Traçage (hydrogéologie)

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Fluoresceine dans la rivière Chicago le jour de la Saint-Patrick (plus pour la fête que pour le traçage)

En hydrogéologie, le traçage constitue un outil précieux pour la détermination des systèmes d’écoulement et la caractérisation des processus de mobilité des solutés dans les eaux souterraines. Ceux-ci offrent la possibilité d'étudier sur l'objet lui-même certains aspects de l’écoulement et du transport en milieu souterrain.

L’idée de base des techniques de traçage est simple et claire: l’eau est marquée à l’aide d’un traceur artificiel (tel que la rhodamine ou la fluorescéine) ou naturel (spores de lycopodium[1]), ce qui permet de suivre et d’étudier son déplacement[2]. Un essai de traçage, en milieu souterrain, consiste donc à injecter un traceur en un point de l’aquifère (perte, puits ou piézomètre) et à mesurer l'évolution de la concentration de ce traceur dans l'eau en un point de prélèvement (puits, piézomètre, source, résurgence) au cours du temps.

La réalisation d’essais de traçage en eau souterraine permet, par exemple, d’acquérir les informations nécessaires pour :

  • déterminer la vitesse d’écoulement de l’eau souterraine ou le temps de transfert d’un soluté entre deux points de l’aquifère;
  • évaluer les processus de mobilité de l’eau et des solutés au sein du milieu souterrain (advection, dispersion hydrodynamique, etc.) et quantifier les paramètres les gouvernant (porosité efficace, dispersivité longitudinal, etc.);
  • vérifier ou mettre en évidence les liaisons hydrauliques entre différents points d’un milieu aquifère

Références[modifier | modifier le code]

  1. La taille des spores (30 µm) limite leur utilisation aux milieux karstiques.
  2. Schudel, B., Biaggi, D., Dervey, T., Kozel, R., Müller, I., Ross, J.H., Schindler, U. 2002. Utilisation des traceurs artificiels en hydrogéologie – Guide pratique. 2002, Rapport de l'OFEG, Série Géologie n°3, Berne, 51 [1].

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