Toulouse-le-Château

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Toulouse-le-Château
Toulouse-le-Château - ruines du château et église.JPG.
Toulouse-le-Château - ruines du château et église.JPG.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Sellières
Intercommunalité Communauté de communes Bresse-Revermont
Maire
Mandat
Marie-Paule Ponthieux
2014-2020
Code postal 39230
Code commune 39533
Démographie
Gentilé Toulousiens
Population
municipale
212 hab. (2011)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 49′ 26″ N 5° 35′ 16″ E / 46.8238888889, 5.58777777778 ()46° 49′ 26″ Nord 5° 35′ 16″ Est / 46.8238888889, 5.58777777778 ()  
Altitude Min. 223 m – Max. 352 m
Superficie 4,16 km2
Localisation

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Toulouse-le-Château

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Toulouse-le-Château

Toulouse-le-Château est une commune française située dans le département du Jura en région Franche-Comté.

Les habitants de Toulouse-le-Château se nomment les Toulousiens, et non les Toulousains.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Monay Rose des vents
Sellières N Darbonnay
O    Toulouse-le-Château    E
S
Mantry Saint-Lamain

Histoire[modifier | modifier le code]

Entre 1790 et 1794, Toulouse absorbe la commune éphémère de Fangy[1].

En 1938, Toulouse prend officiellement le nom de Toulouse-le-Château'[2].

Économie[modifier | modifier le code]

Toulouse-le-Château et son vignoble

Toulouse-le-Château est un petit village agricole (polyculture) et viticole: il est classé dans l'appellation Côtes du Jura.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 mars 2001 Camille Martin    
mars 2001 mars 2008 Jean Boisson    
mars 2008   Georges Dupuis[3]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 212 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
610 638 707 730 855 901 880 897 832
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
798 877 866 796 761 701 655 610 629
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
604 626 538 420 384 360 349 282 237
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
188 173 146 160 180 159 197 206 212
2011 - - - - - - - -
212 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jacques de Marnix de Toulouse, seigneur de Toulouse-le-Château, entre au service de la gouvernante des Pays-Bas Marie de Hongrie, épouse en 1535 Marie de Hamérirourt, dame de Mont-Sainte-Aldegonde et meurt, probablement à Bruxelles, en 1557.

Leur fils cadet Philippe de Marnix de Sainte-Aldegonde (Bruxelles 1540 - Leyde 1598) étudie aux universités de Louvain, de Dole, et de Padoue, puis à l'Académie de Genève, que vient de fonder Jean Calvin. Intellectuel polyglotte, idéologue de la révolte des Pays-Bas contre l'Inquisition, Philippe de Marnix fut notamment le rédacteur de la Pacification de Gand, premier document officiel consacrant la liberté religieuse, l'auteur présumé de l'actuel hymne national des Pays-Bas et le principal conseiller de Guillaume d'Orange, qui le chargea de la défense d'Anvers peu avant son assassinat.

La famille Marnix possédait, à proximité immédiate du palais impérial de Bruxelles et du palais des Princes d'Orange, une demeure dans laquelle Philippe de Marnix est né. Elle en acquit une autre, appelée « La Fosse » à l'extérieur des remparts, en un lieu situé au cœur de ce qui est aujourd'hui devenu le Quartier européen de Bruxelles. Confisquée par les Espagnols sur ordre du duc d'Albe, cette propriété resta connue sous le nom de Hof van Tholouse ou hôtel de Toulouse et ne disparut qu'au XIXe siècle. Elle donna son nom à la rue qui en longe encore le site : reliant les sièges du Parlement européen et du Conseil européen, la rue de Toulouse ne doit donc pas son nom à la ville méridionale de Toulouse mais bien à la localité jurassienne de Toulouse-le-Château.

Monuments[modifier | modifier le code]

Toulouse-le-Château - église du XVe siècle
  • Le pan d'une tour du château dite Tour de Marnix est encore visible sur la colline qui domine le village. Le château a été détruit par les troupes de Louis le Onzième.
  • Église du XVe siècle (inscrite MH).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]