Tour Solidor

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Tour Solidor
Image illustrative de l'article Tour Solidor
La tour Solidor[1]
Période ou style Médiéval
Type Donjon
Début construction 1369
Fin construction 1382
Destination initiale Contrôle de la Rance
Destination actuelle Musée international du long-cours cap-hornier
Protection Logo monument historique Classé MH (1886)
Coordonnées 48° 38′ 02″ N 2° 01′ 34″ O / 48.634, -2.0261 ()48° 38′ 02″ Nord 2° 01′ 34″ Ouest / 48.634, -2.0261 ()  [2]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Bretagne
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Commune Saint-Malo

Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine

(Voir situation sur carte : Ille-et-Vilaine)
Tour Solidor

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Tour Solidor

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(Voir situation sur carte : Saint-Malo)
Tour Solidor

La tour Solidor est un donjon fortifié composé de trois tours réunies par de petites courtines et est situé au débouché de la Rance dans la commune de Saint-Malo, quartier de Saint-Servan.

Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis [3].

Historique[modifier | modifier le code]

Son nom est dérivé de steir et de dor qui en breton signifie « porte de la rivière ».

Ce donjon fut construit entre 1369 et 1382, par le duc Jean IV de Bretagne afin d'avoir un contrôle sur la Rance à une période où la ville de Saint-Malo était rebelle à son autorité. La tour a été bâtie sur un site déjà fortifié, la Tour d'Oreigle[4], aussi appelée Tour Aiquin[5] et qui comprenait un petit châtelet, transformé en corps de garde du nouvel ensemble et une enceinte fortifiée, elle-même construite sur des fortifications gallo-romaines.

En 1588, les Malouins se sont emparés de la tour pour le compte du duc de Mercœur, chef de la Ligue de Bretagne. Elle était seulement gardée par cinq ou six hommes. Un capitaine y fut mis en place en 1590 avec trois soldats, une servante et deux chiens de guet.

En 1636, Louis XIII ordonna d'y faire des réparations.

En 1694, la garde de la tour fut confiée aux habitants de Saint-Servan. L'ingénieur Siméon Garangeau en dressa alors des plans pour en améliorer la défense.

En 1756, on remplaça le pont-levis de l'entrée par un pont en pierre. L'histoire et l'évolution des technologies militaires ayant rendu son usage initial caduc, la tour fut transformée en prison pendant la Révolution et l'Empire. Des prêtes, des religieuses et des militaires y furent enfermés. Des graffitis sont encore lisibles sur les portes intérieures qui fermaient les cellules. La tour Solidor est affectée au service de la Marine par un arrêté du 29 Germinal An XII.

En 1886, le ministère de la Marine la cède à l'administration des Monuments Historiques. Elle est alors restaurée par l'architecte Albert Ballu qui la dote de son grand toit actuel.

L'aspect actuel de la tour est un peu différent de celui qu'il avait au début du XXe siècle, il ne subsiste en effet comme bâtiment que la tour et le corps de garde.

Elle héberge depuis 1970 un musée des cap-horniers qui réunit les collections du musée de Saint-Malo sur la navigation au long cours et les cap-horniers (cartes, maquettes, instruments de navigation...). Une girouette en bois en forme d'albatros fut offerte par la section chilienne de l'Amicale internationale des cap-horniers, en 2003.

La tour Solidor est située à proximité de la cité d'Aleth, à Saint-Servan, une ancienne commune devenue un quartier de la ville de Saint-Malo après une fusion intervenue en 1967. On peut repérer à marée basse, les vestiges d'une chaussée en pierre qui menait au port gallo-romain, le niveau de la mer étant de 8 m plus bas qu'aujourd'hui.

De la cale Solidor, un bac passagers et véhicules traversait régulièrement la Rance vers Dinard, avant la mise en service du barrage de la Rance en 1967.

Le musée de Saint-Malo possède un pastel d'Henri Arondel (1827-1900) représentant la tour Solidor, dans ses collections.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Albert Ballu, Tour Solidor à Saint-Servan, 1886.
  • Antoine Dos, La Tour Solidor, Paris, 1960.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. On distingue en arrière-plan le rocher de Bizeux et dans le fond l'usine marémotrice de la Rance.
  2. Coordonnées vérifiées sur Géoportail
  3. « Notice no PA00090871 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. Jean-Christophe Cassard, Le siècle des Vikings en Bretagne : « Une famille de la moyenne noblesse bretonne se plut à faire référence à de lointains (mais réels ?) ancêtres Vikings. C'est celle des Du Guesclin, sur le compte desquels des bruits couraient, alimentés par une graphie changeante de leur nom au Moyen Âge, et que Jean Froissart, parlant du célèbre connétable au XIVe siècle, rapporte d'abondance en 1387 : “et avoit (le roi Aiquin) sa navie toute preste au pié de la tour du Glay (la tour Oreigle, le bastion Solidor à Alet)”. »
  5. « Un fleuve côtier, la Rance. Impacts des activités humaines sur le milieu naturel », chapitre « Les occupations humaines anciennes », site du CRDP de Bretagne : « Les prospections de Loic Langouet et son équipe permettent de préciser la localisation dans l'ensemble urbain de la place forte viking, qui n'est autre que le célèbre bastion de la Tour Solidor, un fort gallo-romain du IVe siècle, abandonné au siècle suivant et donc réoccupé après 900. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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