Tourisme dans la Communauté autonome du Pays basque

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Le musée Guggenheim à Bilbao.

Le tourisme dans la Communauté autonome basque a augmenté considérablement durant ces dernières années. Selon les informations de l'Eustat (Institut basque de la statistique), le nombre de voyageurs entrant dans la Communauté en 2009 s'est élevé à 1 991 790, un nombre qui va en augmentant au cours de l'année 2010, dans l'attente de résultats définitifs [1]. Parmi les visiteurs annuels, 71 % viennent du reste de l'Espagne, les communautés visitant le plus la Communauté autonome basque étant les suivantes : la communauté de Madrid (14,2 %) et la Catalogne (11,1 %). Les entrées internationales représentent les 29 % restants, la France est le pays qui visite le plus la Communauté autonome basque (7,2 %). D'autre part, 62 % des personnes qui viennent à la Communauté autonome basque visitent une des trois capitales, 27 % visitent l'intérieur et 11 % la côte de la Communauté autonome basque. Le séjour moyen des visiteurs est de 1,88 jours, le Guipuscoa étant la la province où les touristes restent le plus longtemps, en moyenne 2,01 jours.

En ce qui concerne la qualité des services touristiques, 272 établissements possèdent la lettre Q de qualité touristique [2], la marque qui représente la qualité dans le secteur touristique espagnol. De plus, dans la Communauté autonome basque, les établissements touristiques ont déjà le label de l'accessibilité qui fait partie du Programme pour l'Accessibilité développé par le Département de l'Industrie, de l'Innovation, du Commerce et du Tourisme du Gouvernement autonome basque. Ce programme conseille et prépare les établissements touristiques dans le but d'améliorer leur capacité d'accueil des clients ayant des difficultés physiques, visuelles, auditives ou intellectuelles. Ce programme se charge donc de montrer aux établissements comment leurs services peuvent s'orienter vers ses clients, de façon à leur offrir un séjour adapté à leurs besoins. Cela concerne les hôtels, les appartements à louer, les offices de tourisme et les centres d'interprétation, entre autres.

Ressources pour le tourisme[modifier | modifier le code]

Gastronomie et vins[modifier | modifier le code]

La gastronomie du Pays basque est une des plus universelles et des plus appréciées. Bien manger fait partie de la culture basque, c'est pour cela que l'on voue un véritable culte aux produits naturels, de saison et aux produits de base de l'alimentation. L'exemple qui illustre le mieux cette culture est Saint-Sébastien, la deuxième ville au monde ayant le plus d'étoiles au guide Michelin par mètre carré[3]. Les vins de La Rioja Alavaise complètent cette qualité culinaire, élaborés sous le contrôle du Conseil Régulateur de l'appellation d'origine contrôlée Rioja. On trouvera encore d'autres appellations d'origine contrôlée, comme le Txakoli (de Biscaye, Alava et Getaria), un vin blanc pétillant. Nous citerons également les pintxos. Cette cuisine en miniature a connu ces dernières années un important processus de sophistication : les créations sont toujours plus complexes, savoureuses et originales, on remarquera d'ailleurs dans certains bars un phénomène proche de celui de la nouvelle cuisine basque [4].

Bilbao[modifier | modifier le code]

Bilbao

Bilbao est la ville la plus cosmopolite et la plus peuplée de la communauté grâce à des transformations qui, depuis les années 90, ont touché son caractère et sa physionomie. La ville actuelle est un patchwork auquel ont participé certaines célébrités de l'architecture avant-gardiste mondiale. Dans la ville de Biscaye, vous pourrez voir le titan qui abrite le Musée Guggenheim de Bilbao, conçu par Frank Gehry, les structures de verre qui recouvrent les entrées du métro, imaginées par Norman Foster, ou l'acier qui a donné vie à de nouveaux défis urbanistiques comme les tours Isozaki Atea (du japonais Arata Isozaki), ou l'aéroport de Bilbao, de Santiago Calatrava. Le théâtre Arriaga, de style néoclassique est une autre richesse de la ville. C'est juste ici que commencent le vieux centre, ou quartier de Siete Calles de Bilbao, avec la Place Nueva, la cathédrale et à son extrémité, le marché de la Ribera. Tout près de là se trouve également la Gran Vía, la principale rue commerçante de Bilbao. Ces dernières années, les deux rives du fleuve se sont converties en zones de loisirs 64. Là où autrefois il y avait les docks, il y a maintenant des promenades et des œuvres architecturales comme la passerelle Calatrava. Parmi les rendez-vous importants de la ville, il ne faudra pas manquer l'Aste Nagusia qui a lieu tous les ans à la mi-août, ainsi que la feria de Santo Tomás [5].

Saint-Sébastien[modifier | modifier le code]

Saint-Sébastien est la capitale du Guipuscoa, elle est située entre les monts Urgull et Igeldo, l'île de Santa Clara et la baie de La Concha. Aujourd'hui Saint-Sébastien est une grande ville moderne surtout dédiée au secteur tertiaire et qui a conservé intacte “el Ensanche”, avec des rues à la française et des bâtiments construits vers la fin du XIXe siècle pour accueillir la bourgeoisie européenne. Durant ces dernières années, la ville a vu naître de nouveaux projets, comme le centre Kursaal, conçu par Rafael Moneo et des œuvres avant-gardistes comme le Peine del Viento (Peigne du vent), du sculpteur Eduardo Chillida. En octobre 2011, Saint-Sébastien a été élue la ville espagnole ayant la meilleure gastronomie d'Europe lors de la première édition des prix Traveller's Choice "Gastronomie & Vins" [6]. Les chefs donostiens à la réputation internationale (Pedro Subijana, Juan Mari Arzak, Martín Berasategui…) ont fait de Saint-Sébastien la deuxième ville mondiale ayant le plus d'étoiles au guide Michelin par mètre carré. Au marché de Bretxa, tous les produits frais de saison se donnent rendez-vous, et de là vous pouvez pénétrer dans la vieille ville avec ses rues étroites, où se dressent les édifices les plus anciens de Saint-Sébastien, comme l'église de San Vicente ou le musée de San Telmo, un ancien couvent dominicain. C'est dans ce quartier que se trouvent la plupart des bars de pintxos qui ont rendu célèbre la gastronomie miniature. La ville est également célèbre pour son agenda culturel très rempli, et c'est pour cela qu'elle a été élue Capitale Européenne de la culture 2016 [7]. Parmi les évènements qui y ont lieu, nous citerons le Festival international du cinéma, en septembre, le Festival de jazz et la Quinzaine Musicale en été, ou la Semaine du cinéma fantastique et de terreur, à l'automne. Pour admirer une belle vue sur la ville, vous pouvez monter au Mont Igeldo grâce au funiculaire inauguré en 1912, où se trouve le parc d'attractions de la ville [8].

Vitoria-Gasteiz[modifier | modifier le code]

Vitoria-Gasteiz

Vitoria-Gasteiz est la capitale d'Alava, le centre politique et administratif de la Communauté autonome et le siège du Gouvernement autonome basque. La ville se distingue par sa qualité de vie, ceci grâce à de nombreuses zones piétonnes et un taux d'espaces verts par habitants des plus élevés d'Europe. La Commission Européenne a élu le 22 octobre 2010, Vitoria-Gasteiz "Capitale Verte Européenne 2012" [9].71 Son centre ville médiéval est un joyau urbain perché sur une colline et sillonné d'étroites ruelles aux noms qui évoquent les métiers du passé (coutellerie, forge, cordonnerie,…). Ce quartier est en forme d'amende et rassemble des demeures de la renaissance et des édifices romains, ainsi que des commerces, des bistrots et autres espaces culturels. On y trouvera la paroisse de San Miguel, qui abrite la sainte patronne, la Virgen Blanca, et la cathédrale de Santa María, dont les travaux de restauration ouverts au public ont inspiré l'auteur Ken Follett en 2007 pour son roman “Un monde sans fin”72. Au-delà de la ville médiévale, l'"Ensanche" du XIXe siècle est la principale zone commerçante de la ville, avec de grands espaces piétons comme la Place de la Virgen Blanca ou la Place de España néoclassique et entourée d'arcades. En plus des nombreux jardins urbains, l'Anillo Verde se distingue particulièrement grâce à ces sept parcs (Alegría, Armentia, Errekaleor, Olarizu, Salburua, Zabalgana et Zadorra) qui sont le résultat d'un plan de restauration et d'amélioration environnementale de la périphérie de la ville [10] .

Rioja Alavesa[modifier | modifier le code]

Rioja Alavesa

Il y a plus de vingt siècles, les Romains arrivèrent à Rioja Alavaise en apportant avec eux la vigne qui changea à jamais le destin de la région. Située entre les montagnes rocheuses de la Cantabrie et l'Èbre, la Rioja Alavaise possède une des plus fortes traditions vinicoles d'Europe. Dans la Rioja Alavaise, les domaines vinicoles s'étendent à perte de vue. Beaucoup d'entre eux ont confié la rénovation de leurs installations à des architectes renommés, ce qui a fait naître un curieux mélange entre tradition vinicole et modernité. Les principaux acteurs de cette révolution architecturale sont les caves Ysios, de Santiago Calatrava, celles de Marqués de Riscal de Frank Gehry, celles de Viña Real de Philippe Mazieres ou Baigorri d'Iñaki Aspiazu. L'offre vitivinicole de Rioja Alavaise se complète de beaucoup d'autres caves de tout type, de celles qui sont gérées comme de petites entreprises à des exploitations plutôt familiales. La plupart de ces caves proposent des programmes de visites pour connaître leur domaine et apprendre sur la culture du vin. On trouvera également en Rioja Alavaise des sites et des monuments mégalithiques. Les terres adjacentes à la cordillère Cantabrique cachent l'une des plus grandes concentrations de dolmens du Pays basque. Preuve en est la fine colonne vertébrale qui commence près du Meano, à l'Est, et s'intensifie jusqu'à Leza, à plusieurs kilomètres vers le couchant. Il s'agit des monuments mégalithiques de El Sotillo, San Martín, Los Llanos et la Chabola de la Hechicera. De l'autre côté, près de Labastida, se trouve un grand gisement rupestre de pressoirs où l'on foulait le précieux raisin. Il est également possible de visiter plusieurs villages médiévaux en Rioja Alavaise. Laguardia est le chef-lieu du comté et le point de départ de la route du vin, un itinéraire qui regroupe l'héritage historico-culturel de la région et tout ce qui a trait au monde du vin. 76 Vous trouverez encore d'autres villages à intérêt touristique, comme Peñacerrada, Labraza, Labastida, Elvillar, Samaniego ou Elciego [11].

Nature[modifier | modifier le code]

Les espaces naturels[modifier | modifier le code]

Txindoki

Les 7 200 km2 de superficie qu'occupe la Communauté autonome basque sont marqués par deux types de paysages : une côte verte, humide et montagneuse (où sont situés les territoires de Biscaye, du Guipuscoa et la montagne d'Alava) et les plaines méridionales d'Alava, vastes et sèches. Entre les deux extrêmes, la Llanada Alavesa (plaine d'Alava) est une zone de transition. Il s'agit de 19 espaces naturels de différentes catégories [12], répartis sur toute la superficie de la Communauté autonome, et qui peuvent tous être visité. Dix d'entre eux ont le statut de parc naturel : Peñas de Aia, Pagoeta et Aralar dans la province du Guipuscoa ; Izki, Valderejo et Entzia dans la province d'Alava; Gorbea et Urkiola dans les provinces d'Alava et Biscaye ; Armañón en Biscaye et Aizkorri dans les provinces du Guipuscoa et Alava. Il existe également six biotopes protégés : Inurritza, Leizaran et le flysch dans la province du Guipuscoa ; Itxina et Gaztelugatxe en Biscaye ; et les étangs de Laguardia dans la province d'Alava. Dans cet environnement rural se trouvent quelques monuments religieux très importants, comme l'ermitage roman de La Antigua, à Zumarraga, le Sanctuaire de Nuestra Señora de Arantzazu, sainte patronne du Guipuscoa, ou la basilique de Saint-Ignace de Loyola. De nombreux musées permettent de découvrir dans ses détails la culture traditionnelle basque, comme la sagardotegi ou la maison du cidre à Astigarraga, les forges d'Agorregi ou El Pobal (Biscaye), le musée de la poterie basque d'Elosu (Alava),…[13]

Tourisme Actif[modifier | modifier le code]

Surf

De nombreuses entreprises de tourisme actif ont trouvé leur place à la Communauté autonome basque, ainsi que de nombreux sports d'aventure, des plus techniques et spécialisés aux plus courants comme le surf [14], le VTT [15], la randonnée [16]et l'observation des oiseaux [17]. Treize longs parcours, les GR, signalisés et balisés avec des marques rouges et blanches, permettent de traverser la Communauté autonome dans toutes les directions, les frontières du Guipuscoa (GR121), la plaine d'Alava par les flancs de montagnes (GR 25) ou les réserves de la biosphère d'Urdaibai par le GR 98. Il existe aussi des itinéraires plus réduits, les PR, indiqués avec des bandes blanches et jaunes. Ils permettent d'effectuer des randonnées plus courtes et accessibles à tous, mais tout aussi thématiques. Les passionnés de vélos pourront profiter de 130 kilomètres de voies vertes aménagées, de neuf chemins aménagés à partir d'anciens tracés ferroviaires abandonnés. Nous pouvons citer la voie verte du Plazaola, qui traverse la vallée de la rivière Leizaran, l'ancienne voie de chemin de fer Anglo-Vasco, la voie verte du Zadorra, entre les bassins d'Alava, ou la voie verte d'Arrazola, aux abords du mont Anboto.

La côte de la Communauté autonome basque[modifier | modifier le code]

La côte de la Communauté autonome basque est composée de plus de 250 kilomètres de plages, de bancs de sables, d'îles, de rias, de marais, de falaises, de villages de pêcheurs. Sur le littoral de la Communauté autonome basque, il existe encore des villages dont l'économie est liée au monde marin, comme Bermeo, Ondarroa ou Getaria, et d'autres populations qui sont traditionnellement plus liées au tourisme comme Zarautz, Lekeitio ou Mundaka. Un des symboles de la Biscaye maritime est Gaztelugatxe, une île couronnée par un ermitage et relié au continent par une passerelle étagée, située sur la côte près de l'embouchure de la ria de Urdaibai, un espace naturel déclaré en tant que réserve de la biosphère. Dans la province du Guipuscoa, nous citerons la plage de Zarautz, une des plus vastes et des plus fréquentées par les surfeurs, tout comme celle de Mundaka en Biscaye, Zumaia et son flysch, et les marais de Plaiaundi, à Hondarribia. À cela s'ajoute la récente création de ports de plaisance comme celui d'Hondarribia, Orio ou Getxo. Pour découvrir la culture et l'histoire liées au monde marin, vous trouverez de nombreuses maquettes et objets au Musée maritime Ria de Bilbao, au Musée du Pêcheur ou au Musée Naval de Saint-Sébastien, entre autres. L'aquarium de Saint-Sébastien est célèbre pour son océanarium chatoyant, traversé par un tube en méthacrylate, il abrite une grande sélection d'espèces de la mer Cantabrique. Le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle (214,2 km), un des plus anciens chemins de pèlerinage, longe toute la côte de la Communauté autonome basque. Le parcours débute au port d'Hondarribia, rappelant les étapes des premiers pèlerins qui arrivaient par voie maritime [18].

Tourisme d´affaire[modifier | modifier le code]

Saint-Sébastien, Vitoria-Gasteiz et Bilbao jouissent d'une grande expérience dans le domaine des congrès, conventions, réunions et voyages de motivation. Les trois villes possèdent des bureaux des congrès qui facilitent l'organisation d'évènements.Les trois capitales se sont dotées d'espaces design parmi lesquels nous citerons le palais Kursaal (Saint-Sébastien), conçu par Rafael Moneo, le Palais Europa (Vitoria-Gasteiz) ou le Palais des Congrès Euskalduna (Bilbao), qui imite un navire en permanente construction. L'offre est complétée par une douzaine d'autres lieux de différentes capacités et conditions pour divers évènements, tel que le Ficoba d'Irun. Bilbao accueille également le Bilbao Exhibition Center, un espace vaste et versatile pour tout type de rendez-vous [19]

Événements[modifier | modifier le code]

Vitoria-Gasteiz

L'agenda culturel de la communauté est bien rempli et diversifié, avec des évènements culturels et festifs autour de tous les styles de musique, du théâtre, de la danse, de l'humour ou du cinéma. À Saint-Sébastien, le rendez-vous le plus célèbre est le Festival international du cinéma, qui a lieu en septembre. Ce festival a déjà présenté des centaines de films et a vu défiler de nombreuses stars du septième art comme Lauren Bacall, Alfred Hitchcock, Robert Mitchum ou Woody Allen.Le Festival international de jazz qui a lieu en juillet, et la Quinzaine Musicale, en août, sont deux rendez-vous de renom de la capitale du Guipuscoa. Il faut également citer la Semana Grande de Saint-Sébastien en août, où l'on peut voir les plus beaux feux d'artifice du moment. À Bilbao, la musique devient la principale protagoniste avec des festivals de rock comme le BBK Live Festival ou le Azkena Rock Festival, qui réunit d'excellents artistes.Il y a ensuite la traditionnelle saison de l'opéra de l'A.B.A.O., la semaine Coral Vizcaína et les concerts de l'Orchestre Symphonique de Bilbao durant toute l'année. Les passionnés de cinéma se réunissent en mai lors du Festival du cinéma fantastique et en novembre lors du Festival International du documentaire et du court-métrage. La célèbre Semana Grande de Bilbao occupe également une place spéciale dans l'agenda, avec de nombreuses activités et spectacles, toujours au mois d'août. À Vitoria-Gasteiz, le Festival international de théâtre est un des évènements les plus importants qui se déroule d'octobre à novembre, avec le Festival international de jazz qui réunit les meilleurs musiciens du genre. Un autre rendez-vous immanquable de la capitale d'Alava est la Fête de la Virgen Blanca, qui a lieu début août et lors de laquelle toute la ville revêt ses costumes de fête.

Notes et références[modifier | modifier le code]