Toundra alpine de l'intérieur du Yukon et de l'Alaska

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Toundra alpine de l'intérieur du Yukon et de l'Alaska
Écorégion terrestre - Code NA1111[1]

Description de cette image, également commentée ci-après

Vallée de la rivière Chandalar en Alaska.

Classification
Écozone : Néarctique
Biome : Toundra
Géographie et climat
Superficie[2] :
234 132 km2
min. max.
Altitude[2] : 51 m 2 745 m
Température[2] : -31 °C 15 °C
Précipitations[2] : 0 mm 92 mm
Écologie
Espèces végétales[3] :
617
Oiseaux[4] :
121
Mammifères[4] :
48
Squamates[4] :
0
Espèces endémiques[4] :
0
Conservation
Statut[4] :
Stable / intact
Aires protégées[5] :
38,2 %
Anthropisation[5] :
0,1 %
Espèces menacées[5] :
3
Ressources web :
Site du WWF

Localisation

Description de l'image  Interior Yukon-Alaska alpine tundra map.svg.

La toundra alpine de l'intérieur du Yukon et de l'Alaska est une écorégion terrestre nord-américaine du type toundra du World Wildlife Fund[6]

Répartition[modifier | modifier le code]

La toundra alpine de l'intérieur occupe le centre-sud du Yukon, le centre-est de l'Alaska et quelques régions disjointes en Alaska[6].

Climat[modifier | modifier le code]

La température estivale moyenne est d'environ 10 °C à 10,5 °C. La température hivernale moyenne oscille entre -20 °C et -23 °C. Les températures parmi les plus froides en Amérique du Nord sont enregistrées sur le plateau Kluane. Les précipitations annuelles varient entre un peu moins de 300 mm et 600 mm[6].

Géomorphologie[modifier | modifier le code]

Dans l'ensemble, cette écorégion a une altitude qui varie entre 900 m et 1 500 m, mais certains sommets peuvent atteindre 2 400 m. À part les montagnes, le relief comprend des vallées, des collines et des plateaux[6].

Caractéristiques biologiques[modifier | modifier le code]

La forêt de la toundra alpine de l'intérieur est principalement composée d'épinettes noires et blanches, souvent mêlées de peupliers faux-trembles, de bouleaux, de saules et d'éricacées. Ces forêts sont généralement clairsemées et étendues. Les associations d'épinettes noires, de saules broussailleux et de bouleaux sont communes sur les sols mal drainés. L'épinette noire, le saule et le bouleau à papier se rencontrent sur les pentes recouvrant du pergélisol. Le peuplier baumier croît dans les plaines inondables. Le pin tordu et le sapin subalpin sont aussi présents localement. Dans les zones alpines et subalpines, la végétation se compose surtout de Dryas hookeriana, de saules, de bouleaux, d'éricacées, de graminées et de mousses[6].

Conservation[modifier | modifier le code]

Environ 85 % de cette écorégion est toujours intacte. Les perturbations se localisent principalement dans le fond des vallées et sont surtout le résultat de l'activité minière et de la construction des routes[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) D. M. Olson, E. Dinerstein, E. D. Wikramanayake, N. D. Burgess, G. V. N. Powell, E. C. Underwood, J. A. D'Amico, I. Itoua, H. E. Strand, J. C. Morrison, C. J. Loucks, T. F. Allnutt, T. H. Ricketts, Y. Kura, J. F. Lamoreux, W. W. Wettengel, P. Hedao et K. R. Kassem, « Terrestrial Ecoregions of the World: A New Map of Life on Earth », BioScience, vol. 51, no 11,‎ 2001, p. 935-938.
  2. a, b, c et d (en)World Wildlife Fund, « The Terrestrial Ecoregions of the World Base Global Dataset », sur http://worldwildlife.org (consulté le 29 septembre 2012). Disponible alternativement sur : Loyola RD, Oliveira-Santos LGR, Almeida-Neto M, Nogueira DM, Kubota U, et al., « Integrating Economic Costs and Biological Traits into Global Conservation Priorities for Carnivores », PLoS ONE,‎ 2009 (consulté le 20 octobre 2012), p. Table S1. Les données de température et de précipitations sont les moyennes mensuelles minimales et maximales.
  3. (en) G. Kier, J. Mutke, E. Dinerstein, T. H. Ricketts, W. Küper, H. Kreft et W. Barthlott, « Global patterns of plant diversity and floristic knowledge », Journal of Biogeography, vol. 32,‎ 2005, p. 1107–1116 (lien DOI?, lire en ligne), données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  4. a, b, c, d et e (en)World Wildlife Fund, « WildFinder: Online database of species distributions »,‎ janvier 2006, données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  5. a, b et c (en) J. M. Hoekstra, J. L.  Molnar, M. Jennings, C. Revenga, M. D. Spalding, T. M. Boucher, J. C. Robertson, T. J. Heibel et K. Ellison, The Atlas of Global Conservation : Changes, Challenges, and Opportunities to Make a Difference, Berkeley, University of California Press,‎ 2010 (lire en ligne), données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  6. a, b, c, d, e et f (en) « Interior Yukon-Alaska alpine tundra (NA1111) », World Wildlife Fund,‎ 23.09.2010