Torquéole à joues blanches

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Torquéole à joues
blanches

Description de cette image, également commentée ci-après

Arborophila atrogularis

Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Galliformes
Famille Phasianidae
Genre Arborophila

Nom binominal

Arborophila atrogularis
(Blyth, 1849)

Statut de conservation UICN

( NT )
NT  : Quasi menacé

La Torquéole à joues blanches (Arborophila atrogularis) est une espèce d'oiseaux de la famille des Phasianidae.

Distribution[modifier | modifier le code]

Localement commune dans le nord-est de l’Inde (Arunachal Pradesh, Assam, Manipur, Meghalaya, Mizoram, Tripura) ; très localisée au Bangladesh ; nord du Myanmar ; Chine, dans l’ouest du Yunnan. L’aire de distribution est importante mais très morcelée.

Habitat[modifier | modifier le code]

La Torquéole à joues blanches vit dans les forêt primaires et secondaires du rebord sud de l’Himalaya mais toujours à assez basse altitude, le plus souvent en dessous de 750m en Inde. Elle a été signalée jusqu’à 1220m, et semble moins sensible à la dégradation de l’habitat que d’autres espèces de torquéoles. Elle se rencontre aussi dans les plantations de thé, dans les savanes arbustives, les bambuseraies mais toujours non loin d’une lisière forestière (Hennache & Ottaviani 2011).

Mœurs[modifier | modifier le code]

Les habitudes de cette torquéole sont peu connues. On la rencontre en bandes de cinq à sept oiseaux, tellement éparpillés qu’ils donnent l’impression d’être isolés. Effrayés, ils s’envolent individuellement et presque sous les pieds. L’alimentation est semblable à celle d’autres torquéoles : graines, baies, invertébrés (Hennache & Ottaviani 2011).

Voix[modifier | modifier le code]

Le cri territorial porte loin. Il est formé d’une répétition montante et accélérée de 8 à 18 cris caverneux prrrrr s’arrêtant brutalement pour être suivie par une série de double notes wi chou plus douces, la première étant plus aiguë (Robson 2002).

Nidification[modifier | modifier le code]

La nidification commence en mars à basse altitude et se poursuit jusqu’en juillet à plus haute altitude. Le nid est une simple cuvette soigneusement bordée avec des débris végétaux, placée dans une touffe de bambous ou sous un arbuste. Cette espèce est apparemment monogame (Hennache & Ottaviani 2011).

Statut, conservation[modifier | modifier le code]

La torquéole à joues blanches est considérée comme « presque menacée » par l ‘UICN, en raison de sa large répartition qui pourrait assurer temporairement sa survie malgré la destruction de l’habitat. En réalité les avis sont partagés faute de données précises. Cette espèce est considérée comme rare en de nombreux points de son aire de distribution (Madge & McGowan 2002).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hennache, A. & Ottaviani, M. (2011). Cailles, Perdrix et Francolins de l’Ancien Monde, 400 pages. Editions W.P.A. France, Clères, France.
  • Madge, S. & McGowan, P. J. K. (2002). Pheasants, Partridges & Grouse. Helm, London.
  • Robson, C.R. (2002). A field guide to the birds of south-east Asia. New Holland Publ. UK.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]