Toyota Lite Ace

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La Toyota Lite Ace est une petite fourgonnette développée par le constructeur automobile nippon Toyota. Sa carrière est très longue, s'étalant sur trois décennies de 1970 à fin des années 1990.

1967 : Toyota HiAce, le précurseur[modifier | modifier le code]

En 1967 est lancée au Japon la Toyota HiAce, une fourgonnette pouvant également transporter des passagers. Le succès est immédiat dans l'archipel mais aussi dans le reste de l'Asie, comme l'attestent les renouvellements successifs en 1977, 1982, 1989 et 2004.

L'appellation « Lite Ace » (KM10) apparaît en 1970. Son premier moteur, d'une cylindrée de 1 166 cm3 pour une puissance de 60 ch et un couple de 93 mkg, dérive de la série 3K, puis 4K en fin de vie.

1979-86 : Lite Ace KM20, carrière mondiale[modifier | modifier le code]

Toyota Lite Ace (KM20)
Toyota Lite Ace

Marque Drapeau : Japon Toyota
Années de production 1979 - 1986
Moteur et transmission
Moteur(s) 4K
Cylindrée 1 290 cm3
Puissance maximale 57 ch
Couple maximal 90 Nm
Transmission propulsion
Poids et performances
Vitesse maximale 120 km/h
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) 5 portes
Dimensions
Longueur 3 960 mm
Largeur 1 650 mm
Hauteur 1 900 mm
Chronologie des modèles
Précédent Toyota Lite Ace KM10 Toyota Lite Ace KM30 Suivant

Le KM20 voit le jour à la fin des années 1970. Ce dernier dérive étroitement de son aîné, tant esthétiquement que techniquement. Il s'agit d'un véhicule monocorps de 7 places (configuration standard: 1 + 1 + 2 + 3 - extensible à 9), très ramassé (moins de 4 m).

Extérieurement, la version haute (> 1,90 m) présente un toit bombé qui fera beaucoup pour la notoriété du modèle. La face se distingue dans une moindre mesure, par deux grands projecteurs ronds. L'accès arrière se fait par une porte coulissante côté droit[1]. La caisse est encadrée de deux pare-chocs chromés terminés par des boudins noirs.

L'ergonomie n'est pas très poussée : petit frein à main fiché au bas de la planche de bord, long levier de vitesse façon autocar... la position de conduite est très haute, du fait de l'implantation moteur sous les sièges avant. Ceci génère un important volume sonore dans l'habitacle mais, a contrario, une meilleure efficacité chauffage[2].

1982-84 : évolution des besoins, nouvelle donne[modifier | modifier le code]

Toyota Town Ace, variante nord-américaine du Lite Ace

Le KM20 se situe à une époque charnière de l'histoire de l'automobile. Le véhicule familial des années 1980 mue radicalement : pratique et maniable, il doit transporter confortablement famille et bagages.

Les rares modèles disponibles sur le marché, que ce soit en Asie, Europe ou Amérique du Nord, dérivent tous de véhicules utilitaires. L'agrément ne suit pas, d'autant que les performances sont médiocres. Le Lite Ace (propulsion), avec son pont arrière rigide, sa suspension à lames[3] et son habitacle fixe, ne fait pas exception. Son principal concurrent asiatique, le Nissan Vanette (C120), apparu en 1978, n'est guère mieux loti. Toyota extrapole en 1982 une version plus huppée, mieux motorisée : le Model-F.

Au même moment sont lancés les Prairie et Mitsubishi Space Wagon, qui marquent un notable progrès, sans révolutionner le genre : on ne peut toujours pas parler de monospaces, vu qu'il s'agit plutôt de gros breaks surélevés.

1983 : événement important avec la présentation du Chrysler Voyager-Dodge Caravan, répondant au boom du segment des MPV (Multi Purpose Vehicle) outre-Atlantique[4]. Suit peu après, sur le sol européen, le Renault Espace (partenariat avec Matra, assemblage à Romorantin).

Après un lent démarrage, le public adhère à ces nouvelles créations, offrant les prestations d'une berline conventionnelle sous une forme différente. Innovant, l'habitacle est modulable, permettant ainsi d'aménager un salon mobile !

Le KM20 et son moteur anémique, dont la caisse est par ailleurs sensible à la corrosion, ne peuvent lutter.

Il passe à la postérité auprès des enfants, lorsque le fabricant lyonnais de miniatures Majorette, l'ajoute à son catalogue...

1986-92 : KM30, encore très utilitaire[modifier | modifier le code]

Lite Ace KM30

Le Lite Ace est refondu en 1986. La ligne perd de son originalité, pour ressembler étrangement au Nissan Vanette C22.

Les mécaniques sont revues, avec l'installation des blocs 5K (1 486 cm3 - 70 ch et 11,7 mkg de couple) puis, ponctuellement, 7K (1 781 cm3 - 76 ch/14,3 mkg). Le KM30 atteint 140 km/h en pointe.

L'équipement progresse dans la même mesure, mais les versions export souffrent toujours de la comparaison avec leurs homologues nationales : pas de turbo-diesel[5] notamment, et une apparence toujours très utilitaire.

1992-96 : KR20, fin en pointillés[modifier | modifier le code]

Les finitions les plus répandues en Occident sont GL/GXL en essence, DX sur diesel. La cylindrée dépasse 2 litres et la puissance, le seuil symbolique de 100 ch.

Le Lite Ace, devenu Lite Ace Noah au Japon, puis simplement Noah et Voxy, disparaît définitivement des programmes d'exportation à l'aube de l'an 2000.

Lancé en 1990, le volumineux Previa et ses 4,75 m, propulsés par un 2,4 litres essence de 135 ch, est le seul modèle du géant nippon à avoir inquiété les ténors de la catégorie.

Lite Ace KR20

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ou opposé selon marchés.
  2. Les passagers de la première banquette peuvent d'ailleurs effectuer leurs propres réglages, à partir d'un petit panneau séparé.
  3. Schéma qu'on retrouve classiquement sur les tout-terrains.
  4. . Il faut néanmoins attendre 5 ans avant de les voir débarquer en Europe.
  5. Seule une version atmosphérique est proposée.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]