf Sonmez a été libéré sous caution avec interdiction de quitter le territoire, le docteur Lutfi Dervishi, chef du service d'urologie à l'hôpital de Pristina, aurait imaginé ce trafic dans le courant de 2006, peu après avoir rencontré Sonmez lors d'un congrès d'urologie. Moshe Harel, qui est désormais visé par un mandat d'arrêt international, aurait assuré la mise en relation des donneurs recrutés en Turquie, en Moldavie, au Kazakhstan ainsi qu'en Russie, avec les receveurs.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Carla Del Ponte, La Chasse, les criminels de guerre et moi, éditions Feltrinelli 2008.
  • Marie Monique Robin, Voleurs d’organes, Enquête sur un trafic, éditions Bayard, 1996.
  • Annie Vintze, Au sud du Rio Grande, éditions Pierre Tisseyre, 2002.
  • David Kilgour et David Matas, Prélèvements meurtriers : deuxième rapport concernant les allégations de prélèvement d'organes sur des pratiquants de Falun Gong en Chine,‎ 31 janvier 2007 (lire en ligne)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]