Traceur isotopique

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Les traceurs isotopiques sont utilisés en chimie, en hydrochimie, en géologie isotopique et en biochimie afin de mieux comprendre certaines réactions chimiques, interactions ou la cinétique environnementale de certains éléments.

Traçage isotopique[modifier | modifier le code]

Dans cette technique, un (ou plusieurs) atome(s) de la molécule qui intervient dans la réaction étudiée est remplacé par un autre isotope du même élément chimique (cet isotope est souvent radioactif). Comme par définition cet isotope a le même nombre de protons et d’électrons que l’atome auquel il se substitue, il se comporte d’un point de vue chimique presque exactement comme ce dernier, et n’interfère pas, à quelques exceptions près, avec la réaction étudiée. Comme il n’a pas le même nombre de neutrons, il peut cependant être distingué des autres isotopes du même élément.

La RMN permet en effet non seulement de distinguer un isotope mais également de les localiser, dans un organe ou un organisme ou l'environnement par exemple. La spectrométrie de masse ou l’autoradiographie peuvent également être utilisées pour distinguer un isotope.

Utilisations[modifier | modifier le code]

La résonance magnétique nucléaire (RMN) Traceurs radioactifs industriels : le principe du traçage est le marquage de quelques produits d’une population ; il permet l’étude du comportement global de cette population. Les traceurs radioactifs sont particulièrement performants car ils marquent l’entité élémentaire qu’est l’atome et permettent une détection facile. Exemples d'utilisation :

  • marquage d’un liquide ou d’un gaz par un émetteur gamma permettant la recherche de fuites sur des canalisations ;
  • marquage d’une pièce de moteur permettant grâce à la mesure de la radioactivité de l’huile de graissage d’évaluer l’usure des constituants.
  • Iode 131 : étude du comportement de la thyroïde ;
  • Tritium : suivi du métabolisme des médicaments dans le corps ;
  • Phosphore 32 : exploration de l'absorption par les plantes des engrais phosphatés du sol.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Whicker et Schultz, Radioecology, 1982

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]