Torquéole à poitrine châtaine

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Torquéole à poitrine châtaine

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Arborophila charltonii

Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Galliformes
Famille Phasianidae
Genre Arborophila

Nom binominal

Arborophila charltonii
(Eyton, 1845)

Statut de conservation UICN

( NT )
NT  : Quasi menacé

La Torquéole à poitrine châtaine (Arborophila charltonii) est une espèce d'oiseaux de la famille des Phasianidae.

Distribution[modifier | modifier le code]

La distribution est fragmentée en quatre parties, chacune correspondant à une sous-espèce différente : nord Vietnam ; extrême sud de la Thaïlande et Malaisie ; nord de Sumatra ; nord de Bornéo.

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

  • A. c. charltonii (Eyton, 1845). Forme nominative. Sud de la Thaïlande, Péninsule malaise.
  • A. c. atjenensis Meyer de Schauensee & Ripley 1940, nord de Sumatra. Elle est pratiquement identique à la forme nominative en plus brillant, plus contrasté. Cette sous-espèce est plus justifiée par sa localisation géographique que par des différences de plumage.
  • A. c. graydoni (Sharpe & Chubb, 1906) se rencontre à Sabah (nord de Bornéo). Cette forme est plus pâle et les oreillons sont bruns plutôt qu’oranges.
  • A. c. tonkinensis (Delacour, 1927) se rencontre dans le nord Vietnam. Elle n’a pas de raie oculaire, les oreillons sont bruns, diffus et rayés. Le haut de la poitrine n’est pas fauve pur mais taché de brun foncé. Il n’y a pas de collier noir marqué.

Habitat[modifier | modifier le code]

La torquéole à poitrine châtaine affectionne les fourrés denses des lisières de forêts sempervirentes de basse altitude. On la trouve aussi dans les forêts secondaires de bambous mais toujours sous un couvert dense ou dans les broussailles, tant en plaine que sur les premières pentes des collines (Wells 1999).

Mœurs[modifier | modifier le code]

Cette espèce est timide. On la rencontre le plus souvent en groupes de quelques oiseaux (Wells 1999), probablement le couple avec sa dernière couvée.

Voix[modifier | modifier le code]

Un doux sifflement assez bas, mélodieux composé de doubles notes, claires, soutenues. Le chant est parfois tri-syllabique, la note médiane étant plus ou moins exprimée bii-ei-bab (Wells 1999). Comme chez les autres espèces, le chant est souvent pratiqué en duo.

Nidification[modifier | modifier le code]

Il n’existe aucune donnée sur le nidification et la reproduction de cette torquéole.

Statut, conservation[modifier | modifier le code]

Cette espèce est considérée comme presque menacée. Elle est locale et peu commune, voire rare en Malaisie et Thaïlande ; il n’y a eu ainsi qu’un seul contact en 20 années, en mars 90, dans la réserve naturelle de Khlong Phraya (Thaïlande), où elle pourrait être proche de l’extinction. Elle est très rare à Sumatra où elle n’a pas été observée depuis des années dans le sud de l’île, où elle pourrait être éteinte. A Bornéo, quelques centaines d’individus survivent dans des forêts fragmentées et les seules données récentes proviennent de la vallée Danum. Par contre elle serait assez fréquente dans trois réserves du nord Vietnam. Les principales menaces sont la destruction de son habitat, la forêt de basse altitude facile à exploiter. Elle est aussi victime de la chasse et du braconnage (Hennache & Ottaviani 2011).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hennache, A. & Ottaviani, M. (2011). Cailles, Perdrix et Francolins de l’Ancien Monde, 400 pages. Editions W.P.A. France, Clères, France.
  • Wells, D.R. (1999). The birds of the Thai-Malay Peninsula. Vol 1. Academic Press, London.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Lien interne[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]