Tout un monde lointain…

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Tout un monde lointain… est un concerto pour violoncelle composé par Henri Dutilleux de 1967 à 1970. Il s'agit d'une des œuvres les plus connues et jouées du compositeur.

Historique[modifier | modifier le code]

Le titre est emprunté à un vers du poème La Chevelure, extrait des Fleurs du mal de Charles Baudelaire : « Tout un monde lointain, absent, presque défunt ». Chacun des cinq mouvements contient également en exergue quelques vers extraits de ce recueil, mais il ne s'agit nullement d'une illustration directe[1]. De caractère atonal, il fait partie des chefs d'œuvre de la musique contemporaine et reste largement accessible de par son caractère poétique et onirique.

L'œuvre a été créée le 25 juillet 1970 au festival d'Aix-en-Provence par Mstislav Rostropovitch et l'Orchestre de Paris sous la direction de Serge Baudo. Son exécution dure environ trente minutes.

Les cinq mouvements enchaînés sont :

  • Énigme (Très libre et flexible)
« …Et dans cette nature étrange et symbolique… », Poème XXVII
  • Regard (Extrêmement calme)
« …le poison qui découle
De tes yeux, de tes yeux verts,
Lacs où mon âme tremble et se voit à l'envers… », Le Poison
  • Houles (Large et ample)
« …Tu contiens, mer d'ébène, un éblouissant rêve
De voiles, de rameurs, de flammes et de mâts… », La Chevelure
  • Miroirs (Lent et extatique)
«Nos deux cœurs seront deux vastes flambeaux
Qui réfléchiront leurs doubles lumières
Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux. », La Mort des amants
  • Hymne (Allegro)
« …Garde tes songes:
Les sages n'en ont pas d'aussi beaux que les fous! », La Voix

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Diapadon de janvier 2011, p.82-84