Tour d'Hercule

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Tour d’Hercule
Image illustrative de l'article Tour d'Hercule

Coordonnées 43° 23′ 09″ N 8° 24′ 24″ O / 43.38583, -8.4066743° 23′ 09″ N 8° 24′ 24″ O / 43.38583, -8.40667  
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Localisation La Corogne, Galice
Construction Ier siècle[1] - 1791
Hauteur 55 m[1]
Élévation 106 m
Portée 24 milles

Géolocalisation sur la carte : Galice

(Voir situation sur carte : Galice)
Tour d’Hercule

Géolocalisation sur la carte : Espagne

(Voir situation sur carte : Espagne)
Tour d’Hercule
Tour d’Hercule *
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial de l'UNESCO
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Type Culturel
Critères (iii)
Superficie 233 ha
Zone tampon 1936 ha
Numéro
d’identification
1312
Zone géographique Europe et Amérique du Nord **
Année d’inscription 2009 (33e session)
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

La tour d’Hercule (en galicien : Torre de Hércules) est un phare romain situé sur un cap, face à l’océan Atlantique, dominant l'entrée de la ria donnant sur le port de La Corogne, en Galice (Espagne).

Le port antique de Brigantium a été renommé au XIIe siècle Ad Columnam, c'est-à-dire La Colonne ou la Tour (du phare), dont dérive directement le nom actuel de La Corogne (dont la forme galicienne « A Coruña » est le nom officiel en Espagne).

La tour d'Hercule est le seul phare romain — et le plus ancien phare au monde — en fonctionnement de nos jours[2],[1]. Il a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial le 27 juin 2009, au titre du critère III[3],[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Haute de 55 m[1], la tour d’Hercule fut construite à la fin du Ier siècle[1], et sa présence est attestée au IIe siècle. Elle fut construite vraisemblablement sous les empereurs romains Trajan et Hadrien. Elle devint forteresse au Moyen Âge et fut complètement restaurée en 1791 — sous la direction de l'architecte Eustaquio Giannini — par une sorte de chemisage de pierre autour de l’édifice antique très dégradé, ce qui eut pour effet de le remettre à neuf, en lui donnant son aspect actuel. La structure romaine est toujours visible à l'intérieur du monument.

Le phare a connu tous les progrès de l'éclairage maritime : le pétrole au XIXe siècle, puis l'électrification en 1921. Une corne de brume a été installée en 1974 et un radiophare en 1977[2].

Les fondations romaines du phare ont été dégagées dans les années 1990[1]. En juin 2009, le site a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial car il « [apporte] un témoignage unique ou du moins exceptionnel sur une tradition culturelle ou une civilisation vivante ou disparue » (critère III)[1].

Une campagne de fouilles, en 2009, a révélé au pied de la tour des milliers de fragments de statues à l'effigie de l'empereur Domitien, ce qui inciterait à faire remonter la construction du monument au milieu du Ie siècle[4].

Le phare romain[modifier | modifier le code]

Le phare romain de plan carré avec un côté d'environ 18 m avait une hauteur d'origine de 41 m répartie sur 3 niveaux. Chaque niveau est divisé en 4 chambres et on y accédait au moyen d'une rampe extérieure en spirale. Sa structure est conservée pour une hauteur de 37,2 m au sein de la structure carrée construite autour en 1791.

L'inscription latine[modifier | modifier le code]

Une pierre, conservée au bas du phare, porte l'inscription :

MARTI
AVG SACR
C SEVIVS
LVPVS
ARCHITECTVS
AEMINIENSIS
LVSITANVS EX VO

Traduction : Consacré à Mars. Caius Sevius Lupus, architecte d'Aeminium[5], en Lusitanie, pour l'accomplissement d'un vœu.

Les différents noms de la Tour d'Hercule à travers l'histoire[modifier | modifier le code]

Le phare fut connu à l'époque romaine sous le nom de Farum Brigantium et à l'époque médiévale sous celui de Faro ou de Castillo Viejo. Son nom actuel est dû à un passage de l'Estoria de España de Alphonse X de Castille où est racontée la légende selon laquelle Hercule enterra à cet endroit « la » tête du géant Géryon, qui, par ailleurs, était censé en avoir trois.

Site[modifier | modifier le code]

L'emplacement du phare découle de la situation du site constituée d'un promontoire qui domine la mer de 57 m et qui fut sans doute un lieu sacré à l'époque pré-romaine. De nos jours, le phare est inclus dans un parc protégé d'environ 50 hectares libre de toutes constructions comprenant de nombreux chemins de promenade.

Près du phare se trouvent un parc de sculptures modernes, des pétroglyphes datant de l'âge du fer et un petit cimetière musulman[1].

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i (fr) « Tour d’Hercule », Liste du patrimoine mondial, sur whc.unesco.org, Unesco (consulté le 1er juillet 2009)
  2. a et b (it) La torre di Ercole
  3. (fr) « La Tour d’Hercule (Espagne) et deux villes suisses représentant l’urbanisme horloger sont inscrites sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO », sur portal.unesco.org (consulté le 28 juin 2009)
  4. (es) Trop tôt pour Trajan, Cultura clasica
  5. nom ancien de l'actuelle Coïmbre, au Portugal

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]