Tournay

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Tournay
place d'Astarac(côté nord)
place d'Astarac(côté nord)
Blason de Tournay
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Arrondissement de Tarbes
Canton Canton de Tournay
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Tournay
Maire
Mandat
Camille Denagiscarde
2014-2020
Code postal 65190
Code commune 65447
Démographie
Population
municipale
1 323 hab. (2011)
Densité 92 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 11′ 06″ N 0° 14′ 47″ E / 43.185, 0.246443° 11′ 06″ Nord 0° 14′ 47″ Est / 43.185, 0.2464  
Altitude Min. 249 m – Max. 511 m
Superficie 14,32 km2
Localisation

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Tournay

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Tournay

Tournay (prononcer « Tournaï ») est une commune française, située dans le département des Hautes-Pyrénées en région Midi-Pyrénées.

Son nom en occitan est Tornai,

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans l'Astarac entre Tarbes et Lannemezan sur la route nationale 117 et l'Arros. Cet affluent de l'Adour est rejoint sur la commune par le ruisseau Arrêt.

Accès par la SNCF Gare de Tournay sur la ligne Toulouse - Bayonne

Histoire[modifier | modifier le code]

Les tumulus d'Ozon et de Tournay témoignent de l'époque protohistorique.

Il n’y a pas de raison d’attribuer le nom de Tournay au peuple aquitain des Tornates (de localisation inconnue), puisqu’il s’agit du « nom transféré » de la ville belge de Tournai.

L'histoire de Tournay commence avec le château de Renso, Arrensou en bigourdan, fief d'une Baronnie dont le souverain était Bohémond d'Astarac.

C'est le Dimanche de l'Assomption de l'an 1307 que le paréage de la bastide de Tournay fut consenti entre Bohémond d'Astarac et le sénéchal de Toulouse, représentant du roi de France Philippe IV le Bel, qui avait besoin d'une ville fortifiée au voisinage du Château de Mauvezin pour en contrer l’influence. Il lui donna le nom de la ville belge de Tournai en commémoration d’une de ses victoires et octroya à la population des privilèges fonciers. Il reste de cette époque le plan général de la ville caractérisé par ses rues en angle droit, significatif des «villes nouvelles», appelées aussi bastides du XIIIe siècle.

Tournay sera détruite à l'occasion des guerres de religion, et reconstruite à l'emplacement actuel.

En 1591 les minimes vinrent y dresser leurs tentes pour plus de deux cents ans. Ils y formèrent le couvent des Minimes ainsi que l'ordre mendiant à l'emplacement du château. Aujourd'hui, le site accueille un terrain de rugby, un camping, une piscine, un court de tennis et la salle des fêtes. Le cimetière a été créé en 1632 suite à une épidémie de peste.

Après la Révolution de 1789, la ville devint chef-lieu d’un canton qui comportait alors 18 communes. Il en compte aujourd’hui 27.

L’Abbaye Notre-Dame de Tournay, abbaye bénédictine s'est implantée en 1952 à l'intérieur d'une boucle de la rivière Arros, suivie en 1955 par l’abbaye des Bénédictines à Ozon.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Tournay

Son blasonnement est : De sinople à la tour d'argent maçonnée de sable et posée en bande.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie
École maternelle
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790

1794

1796

1797

1798

1798

1800

1802

1804

1808

1813

1815

1818

1821

1825

1830

1832

1835

1846

1870

1871

1878

1880

1881

1896

1902

1914

1917

1925

1932

1939

1940

1943

1944

1945

1947

1953

1959

1969

1971

1983

2014

1794

1796

1797

1798

1798

1800

1802

1804

1808

1813

1815

1818

1821

1825

1830

1832

1835

1846

1870

1871

1878

1880

1881

1896

1902

1914

1917

1925

1932

1939

1940

1943

1944

1945

1947

1953

1959

1969

1971

1983

2014

en cours

Jean-François DARRIEUX

Bernard NOGUES

Joseph NOGUES

Jean DABADIE

Jean-Baptiste LOUSTAU

Jean DABADIE

Dominique DARRIEUX

Raymond FOURCADE

Jean-François DARRIEUX

Claude BANIERE

Laurent de LOUSTAU

Jacques BANIERE

Jean-Pierre TAPIE

Jacques BANIERE

Louis ABADIE

Dominique DARRIEUX

Jean-Pierre TAPIE

Paul NOGUES

Jacques PEDEBIDOU

Jean-Baptiste LACRAMPE-LOUSTAU

Jacques PEDEBIDOU

Jean-Baptiste LACRAMPE-LOUSTAU

Cyrique DAVERAN (maire par délégation)

Jean-François DENAGISCARDE

Jean-Raymond LACRAMPE-LOUSTAU

Adolphe PEDEBIDOU (sénateur)

Dominique PARDON (CM remplace le maire mobilisé)

Adolphe PEDEBIDOU

Emile GABARROT

Henri CAZENAVETTE

Louis RAYNAUD (Adjoint remplace le maire mobilisé)

Henri CAZENAVETTE

Raphäel LAVANTES (Président de la délégation spéciale)

André CEREZ (Président du comité local de libération)

François CHRISTAUD

Jean-Marie LACOSTE

Léon PUJO

Germain BONNECARRERE

Gaston DURAN

Albert PIERROT

Josette FOURCADE

Camille DENAGISCARDE

   
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 323 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
840 762 770 945 1 258 1 227 1 316 1 395 1 400
1856 1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 408 1 340 1 357 1 297 1 318 1 324 1 171 1 139 1 180
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 188 1 089 1 090 1 070 1 045 1 017 1 016 1 132 1 136
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 -
1 076 1 161 1 065 1 109 1 142 1 237 1 252 1 323 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église

Édifices publics[modifier | modifier le code]

Siège du club de l'amitié de l'Arros, place Denagiscarde

La mairie, puis à partir de 1910, l'actuel siège du club de l'amitié de l'Arros, place Denagiscarde, ont été, tour à tour, l'ancienne école des garçons.

L'école maternelle a été l'école des filles.

L'école élémentaire s'est finalement installée dans un bâtiment d'architecture contemporaine mêlant murs de bêton restés bruts, bois et surfaces vitrées. L'originalité décorative de certains plafonds est, en fait, un dispositif d'insonorisation.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Étienne de Tournay.

Demeures anciennes[modifier | modifier le code]

Maison natale de Francis Jammes

La maison Francis Jammes, sur la place d'Astarac, où vécut le poète.

Patrimoine botanique[modifier | modifier le code]

L’arboretum est issu d'une ancienne lande à fougères reboisé une première fois en 1938 puis en 1958 à la suite de l'incendie du boisement initial. Il héberge aujourd'hui 200 essences d'arbres et d'arbustes indigènes comme exotiques. Il est géré par l'office national des forêts (unité territoriale plaine et coteaux, de l'agence départementale des Hautes Pyrénées) pour le compte de la communauté des communes du canton de Tournay. Une brochure facilitant la visite est disponible à l'Office du Tourisme de Tournay.
L'accès à cet arboretum est libre, des visites guidées par un botaniste peuvent être organisées sur demande.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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