Torquéole de Horsfield

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Torquéole de Horsfield

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Arborophila orientalis

Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Galliformes
Famille Phasianidae
Genre Arborophila

Nom binominal

Arborophila orientalis
(Horsfield, 1821)

Statut de conservation UICN

( VU )
VU A2c+3c+4c; B1ab(ii,iii,v) : Vulnérable

La Torquéole de Horsfield (Arborophila orientalis) est une espèce d'oiseaux de la famille des Phasianidae. Parfois la Torquéole de Sumatra (A. sumatrana), la Torquéole de Campbell (A. campbelli) et la Torquéole de Roll (A. rolli) sont considérées comme des sous-espèces de A. orientalis.

Distribution[modifier | modifier le code]

Endémique des forêts de montagne à l’est de Java, dans les Yang Highlands, Parc National de Meru Betiri, Baluran, Monts Ljen, Maelang, Lijen, Raung.

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

Aucune actuellement puisque toutes les sous-espèces décrites autrefois ont été élevées au rang d’espèce, compte tenu des grandes variations morphologiques et de l’isolement géographique des différentes populations (Hennache & Ottaviani 2011).

Habitat[modifier | modifier le code]

Il s’agit d’une espèce très mal connue pour laquelle il n’existe que quelques observations. La torquéole de Horsfield vit dans les sous-bois épais des forêts primaires d’altitude, vraisemblablement entre 1000m et 2200m, mais descend parfois jusqu'à 500 ou 600m (Hennache & Ottaviani 2011).

Mœurs[modifier | modifier le code]

Très mal connues dans la nature. Quelques observations ont été faites sur des oiseaux captifs dont il existerait quelques dizaines d’individus en Europe. La nourriture consiste en fruits, insectes et petits reptiles.

Voix[modifier | modifier le code]

Le chant nuptial serait similaire à celui de la perdrix de Java Arborophila javanica et consisterait en un double sifflement répété plusieurs fois, de plus en plus fort, wout-wout, wout, faisant suite à une série de sifflements simples. Ces torquéoles chantent habituellement en duo (Hennache & Ottaviani 2011).

Nidification[modifier | modifier le code]

Le mâle construit un nid en dôme, constitué de grandes herbes, et courtise la femelle en chantant et en exhibant la peau nue rouge de la gorge.

Statut, conservation[modifier | modifier le code]

Cette espèce est considérée comme vulnérable. Une grande partie de son habitat a été détruit par déforestation et la surface restante, très fragmentée mais utilisable, n’excéderait pas 2500 km² actuellement. Elle semblerait assez tolérante aux plantations secondaires mais il n’existe aucune donnée précise en ce qui concerne son pouvoir d’adaptation. De plus, cette espèce est souvent piégée ou chassée pour être vendue sur les marchés comme gibier à consommer. Il existe des réserves de chasse, notamment dans les Yang Highlands, mais elles n’en ont souvent que le nom tant la surveillance est inexistante. La Torquéole de Horsfield se rencontre aussi dans des zones protégées dont le parc national de Meru Betiri et la réserve naturelle de Kawah Ijen Ungup-ungup. Des études de terrain sont plus que jamais nécessaires pour connaître les besoins écologiques, la distribution exacte et la densité de population. C’est seulement alors qu’il sera possible de proposer des mesures de conservation (Madge & McGowan 2002, Hennache & Ottaviani 2011).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hennache, A. & Ottaviani, M. (2011). Cailles, Perdrix et Francolins de l’Ancien Monde, 400 pages. Editions W.P.A. France, Clères, France.
  • Madge, S. & McGowan, P. J. K. (2002). Pheasants, Partridges & Grouse. Helm, London.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]