Trésor de Guarrazar

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39° 48′ 41″ N 4° 08′ 57″ O / 39.81139, -4.14917

Trésor de Guarrazar
Image illustrative de l'article Trésor de Guarrazar
Couronnes votives et croix, selon une lithographie du XIXe siècle.
Date
Localisation Musée archéologique national de Madrid, Madrid (Espagne)
Coordonnées 39° 48′ 52″ N 4° 08′ 44″ O / 39.81444444, -4.1455555639° 48′ 52″ N 4° 08′ 44″ O / 39.81444444, -4.14555556  
Couronne votive de Recceswinth, suspendue à Madrid. Les lettres suspendues signifient [R]ECCESVINTUVS REX DEFERET[note 1].

Le Trésor de Guarrazar est une découverte archéologique du XIXe siècle composée originellement de vingt-six couronnes votives et croix en or qui avaient été offertes à l'église catholique romaine par les rois wisigoths au VIIe siècle en Espagne, comme témoignage d'orthodoxie de leur foi et de leur soumission à la hiérarchie ecclésiatique[1].

Découverte[modifier | modifier le code]

Le trésor fut mis au jour entre 1858 et 1861 dans un verger appelé Guarrazar, à Guadamur, à proximité de Tolède.

Localisation de Guadamur.
L'illustration

Le trésor fut ensuite partagé entre le Musée de Cluny[2] et le musée archéologique national d'Espagne, à Madrid. Plus tard, la plupart des éléments du trésor furent volés, disparaissant à jamais.

Composition[modifier | modifier le code]

Les pièces les plus intéressantes subsistant sont les deux couronnes votives : l'une du roi Recceswinth et l'autre du roi Swinthila. Les deux pièces sont en or incrusté de saphirs, de perles et d'autres pierres précieuses. La couronne de Swinthila fut dérobée en 1921. Il y a également d'autres petites couronnes et plusieurs croix votives. Il y avait des ceintures lors de la découverte originale, mais ces dernières ont disparu.

Interprétation[modifier | modifier le code]

Les bijoux trouvés à Guarrazar appartiennent à une tradition ibérique continue de travail du métal qui a débuté à la Préhistoire. Ces œuvres wisigothiques sont marquées par l'influence de l'empire byzantin, mais les techniques d'incrustation des pierres étaient utilisées dans le monde germanique, le style des lettres étant également germanique.

Les couronnes, au total, étaient byzantines dans leurs formes et n'étaient pas destinées à être portées. Cadeau à l'Église, elles étaient destinées à être suspendues au-dessus de l'autel, vraisemblablement dans la cathédrale de Tolède. Elles constituaient une offrande des souverains au moment de leur couronnement.

L'enfouissement date vraisemblablement de 711, date de l'invasion maure.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le premier R est au musée de Cluny, à Paris.

Références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]